Des réfugiés bienvenus à Hénin-Beaumont… quand les collégiens font notre fierté :)

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C’est l’histoire de Claire Audhuy. Elle est auteure et metteur en scène, et a grandit en Auvergne et en Alsace…

Mais qu’est-elle donc venue faire à Hénin-Beaumont?

Un contrat local d’éducation artistique! (CLEA). En clair, elle est en résidence-mission pour 4 mois au sein de l’agglomération Hénin-Carvin.

Sa spécialité? Le théâtre de l’extrême. Elle a beaucoup travaillé sur le théâtre dans les camps de concentration, et est l’auteure de pièce de théâtre documentaires qui interrogent notre monde et donnent la parole à ceux que l’on entend pas. Et notamment les réfugiés.

Elle est connue, donc, pour son travail artistique sur le territoire. Mais aussi – et ce n’est pas la première dans ce cas sur le territoire -, pour avoir été violemment ciblée par Steeve Briois dans une lettre comminatoire adressée au Président de l’agglomération.

 

 

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La Voix du Nord, Avril 2017

Briois reproche donc tout un tas de choses à Claire Audhuy, dont le fait de « faire ma promotion » ce qui serait « une infraction au financement des campagnes électorales ».

Alors je reviendrai là dessus à la fin: je ne CONNAISSAIS pas Claire Audhuy. Mais je peux vous dire qu’avec toute cette histoire on a bien sûr été amenées à prendre contact. Parce qu’on a en fait le même caractère: quand on cherche à nous intimider, on a vraiment, mais alors vraiment envie de faire l’inverse. On a donc fait connaissance. Et maintenant que je la connais j’ai décidé, en toute liberté, de faire, moi, sa promotion 🙂 (ça doit être mon côté rebelle).

Voici du coup un petit retour sur ma soirée d’hier soir. Claire et les collégiens avec lesquels elle travaille depuis 4 mois présentaient, au collège Gérard Philippe, une pièce de théâtre, « Bienvenue à Hénin-Beaumont ».

Ces 30 collégiens n’ont que 14, 15 ans et viennent pour certains du Tchad, d’Afghanistan, d’Albanie, du Bangladesh, de Bulgarie, d’Angola, d’Algérie et d’Espagne. Ils sont arrivés,  ayant fuit la misère ou la guerre, à Hénin-Beaumont, dans la classe d’Unité Pédagogique pour Élèves Arrivant Allophone (UPE2A), et ont rencontré les  élèves de 3e du collège Gérard Philippe cette année. Ensemble ils ont écrit cette pièce, qui met des grosses claques aux préjugés… Y compris aux leurs!

Ecoutez plutôt cette vidéo de Claire en introduction du spectacle qui explique la démarche.

 

Quand elle a annoncé aux élèves de 3èmes qu’elle allait 10 minutes après ouvrir la porte et laisser entrer des « migrants », ça a été la stupeur dans la classe. Elle a fait parler les élèves, qui rapportent au début de la pièce leur appréhension.

Dans le premier acte de la pièce, intitulé « les sauvages et moi », ils reviennent donc sur ces sentiments. C’est cru, brut de décoffrage, sans filtre:

  • « J’étais stressée par les idées reçues que donne la télé »
  • « Je pense qu’ils viennent nous faire du mal, qu’ils sont méchants, qu’ils veulent envahir la France »
  • « Ils seraient des personnes sales. Tout le monde les considère comme des animaux. Les Français croient qu’ils nous veulent du mal. On parle des migrants comme de personnes à ne pas côtoyer. La politique se sert d’eux pour gagner des voix. Les journalistes se servent d’eux pour faire la une des médias. J’entends parler d’eux comme de gens très dangereux pour la France ».
  • « Quand j’ai su que j’allais rencontrer des migrants j’ai stressé parce que j’avais compris qu’ils étaient agressifs et méchants »
  • « J’ai eu des préjugés. Ce que disent certains politiciens, « virons les de chez nous », ça faisait que j’avais peur de les rencontrer. J’appréhendais mais en y repensant c’est eux qui devaient avoir peur dans cette ville où on les rejette ».

En créant cette pièce ils ont avancé ensemble et ont permis de montrer un autre visage d’Hénin-Beaumont. Avec leurs mots innocents, ils font avancer la salle, qui parfois se prend à rire, comme ce moment où l’un d’entre eux déclame: « Chez eux comme chez les français il y a des cons partout ». Et oui, c’est ce que l’on appelle l’universalité 🙂

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Et puis vient le deuxième acte: « ma commune avec migrants ». Cet acte prend le contrepied de la « Charte ma commune sans migrants », adoptée dans des conditions déplorables à Hénin-Beaumont en octobre dernier (voir cet article précédent) et que j’ai d’ailleurs attaqué au tribunal administratif (voir cet autre article). La commune a produit son mémoire en défense, l’instruction est en cours…

Dans cet acte, les primo-arrivants racontent leur parcours de manière croisée (chacun raconte le parcours d’un copain). Là aussi, on pleure et on rit. Morceaux choisis:

  • « J’ai dû laisser derrière moi ma famille, mon amie, mes frère et mes soeurs, qui sont encore au Bangladesh. La seule chose qu’il me manque ici pour me sentir bien, c’est un meilleur ami, je ne l’ai pas encore trouvé ».
  • « Le dernier jour, avant de monter dans cette voiture pour quitter mon pays, j’étais avec ma famille et mes amis, et puis je suis monté à l’arrière et ils ont disparu derrière moi »
  • « Je ne fais pas d’histoire, pas de bagarre, je veux juste réussir à l’école puis devenir policière: la première femme policière étrangère d’Hénin-Beaumont, maman serait fière de moi! »
  • « Le tout dernier souvenir de chez moi, je n’ai pas envie d’en parler, je préfère me souvenir de quand j’étais à la maison et que je jouais avec mes amis. »
  • « Les souvenirs, heureusement, c’est gratuit, donc je fais souvent le voyage dans ma tête. En vrai, aller en Afrique, c’est bien trop cher, on n’a pas les moyens ».
  • « J’ai quitté l’Afghanistan comme on quitte l’enfance, et j’ai découvert la jungle de Calais. C’est ici que j’ai découvert la peur. La guerre ne m’a pas suivie ici mais elle est toujours là bas, où est ma famille. J’ai peur de ne pas obtenir mes papiers et de devoir rentrer. Je serais heureux de revoir les miens mais la guerre, je ne veux plus la revoir ».

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Comparer leur situation les font réfléchir. Siyana qui vient de Bulgarie a pu emporter son chien mais pas ses hamster. Pour d’autres, à qui on avait demandé de ramener un objet qu’ils avaient ramené de leur pays, ils n’avaient que le jean et le T-shirt avec lequel ils avaient fuit.

Leurs rêves aussi sont simples et beau. Monter en haut de la « Tour Iffele », « accoucher sans douleur et manger sans trop grossir » », « faire les soldes ». Et puis il y a Abbas qui « aimerait que personne ne meurt plus sur la terre » mais reconnait, lucidement, « je crois que ça poserait des soucis d’organisation ».

Après tout ce sont des ados comme les autres. Comme la jeune bulgare qui raconte: « je prie le soir pour que demain tous les profs soient absents et que mes amis et moi on aille au Mac Do et au cinéma. Le truc le plus génial, ce serait que pile ce jour là ce soit les soldes, le rêve! ».  Comme Omar qui veut « devenir footballeur » et ajoute « si quelqu’un d’autre veut bien sauver le monde, moi je serai son ministre des sports ». Et comme Saifallah, afghan, qui conclue « ici j’ai découvert l’amour. Pas besoin de papiers pour ça, c’est bien pratique ».

Et puis viens le 3me acte, intitulé « Vivre ensemble ».

C’est la conclusion de ces heures d’échange. Et se produit ce que j’avais expliqué au Conseil municipal pendant le débat « Ma commune sans migrants »: il suffirait à chaque français de passer 10 minutes à discuter, les yeux dans les yeux, avec un réfugié ou un migrant pour connecter avec sa propre part d’humanité avec la sienne et lâcher ses préjugés.

Dans cette ville, je le dis et je le répèterai jusqu’à ce qu’il soit condamné pour cela, le maire fait de l’incitation à la haine. Il m’est arrivé plusieurs fois de me faire lyncher sur les réseaux sociaux pour avoir demandé des soins médicaux pour les roms ou pour avoir osé aller à Grande Synthe cuisiner des réfugiés kurdes.

Exemple pratique en images:

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Voyez un peu ce que les internautes venaient écrire sur mon mur après que le maire les ait chauffés à blanc (c’est un échantillon représentatif mais je vous passe les 300 autres, je suis sympa):

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Et même des appels au meutre:

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Alors je peux vous dire que j’ai été pas mal émue, après les témoignages du début de la pièce, ces souvenirs des collégiens de ceux qu’ils pensaient avant leur première rencontre avec les migrants, d’entendre leurs déclarations de la fin: 

  • « On essaie de nous laver le cerveau pour nous faire penser du mal d’eux »
  • « Maintenant si j’entends des gens dire du mal d’eux je me mets en colère » 
  • « Malgré tout ce qu’ils ont vécu ils ont toujours un sourire immense »
  • « J’ai pas honte de le dire, Abbas c’est mon ami »
  • « S’il y a des personnes qui parlent mal d’eux je vais mal réagir parce que MOI je les ai rencontrés, et que je les apprécie beaucoup »
  • « Aujourd’hui je veux les aider en faisant cette pièce avec eux pour raconter leurs histoires. Je veux que tout le monde comprenne ce que j’ai compris ».
  • « J’avais peur qu’ils aient un mauvais comportement mais Ibrahim avait les meme goûts que moi. « 
  • « Avant à la télé et dans la rue j’entendais beaucoup de choses sur eux. Maintenant je me mets à leur place. Voir son pays où sa famille détruits »
  • « J’avais peur qu’ils me parlent mal. Nous on a peur mais eux je pensaient vous pas qu’ils aient peur? Peur d’être renvoyés chez eux par exemple? »
  • « Ce sont des humains comme les autres. Ils viennent juste d’un autre pays. Et alors? La terre est ronde »
  • « La plupart sont jeunes, et sont arrivés dans une ville qui les rejette. Alors oui nous avons peur, mais en comparaison, leur peur est bien plus grande et plus justifiée »

 

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Monter cette pièce n’a pas été simple. Des enfants ne voulaient pas jouer. Des parents n’ont pas voulu venir. Et l’équipe d’encadrement a craint jusqu’au bout de ne pas pouvoir jouer la pièce ou de faire face à des réactions hostiles dans le public. Il n’en fut rien. Et je peux même vous dire que parmi ceux qui étaient présents hier soir personne n’a regretté le déplacement, en témoigne la standing ovation de la fin et les élèves, sourire en banane, racontant leur expérience au pot de la fin.

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Voilà, une belle leçon d’humanité. Et une démonstration de l’utilité de la culture pour combattre les préjugés… Qui vous aura surement aussi mieux fait comprendre pourquoi le travail de Claire Audhuy ne plait pas beaucoup à l’équipe municipale en place, qui, pour cimenter son électorat, a surtout besoin que ces préjugés perdurent.

Je ne peux pas finir cet article sans répondre aux allégations de Steeve Briois qui, dans le courrier envoyé au Président de l’agglomération que je vous ai cité en début d’article et que je vous mets en photo ci-dessous, m’implique dans son combat avec Claire Audhuy.

Steeve Briois a été jusqu’à porter plainte auprès du procureur pour dénoncer une « infraction au financement des campagnes électorales », parce que Claire Audhuy ferait « ma promotion » dans « une vidéo ».

Quand j’ai été mise au courant de ce courrier j’ai d’abord cru à une blague. Et demandé à le voir pour le croire. J’ai eu une confirmation de plus du fait qu’ici, la réalité dépasse souvent la fiction. Un mélange de Dallas et de Baron noir comme je dis souvent!

Alors par totale transparence et parce que je n’ai rien à cacher, voici ma version des faits.   La vérité, rien que la vérité.
« J’ai fait la connaissance de Claire Audhuy le 27 février, soit très tardivement. Elle était venue au lancement de mon livre « Nouvelles du Front » au Shannon, ainsi qu’une centaine d’habitants. Elle s’est présentée à moi et m’a expliqué son travail local que j’ai trouvé hyper intéressant. Elle avait été présente à un Conseil municipal quelques jours plus tôt (le même que celui qui a été immortalisé par « complément d’enquête »), mais je ne la connaissais pas et on ne s’est pas parlé donc je ne pouvais pas le savoir. On s’est par contre croisées furtivement le 19 mars, à la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, on s’est simplement dit bonjour.
Quand nous avons pris connaissance de ce courrier par contre, nous sommes entrées en contact pour comprendre cette folie du maire. Je tombais de ma chaise de la manipulation des faits par Briois. Et je ne comprenais pas ce que c’était que cette vidéo que brandit Steeve Briois en pièce à conviction. Vous lirez ci-dessous l’explication…
Pour ma part je ne supporte pas ces méthodes du FN qui cherchent à faire peur aux gens, à les dissuader de mener leur action, de se parler, de se rencontrer. J’ai donc revu plusieurs fois Claire depuis et quand nous nous croisons, nous échangeons systématiquement quelques mots plutôt que d’aller se cacher pour éviter les rumeurs.
Parce que la chape de plomb, dans cette ville, sa suffit. Il y a 10 jours en Conseil municipal ils ont expliqué que j’avais du sang sur les mains, que j’étais un emploi fictif et que j’étais corrompue. Maintenant je détournerais des fonds publics pour ma campagne électorale… Et demain ils inventeront quoi? Plus c’est gros plus ça passe! Donc à un moment ça va bien et désormais le seul impact que le Front aura sur mes relations sociales sera de me rapprocher de celles et ceux dont ils cherchent à m’éloigner. A bon entendeur 🙂 »
Et je vous laisse donc sur ce témoignage écrit à ma demande par Claire pour terminer cette opération transparence.
« Je n’ai aucunement fait la promotion d’EELV. J’ai juste répondu aux questions de « La Zone de Silence » dans une interview vidéo le 8 avril à Strasbourg dans laquelle je partageais mes observations d’Hénin-Beaumont. Ayant assisté à un conseil municipal ces dernières semaines, j’avais été choquée par la manière dont se déroulait la séance: micros coupés par Steeve Briois quand l’opposition parle, propos indécents à l’encontre de l’opposition, etc… J’ai donc cité Marine Tondelier comme exemple de l’élue d’opposition qui, ce jour-là, avait tenu bon malgré la tempête de mauvaise foi et de railleries autour d’elle. Elle avait même été huée par le public qui, selon moi, se devait d’être silencieux lors des débats du conseil.
J’ai fait part de mon indignation face à ces méthodes, pour la vidéo de Zone de Silence.
Je réside actuellement sur l’agglomération d’Hénin-Carvin pour 4 mois et, de fait, passe une partie de mon temps libre dans les différentes communes. Je me suis rendue à la soirée de sortie publique du livre « Nouvelles du front » présenté par Marine Tondelier à Hénin-Beaumont: c’est la première fois que je l’ai rencontrée après l’avoir entendue en Conseil municipal. Je l’ai revue ensuite à la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.
 Je suis choquée des méthodes d’intimidation de la mairie qui n’hésite pas à fabriquer de rumeurs, notamment à mon sujet, m’accusant de détournement de fonds publics, ou m’inventant de fausses intentions. »
Et une belle fin de semaine à tout le monde 🙂

« Hénin-Beaumont, c’est un mélange de Dallas et de Baron Noir »

Front National, Hénin-Beaumont, Législatives 2017, Nos campagnes électorales, On en parle... dans les médias, Prises de position

J’étais donc ce matin sur France Inter pour raconter le quotidien dans une ville Front National. Du grain à moudre entre deux tours!
Parce que je suis convaincue que des exemples concrets parlent plus que les injonctions, les procès en irresponsabilité et les clefs de bras électorales.
Chers ami-e-s, pour le 7 mai, je ne vous demande rien, et je ne vous donne pas de consigne parce que vous avez passé l’âge.
Je vous fais CONFIANCE.

–> Pour réécouter l’interview de ce matin c’est ici <–

 

France Inter

Inégalité devant la liberté de tracter à Hénin-Beaumont!

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Front National, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Prises de position, Sur le terrain

Nous avons donc Conseil municipal ce vendredi 14 avril. L’occasion de faire valoir notre droit à adresser des questions orales au Maire, pourvu qu’elles soient déposées auparavant par écrit.

C’est ce que j’ai fait pour éclaircir un point qui m’interpelle: le 18 avril 2015, la police municipale, manifestement embarrassée, nous avait demandé, avec de jeunes manifestants de gauche, de mettre fin à notre tractage organisé au rond point des vaches (entre Hénin et Beaumont) pour sensibiliser aux dangers du traité TAFTA. Le récit de cette scène peut être retrouvé ici sur le blog des jeunes écologistes mais aussi ici sur mon blog.

Les dirigeants FN de notre ville auraient surement voulu qu’intimidés, nous mettions fin à ce tractage, et ne recommencions plus JAMAIS. C’était mal nous connaitre. Nous avons soulevé l’aberration de cette demande, redéposé la question lorsque Bruno Bilde a prétexté en Conseil municipal ne pas pouvoir y répondre car sa boite mail avait été « hackée », excuse depuis contredite par son directeur des affaires juridiques de l’époque à qui on avait fait comprendre qu’il fallait faire comme si ma question n’était pas arrivée.

Finalement, puisqu’il fallait bien expliquer la chose, il nous a été répondu que notre opération posait des problèmes de sécurité.

C’est donc avec émoi que j’ai pris connaissance ce week-end de l' »ENORME » – c’est Laurent Brice qui le dit – opération de tractage organisée par le Front National, pile au même endroit.
Brice tractage rond point des vaches

Sont-ils inconséquents pour trouver un tractage au rond point des vaches dangereux en 2015  et en organiser un eux même au même endroit en 2017?

Ou alors la vie d’un jeune écologiste pour eux vaut plus que celle d’un militant frontiste?

La municipalité s’amuserait-elle consciemment à créer un risque pour les automobilistes traversant sa propre ville?

Vraiment , tout cela est étrange…

Surement ne suis-je pas assez perspicace pour comprendre la subtilité de la démarche. Pour avoir des explications et mettre un peu de sens dans tout cela, j’ai donc envoyé ce jour une question écrite par mail, doublée d’une version papier déposée ce jour en mairie au cas où la boite mail du Maire serait à son tour hackée, le hasard faisant souvent bien les choses.

En voici le contenu ci-dessous.

Réponse au prochain Conseil municipal!

(Avec un retour en image sur « l’énorme » opération de Laurent Brice pour la route 😉

 https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Ffn.pasdecalais%2Fvideos%2F1271425366259034%2F&show_text=0&width=560

Question orale à Steeve Briois, Maire d’Hénin-Beaumont

Portée par Marine Tondelier,                                                                                                           pour le groupe Agissons Unis pour Hénin-Beaumont

Le 18 avril 2015, alors que je participais avec d’autres jeunes militants d’Hénin-Beaumont à un tractage contre TAFTA pour sensibiliser au contenu de ce traité et aux risques qu’il fait courir sur nos normes sociales, environnementales et sanitaires, deux agents de la police municipale héninoise, visiblement mal à l’aise d’avoir à le faire, sont venus nous  demander de cesser notre diffusion de tracts en nous précisant qu’ils avaient reçu des ordres en ce sens. Motif invoqué: nous n’avions pas demandé l’autorisation au maire. Du jamais vu. Et des faits particulièrement angoissants pour nos libertés publiques et politiques.

Ce tractage faisait pourtant suite à une motion adoptée à l’unanimité au Conseil municipal, bien qu’émanant du groupe d’opposition. Il ne représentait aucune menace pour la sécurité, se déroulait dans une ambiance parfaitement bon enfant, du côté militant comme du côté des automobilistes, et n’avait fait l’objet d’aucun incident.

J’avais à l’époque déposé une question orale sur le sujet que Bruno Bilde avait prétendu ne pas avoir reçu car sa boite mail avait soit disant été « hackée ». En novembre, après que je l’ai redéposée, il m’a été répondu que notre action avait posé des questions évidentes de sécurité pour cause de proximité notamment de l’autoroute A1.

En réalité la distribution de tracts au sens large ne peut être interdite et n’est pas soumise à déclaration préalable. Nous n’avions donc pas à demander d’autorisation de distribution, et si cela avait été le cas, la demande était à faire en Préfecture. La mairie n’a pas en effet à se prononcer sur des routes départementales comme l’est le rond point des vaches.

Quelle ne fut donc pas ma surprise le 9 avril dernier d’être prévenue d’une action militante similaire en cours organisée par le rassemblement bleu marine, Laurent Brice posant fièrement sur les réseaux sociaux aux côtés de militants frontistes en vantant une « Énorme opération tractage au rond-point des vaches à Henin-Beaumont »

Sauf erreur de ma part, les conditions de ce tractage n’offraient pourtant pas davantage de garanties de sécurité.

Sauf erreur de ma part, la police municipale n’a pourtant pas été envoyée pour inviter les militants frontistes à cesser cette opération.

Avant que mes propos ne soient – comme souvent – manipulés par vos soins, je tiens à préciser que cette question ne met absolument pas en cause les policiers municipaux qui ne font que leur travail et, dans ce cadre, appliquent les consignes.

Alors Monsieur le Maire ma question est la suivante: pourquoi ce traitement à géométrie variable?

Préparons ensemble le Conseil municipal de vendredi! #DémocratieParticipative

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue
Chères héninoises, chères beaumontoises, chers héninois, chers beaumontois,
Le prochain Conseil municipal aura lieu vendredi matin, à 9 heures, dans les salons d’honneur de l’hôtel de ville. Comme à l’accoutumée un vendredi matin. Comme souvent pendant les vacances scolaires. Comme d’habitude nous l’avons appris au dernier moment. Comme toujours le public largement acquis à la cause du maire sera là pour faire la claque.
Non, nous ne vous demanderons pas de faire pareil. On vaut mieux que ça 😉 Et surtout nous sommes – contrairement à eux – respectueux du Code général des collectivités locales qui stipule que le public n’a pas le droit d’intervenir dans les débats municipaux.
Par contre, si vous souhaitez y assister dans le calme et le respect républicain, c’est avec plaisir 🙂
Et si l’un des points de l’ordre du jour ci-dessous vous interpelle, nous sommes, avec mes collègues, à votre disposition pour en discuter en amont du Conseil (donc avant vendredi) et intervenir en ce sens pendant la séance.
C’est ça aussi, la démocratie participative!Ordre du jour Conseil municipal 1Ordre du jour Conseil municipal 2

Journal des Verts d’Hénin-Beaumont : 5ème édition!

A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Hénin-Beaumont, Législatives 2017, Mon travail d'élue, Nos campagnes électorales, Prises de position

Depuis les municipales de 2014, les Verts d’Hénin-Beaumont vous proposent leur journal deux fois par an, glissé dans toutes vos boîtes aux lettres.

Le 5ème numéro est téléchargeable ici au format PDF et consultable ci-dessous.

Vous pouvez également consulter les numéros précédents….

Journal des Verts d’Hénin-Beaumont N°1

Journal des Verts d’Hénin-Beaumont N°2

Journal des Verts d’Hénin-Beaumont N°3

Journal des Verts d’Hénin-Beaumont N°4

 

… et nous aider à le distribuer dans tout Hénin-Beaumont en m’écrivant un mail à marine.tondelier@gmail.com.

Bonne lecture !

 

Journal 5 page 1Journal 5 page 2 et 3Journal 5 page 4