VIDÉO – Metaleurop : mon intervention au conseil régional 

Au conseil régional des Hauts-de-France

Pendant que Marine Le Pen s’illustre à l’Assemblée nationale en se « planquant » à la buvette avec les autres députés RN, pour être « constructifs » avec LREM et les laisser tranquillement obtenir la présidence de l’Assemblée… (c’est marrant, ça n’est pas exactement ce qu’elle écrivait dans ses tracts)

Nous on continue à défendre le territoire qu’elle est censée représenter, en parlant de Metaleurop au Conseil Régional !

Vous retrouverez ci-dessous la vidéo de mon intervention ⤵️

I Question relative aux suites sanitaires et environnementales de la fermeture de Metaleurop Nord I

« Monsieur le Président,

Metaleurop Nord, fonderie de zinc et de plomb installée dans le Pas-de-Calais , a brutalement fermé ses portes il y a 20 ans, sucitant une émotion nationale.

Aucun financement n’était prévu pour le reclassement des salariés, la dépollution et la revitalisation du site de production, qui ont du être assumés par l’Etat et les collectivités locales.


Aujourd’hui subsiste de lourdes inquiétudes sanitaires et environnementales, et les habitants des villes concernées (Evin-Malmaison, Noyelles-Godault et Courcelles-les-Lens), réclament la vérité.

Fin avril, l’émission « Vert de rage » de France 5 a révélé que de nouvelles analyses menées par son journaliste Martin Boudot montraient que les habitants d’Evin-Malmaison, notamment, sont toujours exposés à des niveaux de plomb alarmants. Selon la réglementation française, les terres d’utilité publique contenant plus de 300 mg/kg de plomb doivent en effet « être évacuées dans des installations prévues et autorisées à cet effet ». Or 484,9 mg/kg auraient été relevés dans l’école maternelle de la ville, jusqu’à 623 mg/kg dans le stade et entre 1 096 et 1 706 mg/kg dans les jardins des 3 particuliers qui se sont prêtés à l’exercice.

Légitimement, les habitants sont inquiets.

Longtemps, la préfecture n’a pas donné suite aux questions de l’émission, et l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France s’est contentée de répondre qu’aucun cas de saturnisme n’avait été signalé à ses services depuis dix ans dans ces communes et qu’elle avait financé plusieurs actions,comme « des ateliers d’éducation au lavage des mains » pour les enfants des écoles maternelles de la zone.

Le 24 mai 2022, Louis Le Franc, préfet du Pas de Calais, a souhaité recevoir les maires des 5 communes, et le président de la CAHC concernés par cette ancienne activité industrielle, en présence des services de l’ARS, de l’ADEME et de la DREAL, pour faire un point et échanger avec eux sur la situation.

A l’issue de cette réunion, il a été décidé de, je cite « renforcer les mesures déjà mises en oeuvre et de proposer une nouvelle campagne de dépistage collectif du saturnisme. » Ces nouveaux « efforts » consentis par Monsieur le préfet semblent cependant bien en deçà de l’action nécessaire pour régler un problème sanitaire, social et environnemental de cette envergure.

Il me semble que la Région des Hauts-de-France peut être un acteur clef du dossier, pour faire le lien entre les villes concernées qui se sentent abandonnées et l’Etat, mais aussi pour diligenter une étude épidémiologique solide en partenariat avec celles et ceux qui le souhaiteraient.

Quelles initiatives comptez-vous prendre en complémentarité des nouvelles mesures annoncées par le préfet du Pas-de-Calais ? Que comptez-vous faire pour accompagner les élus de l’agglomération, les maires des communes sinistrés et leurs habitants ? »

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