VIDÉO – Intervention sur le Bassin Minier au Conseil Régional Haut de France

Au conseil régional des Hauts-de-France

👉 Suppressions de TER Lille/Lens

👉 Cas de saturnisme autour de Metaleurop

👉 Projet de décharge toxique à Hersin-Coupigny]

📢 Rénover des cités minières : oui!

Mais on veut la santé environnementale aussi 🤬

L’examen de cette délibération sur le dispositif financier de la Région Hauts-de-France pour la rénovation urbaine m’a donné l’occasion d’évoquer les cas de saturnisme dépistés cette semaine sur des enfants autour de l’ex-Metaleurop, 20 ans après la fermeture du site, après des dépistages obtenus de haute lutte par les associations locales et notamment Evin Pige.

L’occasion aussi de prévenir que nous nous mobiliserons massivement contre le projet de stockage de déchets dangereux prévu à Hersin-Coupigny.

Le Bassin Minier n’est pas la poubelle du Nord-Pas-de-Calais !

L’occasion aussi, tant que j’y étais, d’alerter contre les suppressions définitives de TER Lille-Lens prévues le matin et en fin d’après-midi à très court terme, sur une ligne dont les usagers sont déjà maltraités.

Ce territoire, nous l’aimons, nous le défendons.

VIDÉO – Sur un chantier de désamiantage

Au conseil régional des Hauts-de-France, Sur le terrain

Cette semaine, avec le groupe « amiante » du Conseil Régional dont je fais partie avec Julien Poix et Sarah Kerrich-Bernard, on s’est déplacé sur un chantier de désamiantage pour échanger avec des professionnels et se faire une idée in situ des difficultés techniques et de prévention que pose ce genre d’activité.

Merci à celles et ceux qui s’y collent toute l’année. Il y en a encore pour quelques décennies avant que nous soyons débarrassés de l’amiante et de ses risques.

VIDÉO – Metaleurop : mon intervention au conseil régional 

Au conseil régional des Hauts-de-France

Pendant que Marine Le Pen s’illustre à l’Assemblée nationale en se « planquant » à la buvette avec les autres députés RN, pour être « constructifs » avec LREM et les laisser tranquillement obtenir la présidence de l’Assemblée… (c’est marrant, ça n’est pas exactement ce qu’elle écrivait dans ses tracts)

Nous on continue à défendre le territoire qu’elle est censée représenter, en parlant de Metaleurop au Conseil Régional !

Vous retrouverez ci-dessous la vidéo de mon intervention ⤵️

I Question relative aux suites sanitaires et environnementales de la fermeture de Metaleurop Nord I

« Monsieur le Président,

Metaleurop Nord, fonderie de zinc et de plomb installée dans le Pas-de-Calais , a brutalement fermé ses portes il y a 20 ans, sucitant une émotion nationale.

Aucun financement n’était prévu pour le reclassement des salariés, la dépollution et la revitalisation du site de production, qui ont du être assumés par l’Etat et les collectivités locales.


Aujourd’hui subsiste de lourdes inquiétudes sanitaires et environnementales, et les habitants des villes concernées (Evin-Malmaison, Noyelles-Godault et Courcelles-les-Lens), réclament la vérité.

Fin avril, l’émission « Vert de rage » de France 5 a révélé que de nouvelles analyses menées par son journaliste Martin Boudot montraient que les habitants d’Evin-Malmaison, notamment, sont toujours exposés à des niveaux de plomb alarmants. Selon la réglementation française, les terres d’utilité publique contenant plus de 300 mg/kg de plomb doivent en effet « être évacuées dans des installations prévues et autorisées à cet effet ». Or 484,9 mg/kg auraient été relevés dans l’école maternelle de la ville, jusqu’à 623 mg/kg dans le stade et entre 1 096 et 1 706 mg/kg dans les jardins des 3 particuliers qui se sont prêtés à l’exercice.

Légitimement, les habitants sont inquiets.

Longtemps, la préfecture n’a pas donné suite aux questions de l’émission, et l’Agence régionale de santé des Hauts-de-France s’est contentée de répondre qu’aucun cas de saturnisme n’avait été signalé à ses services depuis dix ans dans ces communes et qu’elle avait financé plusieurs actions,comme « des ateliers d’éducation au lavage des mains » pour les enfants des écoles maternelles de la zone.

Le 24 mai 2022, Louis Le Franc, préfet du Pas de Calais, a souhaité recevoir les maires des 5 communes, et le président de la CAHC concernés par cette ancienne activité industrielle, en présence des services de l’ARS, de l’ADEME et de la DREAL, pour faire un point et échanger avec eux sur la situation.

A l’issue de cette réunion, il a été décidé de, je cite « renforcer les mesures déjà mises en oeuvre et de proposer une nouvelle campagne de dépistage collectif du saturnisme. » Ces nouveaux « efforts » consentis par Monsieur le préfet semblent cependant bien en deçà de l’action nécessaire pour régler un problème sanitaire, social et environnemental de cette envergure.

Il me semble que la Région des Hauts-de-France peut être un acteur clef du dossier, pour faire le lien entre les villes concernées qui se sentent abandonnées et l’Etat, mais aussi pour diligenter une étude épidémiologique solide en partenariat avec celles et ceux qui le souhaiteraient.

Quelles initiatives comptez-vous prendre en complémentarité des nouvelles mesures annoncées par le préfet du Pas-de-Calais ? Que comptez-vous faire pour accompagner les élus de l’agglomération, les maires des communes sinistrés et leurs habitants ? »

VIDÉO – Rénovation des cités minières : mon intervention au conseil régional

Au conseil régional des Hauts-de-France, Autre

Retrouvez mon intervention sur la rénovation des cités minières lors de la dernière séance du Conseil Régional des Hauts de France ⤵️

La délibération ⤵️

« On dit parfois que les promesses n’engagent que celles et ceux qui les croient.

Notre rôle d’élu local est trop souvent de devoir être vigilants et proactif pour que l’État tienne les siennes.

Car la belle promesse de 2017, nous, habitants du Bassin Minier, nous y avons cru et voulons continuer à y croire.

Oui, en 2017, l’État nous a fait une promesse.

Celle de changer la vie des habitants du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais.

Plus qu’une énième perfusion, l’urbaniste Jean-Louis Subileau, dans son fameux rapport de 2016 dont s’est inspiré cette promesse, proposait un vrai électrochoc.

Car l’ERBM (Engagement pour le renouveau du Bassin minier) ne propose pas juste aux habitants du territoire de simplement rénover leur maison s’ils habitent dans une cité minière retenue dans le projet.

L’ERBM a vocation à transformer le cadre de vie, l’ambiance, l’atmosphère de tout un territoire, qui croyez moi en a bien besoin.

De « Promouvoir un nouvel art de vivre urbain », pour reprendre les mots exacts du rapport Subileau.

C’est le but de cette délibération cadre par laquelle la Région s’engage, au-delà de tout ce qui a déjà été fait et doit continuer pour la rénovation des maisons, à mobiliser 200 Millions d’euros conjointement avec l’État pour la rénovation urbaine, c’est-à-dire pour le cadre de vie.

Cela n’a pas été un long fleuve tranquille

Cela a pris beaucoup trop de temps.

Mais au moins l’élection présidentielle aura-t’elle eu l’intérêt de forcer l’État à se réengager et à accélérer.

Elle aura également permis à la Région de faire de même, à parité, pour répondre à l’urgence que notre Assemblée avait pointé en adoptant une motion de mon collègue Bernard Baude sur le sujet il y a qq mois.

Avec cette motion, nous actons que la région mettra 100 millions sur la table, en miroir des 100 millions fléchés par l’Etat pour l’aménagement des espaces publics, en plus de ce qui a été fait sur le logement.

Les collectivités locales auront bien sûr à trouver les sommes restantes.

Quelques remarques à ce sujet :

1. Je souhaite vous faire part de mon inquiétude sur l’état des finances des collectivités locales, amenée à s’aggraver avec la flambée des prix de l’énergie qui ne plombera pas que le budget des particuliers.

J’espère que les villes concernées par l’ERBM, qui ne sont pour la plupart pas des communes spécialement riches, bien au contraire, auront les moyens de co-financer les projets, condition pourtant indispensable à leur aboutissement

2. Le Premier Ministre Bernard Cazeneuve, lors de sa venue avait évoqué 1 premier triennal, qui pourrait être suivi de 2 autres.

35 premières cités ont donc été sélectionnées dans le cadre du 1er triennal, mais d’autres attendent.

Sur notre agglomération de la CAHC par exemple, on avait déterminé une première série de 5 cités minières.

Mais on en avait également mentionné d’autres dans la délibération, pour les flécher comme concernées par le 2ème triennal : je pense par exemple à la Cité Foch à Hénin-Beaumont, ou la Cité Cornuault à Evin-Malmaison.

Que peut-on dire aux habitants de nos cités minières ?

Devons-nous comprendre que ce 2è triennial ne viendra jamais? Ou alors sous forme de liste complémentaire comme un lot de consolation ?

3. Enfin, l’ERBM, je l’ai dit en introduction, ne devait pas se limiter au logement mais changer la vie des gens.

Si on veut vraiment rester dans l’esprit du rapport, il faut s’attacher très largement au cadre de vie général, à la culture, aux conditions de la diversification du peuplement des cités minières, comme le précisait le rapport Subileau, afin de réduire leur image de « poche de pauvreté ».

Cela ne peut se résumer à s’occuper des trottoirs, voiries et des lampadaires.

Et ma crainte, vu le manque de financement même avec ces 200 millions d’euros, c’est que les projets s’y résument, au détriment des équipements collectifs nécessaires à une réhabilitation globale de ces cités.

Un grand merci, en tout cas, aux élus et aux services de notre Conseil Régional pour leur investissement.

Nous voterons pour cette délibération.

Et pour le Bassin Minier, on continue ! »

VIDÉO – Sécurité sociale des mineurs : mon intervention au conseil régional

Au conseil régional des Hauts-de-France

Retrouvez mon intervention sur la sécurité sociale des mineurs lors de la dernière séance du Conseil Régional des Hauts de France ⤵️

Retrouvez également l’article de la Voix du Nord à ce sujet : https://www.lavoixdunord.fr/1197650/article/2022-06-24/securite-sociale-miniere-le-soutien-unanime-de-la-region-hauts-de-france-son

Lors de la dernière session plénière du Conseil régional des Hauts-de-France jeudi, nous avons décidé à l’unanimité de soutenir, par le biais d’une motion, la Sécurité sociale minière. ⤵️

« Mes chers collègues,

« La meilleure chose qui sort d’une mine de charbon, c’est le mineur » dit le dicton.

Et ces mineurs de notre région, qui ont sacrifié leur santé pour la France, il faut les honorer.

Ils ont extrait jusque 29 millions de tonnes de charbon par an dans le Nord et dans le Pas-de-Calais, et les houillères employaient au sommet de leur activité plus de 200 000 salariés.

Quand cette activité s’est éteinte, tout le monde s’est engagé à les soutenir jusqu’au bout, à ne pas les laisser tomber, mais les années passent, et ces engagements trépassent.

C’est le cas notamment des promesses concernant la sécurité sociale des mineurs, qui gère l’offre de santé ouverte aux populations de notre territoire

Alors petit flashback pour bien comprendre de quoi l’on parle

La Caisse autonome nationale de la Sécurité sociale dans les mines (CANSSM) a été créée en 1946 pour assurer la gestion du régime spécial de Sécurité sociale dans les mines.

A proximité des principaux puits de mines, la CANSSM a installé un réseau de professionnels de santé, autrefois réservé aux mineurs et à leur famille, aujourd’hui ouvert à tous.

Les mines françaises étant désormais fermées, la CANSSM dédie son savoir-faire et l’expertise de ses soignants à tous les patients, au travers de son offre de santé Filieris.

Filieris, c’est peut être un détail pour vous, mais pour les habitants de notre territoire, cela veut dire beaucoup en termes d’accès aux soins, puisqu’en quelques chiffres, Filieris, ce sont :

Alors pourquoi cette motion

Elle fait suite à une interpellation de divers syndicats, transmise aux élus de mon territoire.

Elle est consensuelle entre les différents syndicats, comme elle le sera j’espère ici entre nos différents bancs, puisqu’elle émane à la fois de la

La Fédération nationale des mines et de l’énergie de la CGT,

La Fédération générale de la métallurgie et des mines de la CFDT

La CFTC Mineurs,

Et bien d’autres.

Elle fait suite à des informations qui nous sont parvenues au cours du dernier trimestre 2021 concernant le devenir de la CANSSM (Caisse autonome nationale de la sécurité sociale dans les mines).

En juin 2021 le ministère de la santé avait annoncé une simple « prolongation » de la convention d’objectifs et de gestion la concernant, ce qui pouvait être interprété comme une menace sur le devenir de la caisse nationale minière et l’éclatement de son réseau de soins.

Près de 130 collectivités territoriales ont présenté à leur instance délibérante une motion à l’attention du Ministre des solidarités et de la santé Olivier Véran, faisant valoir l’exigence que soit confortée ce réseau de santé géré et financé par la Caisse minière de sécurité sociale. Il s’agit ainsi de maintenir l’unicité du réseau de santé, sa gestion assurée par la caisse de sécurité sociale, gage de sécurisation sur le long terme de l’offre de soins et ses financements sur les anciens bassins miniers.

Cette mobilisation a permis d’obtenir une nouvelle convention, signée par la Caisse et les ministres de tutelle en février dernier ainsi qu’un projet de partenariat devant être lancé dès 2022 entre la CANSSM et la Caisse nationale d’assurance maladie.

Alors que ces engagements semblaient dans un premier temps représenter un réel progrès, aucun projet n’a pourtant été engagé à ce jour avec la CNAM, qui doit pourtant finaliser avec les ministères de tutelle ses orientations pour la période 2023-2027 d’ici octobre prochain.

Cette situation est particulièrement préoccupante, eu notamment égard à la privatisation récente de l’Association Nord Artois Cliniques (AHNAC). 

Les syndicats s’inquiètent en effet qu’une « opération sous-marine » ait été pilotée par le cabinet du ministère de la santé en accord avec la Direction de la Sécurité Sociale.

L’AHNAC est une association historiquement gérée par la caisse minière, composée de plus de 3 000 employés sur 4 hôpitaux et cliniques, 6 EHPAD ainsi que d’autres établissements et services de santé de la région. Cette cession au privé a été actée dans le but de désendetter partiellement l’AHNAC, sous la forme d’un chantage à l’attribution de fonds publics (Ségur et ARS confondus).

Les syndicats et fédérations s’inquiètent donc légitimement, et considèrent qu’il ne s’agit que du prélude au retour de l’orientation devant aboutir à l’éclatement et à la dissolution du réseau de santé FILIERIS.

A l’heure où tous les compteurs en termes de santé publique dans les Hauts-de-France sont au rouge, à l’heure où la désertification médicale ne cesse de s’intensifier sans que la région ne parvienne à attirer des praticiens et professionnels de santé, à l’heure où nos soignants ne supportent plus leurs conditions de travail désastreuses, nous nous devons d’agir.

La pérennisation de l’offre de santé CANSSM FILIERIS sur notre territoire au moyen d’une coopération publique pourrait ainsi aider à la sécurisation du recrutement de professionnels de santé sur notre territoire ainsi qu’à l’amélioration des services de santé et leur accès pour toutes et tous.

***

Voici pour le contexte

***

L’objet de ce vœu, mes chers collègues, est donc que le Conseil Régional prenne aujourd’hui une position assumée pour le soutien de la sécurité sociale minière et prenne attache avec le Ministère en charge de la sécurité sociale et de la santé pour faire toute la lumière sur leurs intentions la concernant.

Si les craintes exprimées par cette motion devaient être confirmées, ce vœu précise que la Région Hauts-de-France se mobiliserait, d’une manière dont nous aviserions ensemble ultérieurement.

***

Je précise que nous avons pris le soin, avec mes collègues de la délégation écologiste, de déposer ce vœu suffisamment à l’avance pour que nous n’ayons pas à débattre de son urgence mais du fond du problème, qui je pense fera consensus.

Les ayants droits et les territoires concernés comptent sur notre solidarité sur cet héritage qu’il faut défendre, par principe, mais aussi pour l’accès aux soins d’une partie de la population de notre région, sujet au cœur des programmes de chacune de nos liste aux dernières élections régionales. »

🔵 LES PARENTS D’ÉLÈVES MÉRITENT LE RESPECT !

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue

L’heure est à l’augmentation des prix ! Y compris à Hénin-Beaumont.

Au moment même où les français subissent de plein fouet les hausses de prix du gaz, de l’électricité, de l’essence, le Pouvoir Municipal a eu la bonne idée d’augmenter les tarifs de la restauration scolaire. Quel scandale !

Nombre d’entre vous nous ont fait part de cette nouvelle qui a été imposé par le Pouvoir Municipal, dans son insolente solitude. Au-delà du mépris à l’égard des élus (de la majorité comme de l’opposition), le Pouvoir Municipal méprise les habitants. 

En effet, le Conseil municipal est seul compétent pour fixer les tarifs de la cantine par délibération. Le maire a décidé de se passer des règles élémentaires démocratiques en imposant cette augmentation par simple décision, dans son bureau doré… Surtout, la moindre des politesses serait d’informer les parents de la date effective d’application de ces nouveaux tarifs.

En plus d’être illégale, cette décision est profondément injuste. Au regard du contexte, la municipalité ne devrait pas répercuter la hausse des prix du prestataire de service sur les parents, une répercussion qui va encore peser sur les plus démunis.

Le groupe Osons pour Hénin-Beaumont avait anticipé cette décision hors-sol. À l’occasion du Conseil municipal du 15 juillet 2021, Ines Taourit avait proposé le gel des tarifs municipaux. Que nenni ! les élus RN ont envoyé vos élus sur les roses en promettant de ne pas augmenter les tarifs. Une promesse non tenue par les professionnels de la politique qu’ils sont.

Nous proposons dès aujourd’hui de soutenir les habitants d’Hénin-Beaumont par les mesures suivantes :

🔹De revenir au tarif antérieur dès le mois prochain et de rembourser aux parents la différence

🔹De geler les tarifs et redevances pour l’année 2022

🔹De s’engager à mettre en œuvre à moyen terme une politique tarifaire pour élargir l’accès à la restauration en abaissant les coûts aux familles

✅ Nous sommes et serons toujours là pour vous informer et pour vous défendre !

Action de la région HDF en soutien du peuple ukrainien

Au conseil régional des Hauts-de-France, Social

Avec mes collègues écologistes au Conseil régional des Hauts-de-France, nous avons écrit à Xavier Bertrand pour que notre collectivité manifeste son entière solidarité à l’égard du peuple ukrainien face à l’invasion du dictateur Poutine.

#UkraineRussiaCrisis

L’autre journal municipal n°3 – Spécial urbanisme

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Nos campagnes électorales

Le journal de municipal du maire en lasse plus d’un à Hénin-Beaumont. Entre pages entières remplies d’autosatisfaction et insultes et mépris envers tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, l’exercice de propagande est poussé plus loin que n’importe où ailleurs. Et c’est sans compter les droits de réponse systématiques à la tribune de l’opposition municipale, pratique déjà condamnée par le préfet.

Comme nous ne sommes pas du genre à nous laisser abattre, nous avons donc décidé de vous proposer, avec Osons pour Hénin-Beaumont, « L’autre journal municipal », dont voici la 3ème édition, « spécial urbanisme ».

Vous pouvez consulter le numéro 1 en cliquant ici.

Et le numéro 2 en cliquant ici.

Pour nous aider à le distribuer, à le financer où à écrire le prochain numéro, n’hésitez pas à nous contacter! (marine.tondelier@gmail.com).

PROJET PARCOLOG – Réaction à la publication du rapport du Commissaire enquêteur

A Hénin-Beaumont, A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Economie, Environnement, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Prises de position, Sur le terrain

Les deux rapports du Commissaire enquêteur sur le projet d’entrepôts logistiques PARCOLOG (demande d’autorisation d’exploiter et demande de permis de construire) ont été publiés sur le site de la préfecture du Pas-de-Calais.

Malgré la forte mobilisation des riverains et des écologistes du secteur, cet avis est favorable, mais il est assorti de nombreuses réserves (sept, ce qui est très rare) et de recommandations, ce qui est une victoire en soi (rappelons qu’en vertu de la réglementation, l’avis du commissaire enquêteur sera donc défavorable tant que toutes ces réserves ne seront pas levées).

C’est grâce à celles et ceux qui se sont déplacés pour rencontrer le commissaire enquêteur ou ont pris le temps de contribuer sur internet ou par pétition, et nous les en remercions.

LES REMARQUES DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR VONT DANS LE MÊME SENS QUE LES NÔTRES

Notamment, comme nous l’avions préconisé au Commissaire enquêteur, il sera ordonné que le rétablissement des chemins équestres et piétons/cyclistes soit modifié, afin qu’ils soient prolongés jusqu’au rond-point de la rue Fontaine (dans le projet initial, ce passage prisé des sportifs et des promeneurs était menacé). Parcolog devra également modifier les merlons pour que le paysage soit davantage préservé.

En phase avec les questions que nous avons été nombreux à soulever, le Commissaire enquêteur recommande également la réalisation de deux nouvelles études, l’une sur l’impact acoustique et l’autre sur la réalisation d’une nouvelle étude de l’impact sur la pollution de l’air.

Dans son rapport, il pointe aussi de nombreuses erreurs dans le dossier de l’enquête publique, entre autres l’étude d’impact qui est inexacte  puisqu’elle indique que le terrain en question est en friche alors qu’il est actuellement cultivél’étude d’impact est inexacte puisqu’elle indique que le terrain est en friche alors qu’il est actuellement cultivé »). Il souligne également que les informations concernant l’impact du projet sur le trafic routier étaient trop sommaires :  une analyse plus précise a été prescrite sur le sujet, et même après les compléments apportés par Parcolog, le commissaire précise que « cet aspect du projet nécessite une clarification » (nous en assurerons très attentivement le suivi).

Le commissaire enquêteur, avec lequel nous avions longuement débattu sur le sujet, estime par ailleurs que les réponses du pétitionnaire « ne semblent pas entièrement convaincantes sur la question de la saturation du rond-point » alors que l’impact sur les conditions de circulation a inquiété 80% des répondants à l’enquête publique, et « n’est pas entièrement satisfaisante » sur le thème des nuisances sonores et de la qualité de l’air, sujets qui ont été abordés par respectivement 55 et 60% des répondants.  

Idem, alors que nous avions précisé que ce projet aurait pu s’implanter à Delta 3, plateforme logistique voisine qui a le mérite d’être multimodale, le commissaire enquêteur précise que « cette hypothèse aurait dû être évoquée dans le chapitre de l’étude d’impact consacré aux solutions de substitution au lieu d’indiquer : ‘aucune solution de substitution n’a été envisagé pour l’emplacement’ ».

Extrait du dossier de l’enquête publique

UNE POSITION AMBIGUË DE LA MUNICIPALITÉ SUR LE DOSSIER

Il faut rappeler que ce projet existe aujourd’hui, c’est à la suite d’un protocole transactionnel signé par Steeve Briois en octobre 2016 avec Territoires 62 convenant de « la cession rapide des terrains » concernés.  

Toutes les personnes interrogées par nos soins, dont des participants aux réunions de l’époque, nous ont confirmé que le Maire d’Hénin-Beaumont, qui s’est pourtant beaucoup vanté de ce protocole transactionnel mais sans ne jamais s’étendre sur ses conséquences, savait très bien quelle serait la destination des terrains : la construction d’entrepôts logistiques. Pourquoi l’avoir caché à la population à l’époque, pour ne communiquer que sur le volet financier de la transaction? 

Le principe de ce protocole transactionnel avait été validé en Conseil municipal le 12 décembre 2015. Mes collègues élus d’opposition et moi n’avions pas pris part au vote par manque d’information sur le sujet. Nous ne le regrettons pas !

Nous avions également voté contre la révision du PLU du 16 décembre 2016, classant la zone concernée en zone à urbaniser conformément à ce protocole finalement signé en octobre 2016 avec Territoire 62.

Enfin, nous avions déposé au début du mois, en vue du Conseil municipal du 19 juillet 2019, une motion visant à ce que la ville puisse officiellement prendre position contre le projet. Le maire a sciemment organisé le fait que le Conseil municipal soit interrompu par un pseudo incident de séance juste avant son examen, afin de ne pas avoir à répondre publiquement à nos questions qui manifestement l’embarrassent. Ces méthodes nous en rappellent d’autres de l’un de ses prédécesseurs. Nous les espèrions révolues…

Osons pour Hénin-Beaumont continuera à se mobiliser contre ce projet et pour la transparence et la démocratie dans notre ville, au service de ses habitants, de leur santé, de leur environnement et de leur cadre de vie.

Nous nous tenons bien évidemment à la disposition de toutes celles et ceux qui auraient des questions ou des demandes de précision sur le sujet.

Contacts: Marine Tondelier,  Conseillère municipale écologiste (0684861578) // Albert Lebleu et Omar Mehabi, Beaumontois

Retrouvez le texte de la pétition ici (rejoignez les bientôt 500 signataires)

Et toutes les informations sur le projet ici

L’autre journal municipal!

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Le journal de municipal du maire en lasse plus d’un à Hénin-Beaumont. Entre pages entières remplies d’autosatisfaction et insultes et mépris envers tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, l’exercice de propagande est poussé plus loin que n’importe où ailleurs. Et c’est sans compter les droits de réponse systématiques à la tribune de l’opposition municipale, pratique déjà condamnée par le préfet.

Comme nous ne sommes pas du genre à nous laisser abattre, nous avons donc décidé de vous proposer, avec Osons pour Hénin-Beaumont, « L’autre journal municipal ».

Vous pouvez le consulter et le télécharger en cliquant ici. Pour nous aider à le distribuer, à le financer où à écrire le prochain numéro, n’hésitez pas à nous contacter! (marine.tondelier@gmail.com)

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ÉDITO

On parle de plus en plus de “fake news”. En français : de fausses informations. Sur internet, dans certains médias, et jusque dans le journal municipal d’Hé- nin-Beaumont! (lisez en page3, vous verrez !).

Pour les combattre, deux armes sont essentielles. La première, c’estl’esprit critique dont nous savons que les habitants de cette ville sont dotés (à la différence de certains, nous avons confiance en votre intelligence). La se- conde, c’est la diversification des sources d’information, qui permet de se forger un avis en confrontant les points de vue.

C’est exactement le but de ce jour- nal ! Vous y trouverez des propositions pour notre ville, des remarques sur ce que l’on y vit, des éléments pour dé- crypter ce que le maire vous raconte…Ici, on est loin de la pensée unique :on vous offre des pistes de réflexion… et vous en faites ce que vous voulez ! Alors voici entre vos mains “l’autre journal municipal”, qui a l’avantage d’être gratuit… et de ne pas être payé par vos impôts, lui !

Si vous souhaitez y contribuer ou nous aider à le financer… rendez-vous page 4. En attendant, nous vous souhaitons une excellente lecture !

MARINE TONDELIER

Conseillère Municipale Pour “Osons pour Hénin-Beaumont”

Prochain Conseil: la déloyauté républicaine du maire atteint des sommets.

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position

Hier, le facteur est passé…

Sa grosse enveloppe annonçait un Conseil municipal à venir… ce Vendredi à 9 heures du matin (à peine 3 jours plus tard). Et une commission préparatoire…. Jeudi à 10 heures du matin (à peine 2 jours plus tard).

Quelque part j’ai « eu de la chance »: je l’avais appris avec deux heures d’avance sur le facteur… sur la page de la ville (parce que nous en sommes rendus là en tant qu’élus municipaux dans cette ville: devoir scruter les réseaux sociaux, informés avant nous des date et ordre du jour du Conseil Municipal).

J’ai « eu la chance » également, contrainte au télétravail par la grève, d’être physiquement présente pour réceptionner le colis.

Je dis « colis » parce que cette convocation était accompagnée de dizaines de pages de documents à étudier, dont le compte de gestion 2017, le compte administratif 2017 et le budget 2018. Rien que ça!

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Le délai qui nous est laissé pour préparer l’examen du budget, censé être un moment clef de la vie démocratique municipale, est proprement scandaleux.
Nous sommes insultés(au dernier conseil des adjoints ont notamment expliqué que j’était homophobe, démago, populiste… et facho – oui oui);
Nos propos et propositions sont manipulés par la majorité municipale à grands renforts de propagande sur sa page facebook et dans le magazine municipal;
Nos micros sont coupés quand nos interventions dérangent le maire en Conseil Municipal;
Nous, élus d’opposition, sommes visés par de multiples procédures judiciaires menées par le Maire aux frais du contribuable pour nous intimider et nous mettre à genoux financièrement;
Les Conseils municipaux ont lieu à des horaires improbables dont nous sommes prévenus au dernier moment.

Mais en se servant cette fois-ci du week-end de Pâques pour raccourcir encore un peu plus notre délai de préparation, le Maire fait preuve d’une déloyauté républicaine qui cette fois atteint des sommets.

Steeve Briois et ses acolytes les plus proches, dont plusieurs sont coupés de la réalité professionnelle depuis bien trop longtemps, prônent l’ « anti-système » mais mènent une vie de professionnels de la politique qui leur fait se croire tout permis.

Quand la conséquence est de nous en prendre plein ma gueule semaine après semaine, on encaisse.

Quand elle se traduit un appauvrissement de la démocratie locale nous ne pouvons l’accepter.

Il faut savoir que cette petite manoeuvre est tolérée par les textes en vigueur mais puisque la majorité municipale a fixé dans son règlement intérieur à 4 jours ouvrés le délai minimal de dépôt des motions et à 2 jours ouvrés celui des questions orales et des amendements, nous en avons cette fois-ci tout bonnement été matériellement empêchés.

Je dis cela avec d’autant plus de colère que j’avais pu constater le matin même en réunion du CCAS (prévenue vendredi pour une réunion du mardi 10h30) que les autres membres du CCAS, eux (des représentants des usagers notamment) se faisaient apporter les dossier directement à domicile par des agents publics qui les appellent même la veille au téléphone pour les en prévenir.
Comment expliquer cette différence de traitement incroyable? (je précise que je ne demande absolument pas de « porteur » mais d’être informée en même temps que tous les autres membres des dates de réunion du CCAS).
Comment expliquer que nous ne recevions AUCUNE invitation municipale, pas même par mail, pas même pour le 14 juillet, lors que plusieurs centaines de cartons d’invitation sont envoyés par ailleurs dans toute la ville avec la mention « le conseil municipal vous invite »?

Vraiment, Steeve Briois, qui déclarait la main sur le coeur en début de mandat vouloir respecter les droits de l’opposition, qui ne cesse à l’agglomération de réclamer du respect pour sa formation politique, est tombé bien bas…

Son attitude témoigne d’un sectarisme inouï, digne de la plus belle politique politicienne, et ne l’honore pas.

Le Front National et la culture: un poème :)

A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Front National, Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position
Ce soir à l’agglomération Henin-Carvin, le FN s’abstient sur les résidences artistiques à venir.
Ils sont « échaudés », disent-ils, par une précédente artiste qui aurait « fait de la politique » (la méchante), en vrai, traduire: elle était pas franchement d’accord avec nous et nous pas d’accord avec ses pièces (vous m’étonnez, ça parlait théâtre dans les camps de concentration et accueil des migrants).

Bref, tout ça pour vous dire que c’est marrant cette tendance des élus frontistes à être contre la culture quand les artistes en question sont engagés sur des thèmes qui les dérangent…

Mais de quoi ont-ils peur… Que les gens se réveillent? Se mettent à trouver que les migrants sont des gens comme eux? Qu’ils ne méritent pas de vote de motion « ma commune sans migrants »?

Vraiment, oui, ça serait dangereux…

En tout cas, je crois que Claire Audhuy a laissé chez les élus FN d’Hénin-Beaumont un genre de souvenir impérissable…

Ca veut pas dire qu’elle ait mal fait son job. Bien au contraire. Et en vrai je pense que c’est même ça qui les dérange 🙂

(Pour mémoire, j’avais écris à l’époque un article à lire ici  sur son travail remarquable et sur la « polémique » débile qu’avait tenté de lancer le FN à son sujet).