🔵 LES PARENTS D’ÉLÈVES MÉRITENT LE RESPECT !

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue

L’heure est à l’augmentation des prix ! Y compris à Hénin-Beaumont.

Au moment même où les français subissent de plein fouet les hausses de prix du gaz, de l’électricité, de l’essence, le Pouvoir Municipal a eu la bonne idée d’augmenter les tarifs de la restauration scolaire. Quel scandale !

Nombre d’entre vous nous ont fait part de cette nouvelle qui a été imposé par le Pouvoir Municipal, dans son insolente solitude. Au-delà du mépris à l’égard des élus (de la majorité comme de l’opposition), le Pouvoir Municipal méprise les habitants. 

En effet, le Conseil municipal est seul compétent pour fixer les tarifs de la cantine par délibération. Le maire a décidé de se passer des règles élémentaires démocratiques en imposant cette augmentation par simple décision, dans son bureau doré… Surtout, la moindre des politesses serait d’informer les parents de la date effective d’application de ces nouveaux tarifs.

En plus d’être illégale, cette décision est profondément injuste. Au regard du contexte, la municipalité ne devrait pas répercuter la hausse des prix du prestataire de service sur les parents, une répercussion qui va encore peser sur les plus démunis.

Le groupe Osons pour Hénin-Beaumont avait anticipé cette décision hors-sol. À l’occasion du Conseil municipal du 15 juillet 2021, Ines Taourit avait proposé le gel des tarifs municipaux. Que nenni ! les élus RN ont envoyé vos élus sur les roses en promettant de ne pas augmenter les tarifs. Une promesse non tenue par les professionnels de la politique qu’ils sont.

Nous proposons dès aujourd’hui de soutenir les habitants d’Hénin-Beaumont par les mesures suivantes :

🔹De revenir au tarif antérieur dès le mois prochain et de rembourser aux parents la différence

🔹De geler les tarifs et redevances pour l’année 2022

🔹De s’engager à mettre en œuvre à moyen terme une politique tarifaire pour élargir l’accès à la restauration en abaissant les coûts aux familles

✅ Nous sommes et serons toujours là pour vous informer et pour vous défendre !

L’autre journal municipal n°3 – Spécial urbanisme

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Nos campagnes électorales

Le journal de municipal du maire en lasse plus d’un à Hénin-Beaumont. Entre pages entières remplies d’autosatisfaction et insultes et mépris envers tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, l’exercice de propagande est poussé plus loin que n’importe où ailleurs. Et c’est sans compter les droits de réponse systématiques à la tribune de l’opposition municipale, pratique déjà condamnée par le préfet.

Comme nous ne sommes pas du genre à nous laisser abattre, nous avons donc décidé de vous proposer, avec Osons pour Hénin-Beaumont, « L’autre journal municipal », dont voici la 3ème édition, « spécial urbanisme ».

Vous pouvez consulter le numéro 1 en cliquant ici.

Et le numéro 2 en cliquant ici.

Pour nous aider à le distribuer, à le financer où à écrire le prochain numéro, n’hésitez pas à nous contacter! (marine.tondelier@gmail.com).

PROJET PARCOLOG – Réaction à la publication du rapport du Commissaire enquêteur

A Hénin-Beaumont, A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Economie, Environnement, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Prises de position, Sur le terrain

Les deux rapports du Commissaire enquêteur sur le projet d’entrepôts logistiques PARCOLOG (demande d’autorisation d’exploiter et demande de permis de construire) ont été publiés sur le site de la préfecture du Pas-de-Calais.

Malgré la forte mobilisation des riverains et des écologistes du secteur, cet avis est favorable, mais il est assorti de nombreuses réserves (sept, ce qui est très rare) et de recommandations, ce qui est une victoire en soi (rappelons qu’en vertu de la réglementation, l’avis du commissaire enquêteur sera donc défavorable tant que toutes ces réserves ne seront pas levées).

C’est grâce à celles et ceux qui se sont déplacés pour rencontrer le commissaire enquêteur ou ont pris le temps de contribuer sur internet ou par pétition, et nous les en remercions.

LES REMARQUES DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR VONT DANS LE MÊME SENS QUE LES NÔTRES

Notamment, comme nous l’avions préconisé au Commissaire enquêteur, il sera ordonné que le rétablissement des chemins équestres et piétons/cyclistes soit modifié, afin qu’ils soient prolongés jusqu’au rond-point de la rue Fontaine (dans le projet initial, ce passage prisé des sportifs et des promeneurs était menacé). Parcolog devra également modifier les merlons pour que le paysage soit davantage préservé.

En phase avec les questions que nous avons été nombreux à soulever, le Commissaire enquêteur recommande également la réalisation de deux nouvelles études, l’une sur l’impact acoustique et l’autre sur la réalisation d’une nouvelle étude de l’impact sur la pollution de l’air.

Dans son rapport, il pointe aussi de nombreuses erreurs dans le dossier de l’enquête publique, entre autres l’étude d’impact qui est inexacte  puisqu’elle indique que le terrain en question est en friche alors qu’il est actuellement cultivél’étude d’impact est inexacte puisqu’elle indique que le terrain est en friche alors qu’il est actuellement cultivé »). Il souligne également que les informations concernant l’impact du projet sur le trafic routier étaient trop sommaires :  une analyse plus précise a été prescrite sur le sujet, et même après les compléments apportés par Parcolog, le commissaire précise que « cet aspect du projet nécessite une clarification » (nous en assurerons très attentivement le suivi).

Le commissaire enquêteur, avec lequel nous avions longuement débattu sur le sujet, estime par ailleurs que les réponses du pétitionnaire « ne semblent pas entièrement convaincantes sur la question de la saturation du rond-point » alors que l’impact sur les conditions de circulation a inquiété 80% des répondants à l’enquête publique, et « n’est pas entièrement satisfaisante » sur le thème des nuisances sonores et de la qualité de l’air, sujets qui ont été abordés par respectivement 55 et 60% des répondants.  

Idem, alors que nous avions précisé que ce projet aurait pu s’implanter à Delta 3, plateforme logistique voisine qui a le mérite d’être multimodale, le commissaire enquêteur précise que « cette hypothèse aurait dû être évoquée dans le chapitre de l’étude d’impact consacré aux solutions de substitution au lieu d’indiquer : ‘aucune solution de substitution n’a été envisagé pour l’emplacement’ ».

Extrait du dossier de l’enquête publique

UNE POSITION AMBIGUË DE LA MUNICIPALITÉ SUR LE DOSSIER

Il faut rappeler que ce projet existe aujourd’hui, c’est à la suite d’un protocole transactionnel signé par Steeve Briois en octobre 2016 avec Territoires 62 convenant de « la cession rapide des terrains » concernés.  

Toutes les personnes interrogées par nos soins, dont des participants aux réunions de l’époque, nous ont confirmé que le Maire d’Hénin-Beaumont, qui s’est pourtant beaucoup vanté de ce protocole transactionnel mais sans ne jamais s’étendre sur ses conséquences, savait très bien quelle serait la destination des terrains : la construction d’entrepôts logistiques. Pourquoi l’avoir caché à la population à l’époque, pour ne communiquer que sur le volet financier de la transaction? 

Le principe de ce protocole transactionnel avait été validé en Conseil municipal le 12 décembre 2015. Mes collègues élus d’opposition et moi n’avions pas pris part au vote par manque d’information sur le sujet. Nous ne le regrettons pas !

Nous avions également voté contre la révision du PLU du 16 décembre 2016, classant la zone concernée en zone à urbaniser conformément à ce protocole finalement signé en octobre 2016 avec Territoire 62.

Enfin, nous avions déposé au début du mois, en vue du Conseil municipal du 19 juillet 2019, une motion visant à ce que la ville puisse officiellement prendre position contre le projet. Le maire a sciemment organisé le fait que le Conseil municipal soit interrompu par un pseudo incident de séance juste avant son examen, afin de ne pas avoir à répondre publiquement à nos questions qui manifestement l’embarrassent. Ces méthodes nous en rappellent d’autres de l’un de ses prédécesseurs. Nous les espèrions révolues…

Osons pour Hénin-Beaumont continuera à se mobiliser contre ce projet et pour la transparence et la démocratie dans notre ville, au service de ses habitants, de leur santé, de leur environnement et de leur cadre de vie.

Nous nous tenons bien évidemment à la disposition de toutes celles et ceux qui auraient des questions ou des demandes de précision sur le sujet.

Contacts: Marine Tondelier,  Conseillère municipale écologiste (0684861578) // Albert Lebleu et Omar Mehabi, Beaumontois

Retrouvez le texte de la pétition ici (rejoignez les bientôt 500 signataires)

Et toutes les informations sur le projet ici

L’autre journal municipal!

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Autre, Front National, Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position, Sur le terrain

Le journal de municipal du maire en lasse plus d’un à Hénin-Beaumont. Entre pages entières remplies d’autosatisfaction et insultes et mépris envers tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, l’exercice de propagande est poussé plus loin que n’importe où ailleurs. Et c’est sans compter les droits de réponse systématiques à la tribune de l’opposition municipale, pratique déjà condamnée par le préfet.

Comme nous ne sommes pas du genre à nous laisser abattre, nous avons donc décidé de vous proposer, avec Osons pour Hénin-Beaumont, « L’autre journal municipal ».

Vous pouvez le consulter et le télécharger en cliquant ici. Pour nous aider à le distribuer, à le financer où à écrire le prochain numéro, n’hésitez pas à nous contacter! (marine.tondelier@gmail.com)

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ÉDITO

On parle de plus en plus de “fake news”. En français : de fausses informations. Sur internet, dans certains médias, et jusque dans le journal municipal d’Hé- nin-Beaumont! (lisez en page3, vous verrez !).

Pour les combattre, deux armes sont essentielles. La première, c’estl’esprit critique dont nous savons que les habitants de cette ville sont dotés (à la différence de certains, nous avons confiance en votre intelligence). La se- conde, c’est la diversification des sources d’information, qui permet de se forger un avis en confrontant les points de vue.

C’est exactement le but de ce jour- nal ! Vous y trouverez des propositions pour notre ville, des remarques sur ce que l’on y vit, des éléments pour dé- crypter ce que le maire vous raconte…Ici, on est loin de la pensée unique :on vous offre des pistes de réflexion… et vous en faites ce que vous voulez ! Alors voici entre vos mains “l’autre journal municipal”, qui a l’avantage d’être gratuit… et de ne pas être payé par vos impôts, lui !

Si vous souhaitez y contribuer ou nous aider à le financer… rendez-vous page 4. En attendant, nous vous souhaitons une excellente lecture !

MARINE TONDELIER

Conseillère Municipale Pour “Osons pour Hénin-Beaumont”

Prochain Conseil: la déloyauté républicaine du maire atteint des sommets.

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position

Hier, le facteur est passé…

Sa grosse enveloppe annonçait un Conseil municipal à venir… ce Vendredi à 9 heures du matin (à peine 3 jours plus tard). Et une commission préparatoire…. Jeudi à 10 heures du matin (à peine 2 jours plus tard).

Quelque part j’ai « eu de la chance »: je l’avais appris avec deux heures d’avance sur le facteur… sur la page de la ville (parce que nous en sommes rendus là en tant qu’élus municipaux dans cette ville: devoir scruter les réseaux sociaux, informés avant nous des date et ordre du jour du Conseil Municipal).

J’ai « eu la chance » également, contrainte au télétravail par la grève, d’être physiquement présente pour réceptionner le colis.

Je dis « colis » parce que cette convocation était accompagnée de dizaines de pages de documents à étudier, dont le compte de gestion 2017, le compte administratif 2017 et le budget 2018. Rien que ça!

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Le délai qui nous est laissé pour préparer l’examen du budget, censé être un moment clef de la vie démocratique municipale, est proprement scandaleux.
Nous sommes insultés(au dernier conseil des adjoints ont notamment expliqué que j’était homophobe, démago, populiste… et facho – oui oui);
Nos propos et propositions sont manipulés par la majorité municipale à grands renforts de propagande sur sa page facebook et dans le magazine municipal;
Nos micros sont coupés quand nos interventions dérangent le maire en Conseil Municipal;
Nous, élus d’opposition, sommes visés par de multiples procédures judiciaires menées par le Maire aux frais du contribuable pour nous intimider et nous mettre à genoux financièrement;
Les Conseils municipaux ont lieu à des horaires improbables dont nous sommes prévenus au dernier moment.

Mais en se servant cette fois-ci du week-end de Pâques pour raccourcir encore un peu plus notre délai de préparation, le Maire fait preuve d’une déloyauté républicaine qui cette fois atteint des sommets.

Steeve Briois et ses acolytes les plus proches, dont plusieurs sont coupés de la réalité professionnelle depuis bien trop longtemps, prônent l’ « anti-système » mais mènent une vie de professionnels de la politique qui leur fait se croire tout permis.

Quand la conséquence est de nous en prendre plein ma gueule semaine après semaine, on encaisse.

Quand elle se traduit un appauvrissement de la démocratie locale nous ne pouvons l’accepter.

Il faut savoir que cette petite manoeuvre est tolérée par les textes en vigueur mais puisque la majorité municipale a fixé dans son règlement intérieur à 4 jours ouvrés le délai minimal de dépôt des motions et à 2 jours ouvrés celui des questions orales et des amendements, nous en avons cette fois-ci tout bonnement été matériellement empêchés.

Je dis cela avec d’autant plus de colère que j’avais pu constater le matin même en réunion du CCAS (prévenue vendredi pour une réunion du mardi 10h30) que les autres membres du CCAS, eux (des représentants des usagers notamment) se faisaient apporter les dossier directement à domicile par des agents publics qui les appellent même la veille au téléphone pour les en prévenir.
Comment expliquer cette différence de traitement incroyable? (je précise que je ne demande absolument pas de « porteur » mais d’être informée en même temps que tous les autres membres des dates de réunion du CCAS).
Comment expliquer que nous ne recevions AUCUNE invitation municipale, pas même par mail, pas même pour le 14 juillet, lors que plusieurs centaines de cartons d’invitation sont envoyés par ailleurs dans toute la ville avec la mention « le conseil municipal vous invite »?

Vraiment, Steeve Briois, qui déclarait la main sur le coeur en début de mandat vouloir respecter les droits de l’opposition, qui ne cesse à l’agglomération de réclamer du respect pour sa formation politique, est tombé bien bas…

Son attitude témoigne d’un sectarisme inouï, digne de la plus belle politique politicienne, et ne l’honore pas.

« Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place »

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position, Sur le terrain

« Ami, si tu tombes un ami sort de l´ombre à ta place »

Extrait du chant des partisans

 

Il y a des semaines, comme ça, où les émotions se confondent.

La semaine dernière, les écologistes célébraient la victoire historique contre le projet inutile d’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes, après plus de 50 ans de combat.

Simultanément, ma collègue Dounyazade Majidi, élue d’opposition à Hénin-Beaumont, faisait le choix de démissionner de son mandat (lire l’article de La Voix du Nord ici)

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Elle nous avait annoncé son souhait de se retirer quelques jours avant et cela, je l’avoue, m’a profondément affectée.

Parce qu’elle avait été violemment prise à partie sur les réseaux sociaux (« conseillère municipale du bled ») suite à un post facebook du maire la ciblant sur des prétextes fallacieux (leur technique classique).

Parce le maire, alors qu’il a lui même fait d’Hénin-Beaumont une terre promise pour migrants électoraux du FN (Marine Le Pen qui habite à Saint-Cloud, Jean-Richard Sulzer de Neuilly, Bruno Bilde qui était élu régional de Douai et est maintenant député de Liévin, sans compter tous les élus FN des communes avoisinantes qu’ils font ou ont fait travailler à la mairie aux frais du contribuable), avait décidé d’humilier Dounya lors du dernier conseil et dévoilant un faux scoop: à la suite d’un divorce difficile, elle habite temporairement à Oignies car, comme plein de femmes qui divorcent, elle a du quitter précipitamment sa maison.

Parce qu’elle a été victime elle aussi du sexisme ordinaire : lors du dernier conseil, Steeve Briois déclarera d’ailleurs alors qu’elle intervient « vous êtes aussi soulante que l’autre c’est pas possible ». L’autre c’était moi…

Bref, tout a été fait pour la faire craquer.

Lors du dernier Conseil municipal, le Président du groupe FN Bruno Bilde s’était livré à un grand exercice d’hypocrisie, en reprochant au groupe d’opposition de ne pas être paritaire.

Je lui avait répondu que s’il était si attaché que ça (ce dont je doute) à avoir des femmes dans son Conseil Municipal, il pourrait commencer par se remettre en question. Que la corrélation était claire entre l’ambiance et les intimidation infligée lors de ces séances de cirque et le fait que, successivement, toutes les femmes de notre liste refusaient de siégeaient ou démissionnaient. N’est-ce pas d’ailleurs exactement le but qu’ils recherchent?

Je ne pensais pas si bien dire…

Dounyazade a fait aujourd’hui le choix de se préserver et je la comprends. J’ai été présente à ces côtés dans ce moment difficile. Je sais qu’elle le sera pour moi dans les années qui viennent. Parce que la solidarité féminine, ça existe vraiment 🙂

Je suis donc désormais la seule femme de ce groupe d’opposition municipale. Que le Front National se rassure: je ne compte pas démissionner.

Par contre je compte bien dénoncer leur attitude anti-républicaine et dangereuse pour la démocratie, leur harcèlement sur les réseaux sociaux, la chape de plomb qu’ils font régner sur la ville. Comme nous l’avions déjà fait avec elle dans cette tribune dans libération pour expliquer ce que signifiait être élue femme dans une ville FN.

En attendant, nous accueillons dans notre groupe Patrick Dulongpont, le suivant de liste, que nous avons présenté samedi matin à la presse lors de notre cérémonie de voeux à la population. Bienvenue et bon courage à lui, « hauts les coeurs! » 🙂

Comme nous l’avons expliqué lors de la cérémonie des voeux, notre force, dans l’opposition, est notre diversité (mot que le FN goûte peu) et notre force collective. Il y aura TOUJOURS quelqu’un pour remplacer ceux qui ne peuvent plus combattre. A bon entendeur!

 

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Redressement du centre hospitalier d’Hénin-Beaumont: promesses tenues!

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Nord-PdCalais, Prises de position, Santé, Sur le terrain

En septembre 2014, j’étais élue présidente du Conseil de Surveillance du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont, l’hôpital Adolphe Charlon.

La situation était à l’époque catastrophique (10% de déficit en 2013, un record de France). Bruno Bilde, en marge des cérémonies du 14 juillet, m’avait d’ailleurs menacée à mots couverts, si je m’entêtais à vouloir me présenter à sa présidence : « vous sombrerez avec votre hôpital ».

Aujourd’hui, le bilan est là, retracé par un article de la Voix du Nord paru ce jour (cliquer ici pour le lire en entier sur le site du journal)

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Au total:

  • Diminution de l’endettement de l’hôpital de 73% en 4 ans: promesse tenue
  • Aucune saignée dans les effectifs ni mutation forcée: promesse tenue
  • Poursuite des CDIsations, concours, stagiairisations et titularisations malgré tout: promesse tenue
  • Respect du dialogue social: promesse tenue
  • Poursuite des projets et des investissements: promesse tenue

L’hôpital d’Hénin-Beaumont est aujourd’hui une référence sur le territoire pour ses services de gériatrie, de psychiatrie et d’addictologie.

Grâce à un travail d’équipe avec la direction de l’établissement, les syndicats, le Vice Président Kemel, le Ministère et surtout grâce à la mobilisation de tout son personnel, les promesses ont été tenues!

Steeve Briois, pendant ce temps là, a aussi tenu sa promesse de boycott (il était parti en claquant la porte, furieux de ne pas être élu Président sur le seul argument: « c’est mon opposante et JE suis maire donc vous ne pouvez pas voter pour elle »).

Son bilan en 4 ans: 0 intervention, 0 présence en Conseil de surveillance, 0 considération.

Alors même – je le rappelle dans l’article ci-dessous – qu’il est invité à toutes les réunions et que je lui retends une énième fois la main car je trouve invraisemblable qu’un maire délaisse ainsi un hôpital qui est le deuxième employeur de sa ville.

Pour reprendre son expression favorite, je pense que ça s’appelle « être stérile et revanchard »… alors que le sujet ne concerne rien de moins que l’avenir de 600 agents hospitaliers et l’accès aux soins sur le territoire!

Mais ça vous n’en lirez rien dans le Journal de propagande municipal qu’il diffuse avec vos impôts dans les boîtes aux lettres de la ville.

Bien évidemment.

L’opposition n’a pas de proposition? Cas pratique sur les conseils de quartiers!

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Front National, Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position

Ou le jour où le FN a préféré saborder des propositions dont il reconnaissait lui-même la veille qu’elles étaient bonnes et applicables en l’état sans coût pour la commune… juste pour nous punir d’on ne sait pas trop quoi…

« Ils ne font jamais de propositions, ils ne font jamais de propositions », clame le FN à longueur de semaine à propos de notre opposition municipale. « Feignéants », « ils ne travaillent pas », « bons à rien », « aucun projet », vous connaissez la chanson.

De notre côté, nous vous proposons un cas pratique pour comprendre que le problème ne vient pas forcément de nous, car le dernier Conseil municipal nous a offert un épisode assez symptomatique (raconté dans cet article de la Voix du Nord daté d’hier – cliquer sur le lien pour y accéder).

Après une commission de plus de deux heures la veille à 19 heures au cours de laquelle j’avais fait plusieurs amendements à la motion « Conseils de quartier » dont nous avons longuement discuté, j’avais réussi à convaincre le maire et son adjoint Christopher Sczcurek de l’intérêt de baisser l’âge limite pour faire partie des Conseils de quartier à 16 ans (à 16 ans aussi on a un avis à donner sur là où on vit), sur la nécessité d’inclure un critère de parité (sinon le tirage au sort parmi plus de candidats hommes que femmes aboutira à une assemblée déséquilibrée), et sur le fait, puisque les élus (sauf le maire et son adjoint, voyez la subtilité) étaient interdits de Conseils de quartier, d’en exclure aussi les candidats aux élections.

J’avais d’autres idées (notamment le fait de faire présider ces conseils par l’un des habitants et non par le maire, et de les ouvrir aux personnes qui travaillent dans le quartier et qui y passent souvent plus de temps que les habitants qui travaillent ailleurs), dont ils ont fini par dire « on en reparlera ».

Le lendemain en Conseil, Steeve Briois a donc présenté mes 3 amendements « présélectionnés » et ayant fait consensus en commission. Le débat était serein, tout se passait bien (pour une fois). Et puis quand mon collègue Communiste David Noël a voulu poser une autre question (en soulignant que le FN lorsqu’il était dans l’opposition siégeait dans les Conseils de quartier et que dans leur nouveau dispositif leur propre opposition n’en aurait pas le droit), ils sont devenus très agressifs en disant que c’était des méthodes scandaleuses de poser des questions en séance quand on en avait déjà parlé en commission (ah bon?).

Alors j’ai pris la parole pour présenter mes idées (le maire les avait présentées pour moi à ce stade, car le délai d’amendement étant clos avant même la commission il était le seul à pouvoir le faire officiellement sous forme d’amendements), et là, rebelote, au moment où je suis passée aux deux idées « non retenues » la veille en commission, mais que j’avais tout de même le droit de porter au débat, Bruno Bilde est sorti de ses gonds de manière totalement disproportionnée. « Scandaleux », « Méthodes douteuses », « Mauvaise foi », etc

Il a fini par exiger, « en tant que président de groupe » et mettant ses collègues devant le fait accompli, le retrait unilatéral de tous les amendements et le vote de la motion en l’état « en tant que l’état ». Briois y a procédé en urgence sans que nous ne puissions répondre. Dans une telle précipitation que je ne sais même pas s’il a compté que nous votions pour, contre ou que nous ne votions pas.

Il fallait me punir de mon audace d’avoir présenter une idée qu’ils n’avaient pas retenu. Tant pis pour les 16-18 ans. Tant pis pour les femmes. Tant pis pour la démocratie.

Car ces amendements n’étaient pas faits pour me faire plaisir à moi. Ils étaient le fruit de propositions constructives, qui s’appuient sur ce qui marche bien ailleurs de l’avis de tous (à Béthune en l’occurence). Et les mêmes élus avaient reconnu la veille en commission que c’était de bonnes idées.

Morale de l’histoire: le FN est prêt à saborder une idée dont il reconnait lui même qu’elle est bonne et applicable en l’état sans coût pour la commune… juste pour vous punir d’on ne sait pas trop quoi.

#MaVilleAvance comme ils disent

Conseil municipal ce jeudi 21 décembre … à 9 heures!

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Autre, Mon travail d'élue
Un Conseil Municipal a donc été convoqué pour le jeudi 21 décembre à 9heures du matin, nous l’avons appris hier.
 
L’horaire n’est pas pratique mais nous ferons en sorte, avec mes collègues, d’être au maximum présent malgré nos contraintes professionnelles (on sent que les élus de la majorités sont peu nombreux à en avoir).
 
Dans un esprit collaboratif, vous trouverez ci-dessous l’ordre du jour du Conseil Municipal en question. N’hésitez pas à me contacter pour toute remarque et à me poser vos questions.
Nous sommes aussi là pour être vos relais et vos porte-voix!

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Les petits numéros de pipeau de Steeve Briois, épisode 3: oui aux traditions, non à la provocation! #CrècheDeNoël

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Front National, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, On en parle... dans les médias, Prises de position, Sur le terrain

Les juges, la Voix du Nord, les élus d’opposition: Steeve Briois aime se lamenter en expliquant que la terre entière s’est liguée contre lui.

C’est ce qu’il geignait déjà quand son arrêté anti-mendicité a été invalidé en 2014. Couplet qu’il rediffusera en boucle quelques mois plus tard, quand le même tribunal suspendra en urgence sa décision d’abattre 40 tilleuls centenaires rue Berlioz.

Mais il y a une question (qui est pourtant la réponse à toutes les autres) que ne (se) pose jamais Steeve Briois…

Et si le problème c’était lui et sa politique?

L’actualité récente nous en offre un nouvel exemple: Steeve Briois n’assume jamais ses responsabilités ni ses erreurs. Non, il s’est fabriqué une réponse sur-mesure, pratique et passe partout : c’est TOUJOURS de la faute des autres.

La Cour Administrative d’appel de Douai a ainsi réaffirmé la semaine dernière la décision prise en l’an passé par le Tribunal administratif de Lille, et confirmé qu’il était illégal pour Steeve Briois d’installer une crèche dans le hall de la mairie d’Hénin-Beaumont.

Le juge n’a pas ici donné son avis. N’a pas tranché selon son humeur du jour. Mais a rappelé, et ça tombe bien parce que c’est justement son rôle, la loi. Loi qui s’applique à tout le monde. Y compris, ne lui en déplaise, au Maire d’Hénin-Beaumont.

Depuis, Steeve Briois ne décolère pas.

Lui, en tort? « Impossible ». C’est forcément de la faute de TOUS les autres, rage le maire dans un communiqué incendiaire:

« Cette décision scandaleuse viole toutes les traditions de notre pays et confirme la dérive des juridictions administratives qui interdisent les crèches de Noël l’hiver mais autorisent le burkini l’été. Il est particulièrement inquiétant de voir la justice et certains élus avoir pour priorité la destruction de la magie de Noël plutôt que la lutte contre l’insécurité, l’immigration illégale et le chômage« .

Tout en nuances, comme d’habitude…

Mon collègue élu communiste d’opposition David Noël, à l’initiative de cette démarche en justice, est donc livré en pature sur les réseaux sociaux, le contraignant à saisir le procureur de la République suite à la déferlante d’insultes et de menaces de mort dont il a fait l’objet sur la page facebook du maire.

Mais les juges aussi en prennent pour leur grade : « Jugement absurde, invraisemblable, abracabrantesque » écrit Briois dans l’édito du journal municipal. « Décision scandaleuse qui viole toutes les traditions de notre pays et confirme la dérive des juridictions administratives » poursuit-il, sans sourciller, la page suivante, en introduction d’une pétition que vous pouvez signer pour dire, je cite: « je soutiens l’action de Steeve Briois et de la majorité municipale dans la défense de nos traditions » (ceci n’est pas une blague).

« Nos traditions » écrit-il.

NOS TRA-DI-TIONS.

La réthorique est huilée, habilement. Les wagons de la propagande d’enchaînent, prestement. Les faits sont déformés, allègrement.

C’est mignon les traditions. Et ceux qui sont contre sont forcément des cons: signez ma pétition!

Hier soir encore, à l’occasion de la Sainte-Barbe (Sainte-patronne des mineurs qui occupe une place centrale dans la mémoire de notre territoire et est célébrée chaque 4 décembre dans tout le bassin minier), Steeve Briois a délivré un vibrant plaidoyer (ce qui suit est vraiment extrait du discours qu’il a tenu) :

« J’ai à coeur de faire vivre l’ensemble de nos traditions. Elles fondent notre pensée. Notre façon de vivre et notre héritage commun. Surtout, elles nous font aimer la France. Et nous rendent ce sentiment irremplaçable qu’est notre fierté d’appartenir au peuple français. Ce soir, quand je vous vois aussi nombreux dans les salons d’honneur, je me dis que nos traditions ont de beaux jours devant elles et de merveilleux défenseurs. Car oui, aujourd’hui malheureusement, nos traditions sont menacées et nous devons les protéger. Vous connaissez déjà l’incroyable histoire de notre crèche de Noël. Des juges n’avaient visiblement rien d’autre à faire de plus important à traiter ce jour là que celui d’interdire notre crèche municipale. Et parce que je ne veux pas me résigner à voir jours après jours notre mode de vie s’effacer, j’ai lancé le concours de la plus belle crèche de Noël d’Hénin-Beaumont que j’assume pleinement. Vous êtes très nombreux à y participer et je vous invite à y participer encore plus massivement. Revenons cependant à Sainte-Barbe que nous honorons ce soir, et qui nous rassemble. Comme vous le savez, Sainte-Barbe est la patronne des professions du feu. Elle protège les hommes qui ont fait la richesse de notre région: les mineurs auxquels nous pensons bien évidemment, les pompiers mais aussi les métallos. D’ailleurs, demain, ceux qui veulent tout interdire iront-ils jusqu’à demande l’interdiction de célébrer Sainte-Barbe? En effet, cette jeune chrétienne est morte en martyre, pour ne pas avoir voulu sacrifier sa foi. Sommée de renier sa chrétienté, elle préfèrera la torture par la brulure et l’exécution au reniement qui lui était demandé. Cela doit en déranger certains, alors comme elle, défendons avec ferveur nos idéaux et notre civilisation avant qu’il ne soit trop tard. Ce soir plus que jamais, vive nos traditions, vive Sainte-Barbe, et Vive la France. »

Jeanne, au secours, il est devenu fou !

Steeve Briois nous a donc tranquillement expliqué dans son discours sans demi-mesure d’hier soir qu’organiser un concours de crèche de Noël à Hénin-Beaumont, c’est un peu comme « mourir en martyre, pour ne pas avoir voulu sacrifier sa foi ». Pour le paraphraser, toujours, c’est un peu comme si Steeve Briois était « sommé de renier sa chrétienté », mais préférait « la torture par la brulure et l’exécution au reniement qui lui était demandé ».

Un jour, peut-être, même, il sera canonisé. Pour avoir été le sauveur de la tra-di-tion !

La réalité est tout de même un peu plus complexe…

Parce qu’à Hénin-Beaumont, en fait, depuis l’arrivée de Steeve Briois à la mairie, tradition rime avec provocation.

De crèche il n’y a jamais eu en mairie. Ni avant l’élection de Steeve Briois en 2014, ni même en décembre 2014, lors de son premier Noël en mairie.. Cette fantastique idée arrive en 2015.

Pourquoi? Parce que l’Association des Maires de France publie au mois de Novembre de cette année là un « guide de bonnes pratiques laïques », qui préconise notamment de ne PAS installer de crèche dans les mairies.

Vous connaissez la suite: c’est bien évidemment l’année que choisis Steeve Briois, le coquin, pour la faire, sa crèche. Pour la première fois. Le goût du défi sans doute. Ou alors son côté rebelle. Parions que sans cette polémique cette idée ne lui serait jamais montée au cerveau…

Il ne défendait donc pas, en installant une crèche dans la mairie, une quelconque tradition locale. Il cherchait seulement à provoquer, à tester les limites, à attirer l’attention. Et aujourd’hui la justice l’a désavoué pour la seconde fois sur le même dossier.

Cela serait risible si toute cette mascarade ne coûtait pas d’argent aux habitants qui financent avec leurs impôts les provocations de Steeve Briois et ses bras de fer perdus d’avance avec la justice.

Tout comme la mairie récemment rénovée serait belle à admirer, si l’équipe municipale, pour le troisième hiver consécutif, ne nous obligeait pas à la subir en bleu marine.

Surement pour la même raison d’ailleurs qui a poussé hier soir Christopher Szurek, très fier de son petit effet, à conclure la cérémonie de la Sainte-Barbe par la marseillaise car « la Sainte-Barbe est aussi une fête patriotique ». Ah bon ? Jamais vu ça avait à hénin-Beaumont, la marseillaise pour commémorer la Sainte-Barbe… Là encore, surement une nouvelle tradition sauce frontiste.

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Alors permettez-moi de remettre les choses dans le bon ordre pour remédier 5 minutes à toute cette désinformation :

  • Non, les éclairages de Noëll bleu marine, la marseillaire à la Sainte-Barbe et les crèches de Noël DANS la mairie ne sont pas des traditions ni française, ni héninoises, ni beaumontoises, mais une volonté de Steeve Briois de tout mélanger : religion et idéologie.
  • Non, l’opposition n’est pas contre les crèches de Noël ni contre aucune religion ou absence de religion d’ailleurs: elle est contre le mélange des genres malsain auquel Steeve Briois se livre régulièrement.
  • Non, nous ne sommes pas contre les crèches chez vous, sur les marches de l’Eglise ou même au marché de Noêl, mais nous refusons que le maire fasse de la politique avec la religion, ce qui est particulièrement irrespectueux et pour les croyants, et pour les non-croyants, et pour les habitants
  • Non, nous ne demandons pas non plus la fin de la Sainte-Barbe à laquelle nous étions d’ailleurs hier, comme chaque année, plusieurs à participer. Je vous en ai même fait une petite vidéo ici:

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fmarine.tondelier%2Fvideos%2F10155780680816280%2F&show_text=0&width=560

Pour finir et parce que l’avantage avec Steeve Briois c’est qu’on n’a jamais fini de se marrer, je vous propose une petite pépite…

Un coup de sang publié sur son blog il y a pile 9 ans, le 5 décembre 2008, alors qu’il était élu d’opposition. Nous étions justement le lendemain d’une cérémonie de la Sainte-Barbe qu’il n’avait manifestement pas digérée… Ce texte a été publié sur son blog à lui, il y a pile 9 ans, le 5 décembre 2008, alors qu’il était encore élu d’opposition.

Monsieur tradition, le lendemain de la cérémonie de la Sainte-Barbe qu’il n’avait manifestement pas digérée, est excédé, et vitupère:

  • « Notre Père sauce maçonnique »,
  • « messe bolcho-tiers mondiste, politicienne et de parti pris »
  • « avec un curé qui se moque littéralement de la liturgie, au point de lire un texte qui était un Pater Noster  trafiqué »
  • « souillé dans une nasse bien pensante et catholicide »
  • « On se demandera pourquoi les classes populaires ont elles aussi déserté les églises. Vous avez la réponse : une foi molle,  un rite bafoué qui a tout perdu de son caractère solennel »
  • « du bricolage avec les traditions protestantes et évangélistes »
  • « Et pas la peine d’aller s’en plaindre aux évêchés, ils en sont déjà à Vatican 10… ».

Amen !

(si vous ne me croyiez pas le tout est ici, encore en ligne sur son ancien blog).

La lecture de ces morceaux choisis soulignent l’hypocrisie de sa soudaine transformation en héraut, au nom de la tradition catholique, des Crèches de Noël et la Sainte-Barbe.

Un vrai miracle, finalement, qu’il soit devenu en quelques années seulement un thuriféraire de la défense des traditions chrétiennes (laissez-moi rire).

Je concluerai donc simplement, et je suis sure qu’il ne m’en voudra pas, en lui empruntant quelques mots extraits de son fameux article de blog du 5 décembre 2008 « un tel mépris des fidèles et de la tradition me donne juste envie de gerber ».

Joyeuses fêtes de fin d’année tout le monde 🙂 Et merci aux employés municipaux et bénévoles qui ont fait le succès de la cérémonie de la Sainte-Barbe d’hier soir!

DIVERSION – MANIPULATION – INTIMIDATION : lettre ouverte aux habitants d’Hénin-Beaumont

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Front National, Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position, Sur le terrain

Cher-e- Habitant-e-s d’Hénin-Beaumont,

Puisque le FN a décidé de faire diversion, de manipuler et d’intimider à grands coups de « publicité » Facebook, vous avez sûrement pris connaissance de la publication ci-dessous à mon sujet.

 

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Les faits sont les suivants: mes collègues et moi avions engagé en début de mandat une procédure pour faire respecter nos droits vis-à-vis du magazine de propagande municipale que vous recevez chaque mois dans votre boite aux lettres et dont vous savez donc qu’il outrepasse ses fonctions d’informations municipales pour prendre violemment à parti élus d’opposition et journalistes locaux. Comme les exemples de pratique du directeur de publication qui nous paraissent contestables s’étaient multipliés entre temps, nous avons choisi de déposer un nouveau recours plus récent. Pour éviter un acharnement juridique sur la municipalité, nous avons donc décidé de nous désister de ce premier recours. La justice en a pris acte et nous a simplement demandé de rembourser les frais engagés par la mairie. Ce qui est normal et que nous ferons.

Ce n’est pas la première fois que notre maire utilise des « publications sponsorisées » sur Facebook pour m’attaquer ainsi que mes collègues du groupe d’opposition municipale: c’est à dire qu’il paie pour que vous receviez des publications et insultantes et manipulatoires à notre égard. Soit. Chacun considère son rôle républicain de Maire comme il le souhaite.

J’ai quelque part pris l’habitude que le Maire règle ses comptes avec moi par réseau social interposé. C’est sa liberté de le faire s’il juge que je vaux ces sommes qu’il jette par les fenêtres. C’est surtout très paradoxal d’expliquer que je ne sers à rien et que je n’existe que dans les médias… mais de me consacrer un véritable budget communication, pour parler, lui-même, de moi, mois après mois. Peut-être que si nous étions si nuls qu’il le dit il ne le ferait pas, d’ailleurs…

Je trouve par contre extrêmement choquant qu’il le fasse cette fois via la page Facebook de notre ville, et pas sa page personnelle « Steeve Briois » qui elle n’engage que lui.

Qu’un maire utilise les outils de communication municipaux pour mettre en avant ses réalisations et relayer la vie municipale est une chose: c’est même leur but premier. Qu’il détourne ces moyens pour régler ses comptes avec une opposante municipale en est une autre. C’est choquant sur un plan moral. Sur un plan éthique. Et sur un plan politique. 

Je reste très calme et prends cela avec beaucoup de détachement (c’est ce que l’on apprend à faire quand on est élue d’opposition dans cette ville). Mais parce qu’il est est important de défendre la vérité, je souhaite rétablir certains faits par moi-même. Et suis contrainte de sponsoriser à mon tour cette publication pour que les personnes qui ont reçu le message initial de la ville reçoivent mes commentaires à son sujet et aient tous les éléments en main pour juger par eux-même (je ferai par ailleurs parvenir un droit de réponse au maire en lui demandant – c’est la loi – qu’il le fasse paraître sur la page facebook de la ville où mon honneur a été mis en cause, mais je sais par expérience que le risque est que cela prenne du temps… ou même que mon courrier soit ignoré parce ce grand démocrate).

Je précise que je le fais sur mes deniers personnels. Et sur ma page Facebook personnelle. Contrairement au maire, je n’utilise pas les outils de communication officiels de ma ville pour régler mes comptes. J’aimerais d’ailleurs que l’on fasse un jour la somme de ce que ce genre de stratégie coûte au contribuable héninois.

« Hénin-Beaumont c’est vous » titre chaque mois son journal municipal qui sert d’arme de propagande massive. Il a raison. Hénin-Beaumont, c’est vous. C’est votre argent aussi.

Ces éléments de contexte étant rappelés, passons-en à l’analyse de cette publication du 2 novembre qui reprend 3 des méthodes préférés du Front National: la Diversion, la Manipulation et l’Intimidation.

 

— DIVERSION —

Cette charge violente intervient comme par hasard le lendemain de la révélation d’une information grave et très embêtante pour la municipalité, et dont le maire souhaiterait détourner votre attention.

Après une longue enquête de police, Christopher Szczurek vient d’être mis en examen pour la création en 2015 d’une page Facebook « La Voie d’Hénin ». Cette page anonyme, ramassis de rumeurs, de propos gravement diffamatoires et de fake news à la Trump, insultait les élus d’opposition, employés municipaux « dérangeants » pour le maire et les journalistes de la Voix du Nord qui ont fini par déposer plainte… L’enquête qui s’en est suivie a fait le lien entre cette page et l’adresse « IP » (numéro d’identification d’un ordinateur) de l’adjoint Héninois! Si nous sommes dans l’attente du jugement définitif dans cette affaire, les faits en notre possession, qui confirment nos soupçons, sont pour le moins troublants.

C’est grave, car en plus d’être l’assistant parlementaire de Bruno Bilde et d’une députée européenne (là encore c’est son droit), Christopher Szczurek est aujourd’hui… l’adjoint à la communication de notre ville. Dans n’importe quelle autre ville, un adjoint qui serait soupçonné de créer des pages anonymes pour insulter et mentir sur d’autres élus, les journalistes locaux et des employés municipaux serait contraint à des explications (ce que nous n’avons toujours pas, son silence est assourdissant), ou à la démission (vous avez d’ailleurs été nombreux-ses à signer la pétition que j’ai lancée en ce sens). Partout, sauf à Hénin Beaumont!

Les élus FN héninois avaient en plus plusieurs fois affirmé que « la Voie d’Hénin » n’avait rien avoir avec eux. Dans n’importe qu’elle autre ville, il devraient faire leurs excuses aux habitant-e-s pour avoir menti, et aux élus, journalistes et employés municipaux qui ont été insultés. Partout, sauf à Hénin Beaumont!

Extrêmement mal à l’aise mais trop fier pour s’excuser et en tirer les conséquences, Steeve Briois choisit donc de faire ce qu’il sait faire de mieux: insulter, à nouveau.

— MANIPULATION —

Pour faire diversion, le Front National produit donc un post facebook outrancier dont il est question ici, qu’il diffuse à un maximum d’habitants de la ville à grand renforts de « sponsor facebook ». La formulation de ce post est manipulatoire à bien des égards. Démonstration !

  • Premier paragraphe: « Marine Tondelier condamnée par la justice« . Ca commence fort. Ce titre donne le sentiment que j’aurais personnellement été condamnée. Or le recours en question émanait du groupe des élus d’opposition d’Hénin-Beaumont dans son ensemble. Pourquoi donc me cibler personnellement? Parce que la veille, j’avais appelé pour les raisons ci-dessous à la démission de Christopher Sczcurek et que n’ayant rien à répondre, le maire a décidé astucieusement d’allumer un contre feu pour essayer de m’impressionner en me salissant. Technique classique. Il ne s’agit par ailleurs pas d’une condamnation en tant que telle : nous devons rembourser les frais de justice suite à notre désistement – là encore c’est naturel -, mais ne sommes pas condamnés sur le fond.
  • Deuxième paragraphe: « Marine Tondelier et sa clique viennent d’être condamnés par la justice. ». Cette deuxième phrase enfonce le clou, pour ceux qui auraient lu trop rapidement la première. Ainsi le groupe d’opposition devient « Marine Tondelier et sa clique ». Chacun jugera s’il trouve normal qu’un maire, sur la page facebook officielle de la mairie, appelle ainsi son opposition. Notez que si ce jugement était intervenu une semaine où David Noël, mon collègue d’opposition communiste, avait causé du tort au maire, l’article aurait surement écrit « David Noël et sa clique« . Le contexte dicte ici qui se prendre la foudre du maire alors que c’est bien 6 personnes qui ont déposé, conjointement, ce recours.
  • Troisième paragraphe: « En effet, l’opposition stérile et revancharde avait traduit la commune devant la justice, se plaignant du mépris supposé de son droit d’expression. Dans un mémoire particulièrement limité intellectuellement, Tondelier réclamait davantage de place dans le magazine municipal pour déverser sa haine d’Hénin-Beaumont et de ses habitants. » Trois choses sont ici à noter:

  1. La haine de l’auteur s’accentue ici: « stérile et revancharde », « limité intellectuellement », on retrouve les expressions favorites du maire et de son équipe. Il ne suffit pas de trouver une formule choc, il faut la répéter semaine après semaine tout au long du mandat. Le maire a le droit d’expliquer que nous sommes « stériles et revanchards », mais je trouve personnellement que cette expression serait parfaite pour qualifier le post facebook que nous sommes ici en train de commenter… et qui vient de lui. Cela s’appelle « projeter sur autrui ses propres turpitude », ou encore « voir la paille dans l’oeil du voisin – ou de son opposition – mais pas la poutre dans le sien ». Un grand classique chez notre maire qui, par exemple, alors qu’il est membre du Conseil de surveillance de l’hôpital local, refuse depuis plus de 3 ans d’assister à ses travaux car je l’y ai battu lorsqu’il s’est agi d’en désigner le-la président-e. 850 agents. Le plus gros employeur de la ville. Des enjeux de santé majeurs pour le territoire. Mais une aigreur et un égo trop forts pour s’y intéresser. Je vous confirme donc que pour ce qui est d’être « stérile et revanchard », le maire y connait donc un rayon. Quand à nous, élus d’opposition, nous siégeons en conseil municipal et jouons notre rôle, malgré la défaite aux municipales. Même si le maire fait tout pour nous en empêcher en programmant par exemple les Conseils municipaux le vendredi matin et en ne nous envoyant les convocations que le lundi précédent, histoire de compliquer la tâche à celles et ceux d’entre nous (5 personnes sur 6) qui ont une activité professionnelle contraignante qui nécessite d’anticiper et d’organiser les choses pour s’en absenter.
  2. L’auteur évoque ensuite au sujet de l’opposition le « mépris suppo de son droit d’expression ». N’importe qui a déjà pris le temps de feuilleter le bulletin municipal a pu constater, sans avoir besoin pour cela d’être sorti de l’ENA, à quel point celui-ci pose question. La municipalité y répond par exemple systématiquement à nos tribunes d’opposition sous forme de « droit de réponse » directement accolé à notre texte, ce pour quoi il a d’ailleurs déjà été rappelé à l’ordre par la préfecture (les éléments ici). Il est également fréquent que des attaques directes aient lieu contre l’opposition (ou la Voix du Nord) dans l’édito du maire, ou dans les pages suivantes, sans que nous ne puissions y répondre. Le recours dont il est question ici avait été déposé en début de mandat suite à la division par 2 de la taille de notre droit d’expression. Il nous avait alors paru  légitime de contester cette décision en justice après l’avoir constestée, sans succès, en conseil municipal où il ne vous aura pas échappé que nous ne sommes pas majoritaires. Mais à la lecture des numéros suivants du magazine municipal, nous avons estimé qu’il était plus utile de nous désister de cette procédure pour en introduire une autre, plus complète – et prenant en compte les pratiques constatées entre temps-,  procédure que mon collègue David Noël a engagée il y a peu.
  3. Finalement, ce paragraphe explique que je « déverse ma haine d’Hénin-Beaumont et de ses habitants ». Alors là c’est la meilleure… Je pense que l’égo de Steeve Briois le pousse de plus en plus à se prendre, lui tout seul, pour la ville entière. Il en est le maire, certes. Mais critiquer Steeve Briois ne veut pas dire critiquer Hénin-Beaumont ni ses habitants (dont je fais d’ailleurs partie, ainsi que mes collègues). C’est valable pour l’opposition municipale, c’est valable pour la Voix du Nord, c’est valable pour tous les autres observateurs. Steeve Briois ne peut pas à chaque fois qu’une remarque le dérange, nous accuser de haine de la ville et de ses habitants. Si nous détestions cette ville nous n’y habiterions pas. Si nous détestions cette ville nous n’y serions pas élus. Je rappelle que ce mandat est bénévole (nous ne touchons pas d’indemnité contrairement aux élus de la majorité, et d’ailleurs nous n’en demandons pas). Qu’il nous prend beaucoup de temps. Et nous cause beaucoup de problèmes (insultes du maire, attaques violentes dans le journal municipal et sur les réseaux sociaux, procédures judiciaires à répétition, réunions qui tombent systématiquement pendant nos horaires de travail). Si nous nous accrochons, c’est que nous estimons que cette ville a besoin d’élus qui disent les choses quand ça ne va pas. Quand le maire vous prend pour des imbéciles, ne prend pas les bonnes décisions, ou cause du tort à des employés municipaux, telle association ou telle structure, etc. Ca ne veut pas dire que nous disons pour autant que tout va mal: il arrive souvent que nous votions des délibérations en conseil municipal lorsqu’elles vont dans le bon sens. Mais cela signifie que dans chaque ville, il est utile qu’il y ait une opposition municipale. Je considère que Steeve Briois ne déversait pas sa haine d’Hénin-Beaumont lorsqu’il demandait à Gérard Dalongeville de rendre des comptes sur sa gestion financière. C’est la même chose aujourd’hui lorsque nous demandons des explications à l’abattage soudain de 40 arbres centenaires, lorsque nous questionnons l’installation d’une crèche religieuse dans le hall de la mairie alors qu’elle pourrait être mise dans un lieu plus neutre (autour de l’église), lorsque nous dénonçons l’adoption en Conseil municipal d’une charte « ma commune sans migrants » que nous jugeons xénophobe, lorsque nous nous inquiétons des pressions subies par certains employés municipaux, etc. C’est notre manière de défendre une ville et ses habitants, pour lesquels vous connaissez notre attachement. Ce sont les valeurs sur lesquelles nous avons été élus que nous défendons.
  4. Quatrième paragraphe: « Las, les juges du Tribunal Administratif de Lille ont condamné la bobo parisienne à 1000 euros à rembourser à la Commune d’Hénin-Beaumont au vu de ses frais de justice« . Là aussi ce paragraphe mérite commentaire. Il est déjà comique de lire, de la plume de l’équipe FN, « les juges du Tribunal Administratif de Lille », sans qu’aucune insulte n’y soit accolée. Car quand le Maire d’Hénin perd une procédure, on a droit « aux juges gauchistes », à « une décision incompréhensible », etc. C’est marrant comme son analyse peut être à géométrie variable. De notre côté, nous savions les risques que nous prenions en déposant ce recours comme les autres, sachant que la justice administrative n’est pas une science exacte et que quand on va aux justice, il faut toujours se préparer, éventuellement, à perdre. Et lorsque nous perdons, ou nous désistons et sommes condamnés à indemniser la commune (donc vous) pour les frais de justice engagés, nous en assumons l’entière responsabilité. C’est pour cela que nous ne ferons pas appel en insultant la planète entière et le tribunal administratif. Non, nous paierons ces 1000 euros pour rembourser à la mairie de ses frais d’avocats. Par ailleurs, vous constaterez que le maire m’appelle dans ce paragraphe « la bobo parisienne ». Je veux bien que le maire m’explique, à moi qui suis née, ai grandi et habite à Hénin-Beaumont que je suis une « bobo parisienne » si ça l’amuse. C’est pour lui une manière commode de faire diversion sur le fait que notre ancien adjoint aux finances, Jean-Richard Sulzer, habite Neuilly sur Seine et y soit d’ailleurs retourné, en abandonnant récemment son mandat ici. Une manière aussi d’éluder le fait que la seule élue du coin qui habite en Ile de France soit du Front National: Marine Le Pen, que l’on a la chance d’apercevoir que lorsqu’elle se décide à faire un aller retour express. Donc là aussi, la paille, la poutre… Je suis née à Hénin-Beaumont, j’ai d’ailleurs deux grands parents d’Hénin et deux de Beaumont, j’habite dans le centre ville même si je n’ai jamais pu trouver de travail, dans mon secteur, ici. Ca embête peut-être Steeve Briois mais c’est ainsi.
  5. Cinquième paragraphe: « La municipalité se félicite de cette décision qui vient mettre un sérieux coup d’arrêt au harcèlement judiciaire que les élus d’opposition ont entrepris, furieux de leurs résultats électoraux. » Steeve Briois est gonflé de parler de harcèlement judiciaire à propos de l’opposition, lui, qui lance une nouvelle procédure à chaque crise de nerfs de Bruno Bilde (et elles sont nombreuses), à chaque fois en finançant ses procédures par l’argent du contribuable. L’opposition, elle, finance elle-même ses procédures. Notez d’ailleurs que si la mairie était si sûre d’être dans les clous, elle n’aurait pas recours à des avocats si coûteux. Les Héninois seront donc heureux d’apprendre qu’ils financent dans cette procédure et dans plusieurs autres de la municipalité les activités de Maître Frölich, ancien militant du GUD et avocat Place Vendôme, dans un des quartiers les plus chers de Paris. Vous serez par ailleurs heureux d’apprendre que la mairie, non seulement envoie par dizaines les droits de réponse à la Voix du Nord, mais les fait porter par huissiers (tout cela VOUS coûte cher). Dans n’importe qu’elle ville, le maire ferait un bilan des procédures qu’il lance lui-même. Sauf à Hénin Beaumont.

— INTIMIDATION —

Diversion, Manipulation, donc, mais aussi… Intimidation.

In fine, le fond manipulatoire de cette publication importe peu. C’est l’écume des jours. Ce qui alerte c’est la méthode et ses conséquences.

Pourquoi m’afficher ainsi, outre pour faire diversion de l’embêtante affaire de « la Voie d’Hénin »? Pour tenter de m’intimider. De peser sur mon moral. Une vraie guerre des nerfs. Ce genre de post facebook de la mairie, ce sont ensuite des dizaines de messages de personnes, que je connais ou non, qui viennent me demander ce qu’il se passe. Exposer pour humilier. Une stratégie à laquelle le maire à déjà eu recours à plusieurs reprises à mon égard.

J’encaisse. Et continuerai d’encaisser. Car je considère qu’il est de mon devoir moral de militante de ne pas me laisser impressionner par ces pratiques que je juge anti-républicaines.

Mais je sais aussi à quel point ce genre de pratique dissuade l’engagement. Des tas de personne qui souhaiteraient s’intéresser à la vie municipale, s’engager pour leur ville, ne le font pas car ils reçoivent régulièrement ce genre de publication et ne veulent pas être les prochains à être ainsi « affichés » par le maire sur les réseaux sociaux ou dans le journal municipal. Cela nous rappelle quelques sombres périodes de l’histoire, où les même stratégies de propagande ont été employées. Elle n’honorent pas leur auteur.

Alors voilà, j’ai trouvé nécessaire de vous écrire pour vous dire cela, estimé que je vous devais, en tant qu’élue, ces explications, car il était légitime que la publication facebook de la ville vous interpelle.

J’ai toujours été disponible pour les échanges, même avec celles et ceux qui ne partagent pas mes convictions. Je le reste donc pour toute question.

Sincèrement,

Ecologiquement,

Héninoisement et Beaumontoisement,

Marine Tondelier.

PETITION – Mis en examen, l’adjoint FN Christopher Szczurek doit démissionner!

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Front National, Hénin-Beaumont, Humeur, Mon travail d'élue, Prises de position, Sur le terrain

Mis en examen!

La nouvelle est tombée ce matin: l’adjoint Héninois, conseiller départemental FN et ex tête de liste bleu marine pour les élections sénatoriales Christopher Szczurek est mis en examen par un juge d’instruction du tribunal de Lille dans l’affaire dite de la page Facebook anonyme « La Voie d’Hénin ».

Cette page facebook infamante crée en décembre 2015 prétendait « Reinformer sur l’actualité Henin-Beaumont » « sur un ton impertinent et libre », mais s’était surtout avérée, semaines après semaines, être une machine à insultes et à propos diffamatoires gérée en ligne directe par la mairie frontiste.

Les élus FN avaient toujours nié en être à l’origine et la gérer « en direct » mais sa date de création après des menaces lourdes de sens en Conseil municipal et le fait par exemple que des vidéos de ce même Conseil Municipal y ait été publiées dès le lendemain, dont l’angle de la prise de vue correspondait pile poil à celui de la caméra officielle de la mairie, ne laissaient aucun doute à ce sujet.

1609986_1079205518797050_7127455021912268101_nPour alimenter le bras de fer insensé dans lequel Steeve Briois s’était lancé contre le journal local « La Voix du Nord » accusé à tort de « salir la ville » – en langage FN ça veut dire « traiter objectivement l’actualité locale » mais tout ce qui ne fait pas leur promotion les dérange, c’est bien connu -, cette page était entrée en croisade contre toutes celles et ceux qui n’allaient pas dans son sens.

Les insultes, mensonges et ragots niveau Closer y pleuvaient donc régulièrement contre la Voix du nord, les élus d’opposition et les syndicalistes du personnel municipal, le tout sous le sceau de l’anonymat.

Y fleurissaient des théories complotistes délirantes, sorties d’un esprit manifestement tordu adepte des bonnes vieilles méthodes fascisantes dont on pensait qu’elle appartenait, en France au moins, a un autre siècle.

J’y étais accusée d’occuper un emploi fictif et mon collègue d’opposition Geoffrey Gorillot et sa femme Florence Binaisse des emplois de complaisance, la supposée collusion entre l’opposition municipale et la Voix d’Hénin y faisait l’objet de fantasmes obsessionnels de l’auteur, les moqueries sur le physiques étaient également fréquentes, et d’un grand courage puisqu’anonymes.

Cette page Facebook a pourri la vie d’un certain nombre d’entre nous pendant des mois. Le syndicaliste CGT et employé municipal René Gobert, appelé « judas » et accusé d’avoir obtenu son emploi par favoritisme « car sa fille a été très dévouée auprès de Dalongeville! ». Ces deux publications le concernant font l’objet d’un contentieux et ont été supprimées depuis.

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Le triple objectif de tout cela?

  1. Aller plus loin dans l’ambiance de propagande et de délation déjà installée en ville par la page facebook officielle du maire et le journal municipal régulièrement détourné de ses fonctions de base pour insulter la Voix du Nord et l’opposition
  2. Accentuer la pression psychologique mise sur nous
  3. Dissuader celles et ceux à qui viendrait la folle idée de s’opposer au maire de passer à l’action, en leur faisant comprendre à quelle type de lynchage public ils s’exposeraient

Visage masqué, la municipalité frontiste se permettait des propos qu’elle savait diffamatoires pour éviter d’avoir à répondre de leurs allégations devant la justice. 

Raté: la presse révèle en effet aujourd’hui qu’un lien a été établi entre les adresses informatiques (IP) du créateur de la page La Voie d’Hénin et celle de l’ordinateur de Christopher Szczurek, President du groupe frontiste au Conseil municipal d’Hénin-Beaumont et Adjoint à la vie associative et culturelle. Depuis l’élection de Bruno Bilde, alors adjoint à la communication, Crjstopher Szczurek a en outre repris cette délégation.

Comment, mis en examen pour de graves faits de diffamation sur les réseaux sociaux, pourrait-il rester adjoint à la communication de notre ville?

Il doit démissionner.

En attendant qu’il se décide, je propose que sa délégation soit revue et qu’on l’appelle désormais « adjoint à la propagande, à la manipulation, à l’insulte et au mensonge ».

Pour signer cette pétition, rendez-vous ici!

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Emplois fictifs, financement illégal de campagnes électorales, incitations à la haine: ce parti qui affichait le slogan « tête haute et mains propres » mais multiplie depuis les mises en examen devrait baisser les yeux et repasser un petit coup de Karcher dans ses rangs.

Quand je pense que ces mêmes personnes attaquent mon livre Nouvelles du Front en justice pour diffamation, et aux frais du contribuable héninois s’il vous plait, il y a de quoi rire… ou pleurer.

J’en profite donc pour vous en proposer deux extraits qui évoquent justement « La Voie d’Hénin » et qui sont donc plus que jamais d’actualité.

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« La bagarre débute véritablement avec la CGT lorsqu’un de ses membres avertit La Voix du Nord de l’installation des caméras de vidéosurveillance. On ne brise pas impunément la loi du silence! René Gobert est alors pris pour cible. Tout semble ensuite fait pour le pousser à bout. La page Facebook anonyme « La Voie d’Hénin», dont je vous reparlerai plus tard, est utilisée pour le harceler. Le 18 avril 2016, un post tente de le faire sortir de ses gonds: «Pourquoi Gobert a-t-il été embauché à la mairie? Car sa lle a été très dévouée auprès de Dalongeville!» L’attaque a beau être basse, personnelle et insultante, elle est «likée» par trois élus, Nicolas Moreaux, Anthony Garénaux et Aurélia Beigneux, ainsi que par plusieurs employés. Récidive le 22avril 2016 sur «La Voie d’Hénin»: «Attention au judas Gobert. Le représentant de la CGT ne vous défend pas. […] Agents municipaux, ne vous laissez pas manipuler par cet opportuniste de René Gobert. C’est un menteur qui ne sait même pas écrire.» Les mêmes «aiment». Un mois plus tard, Steeve Briois poursuit l’acharnement et écrit au secrétaire syndical pour lui imposer un changement d’a ection: celui qui jusque- là o ciait comme animateur à la maison de quartier de Darcy se voit proposer un poste d’agent d’entretien des locaux.

Le 7 juillet, les nerfs à vif, le syndicaliste poste sur son pro l Facebook une réponse de mauvais goût: une photo de carabine à plomb accompagnée du statut «J’aurais pas tiré sur la police ni sur le GIGN ni sur la municipalité. j’aurais tiré sur deux cons en mairie». Steeve Briois demande immédiatement sa révocation de la fonction publique et dépose une plainte contre lui au tribunal de grande instance. René Gobert est en arrêt depuis. Pour dépression.

Le jour de son audition par le conseil disciplinaire, le 4 décembre, son avocat plaide la provocation. Il semble qu’il ait été entendu puisque le coupable n’écope non pas d’une révocation, la sanction la plus lourde, mais d’un blâme, une sanction pour faute légère. Son avocat m’explique par téléphone: «Là où ils sont très malins, c’est que le cercle administratif et les décideurs de la commune ne portent jamais le glaive. Cela se fait en o , par exemple par le blog La Voie d’Hénin. La di é- rence essentielle avec les autres mairies sur lesquelles j’ai travaillé, c’est qu’à Hénin-Beaumont, quel que soit le contentieux, on peut démontrer un véritable harcè- lement et des insultes sur les réseaux sociaux. Ils disent qu’ils n’y sont pour rien mais c’est la seule mairie où ça se passe comme ça. Leur stratégie de conquête du pouvoir ne laisse rien au hasard. En cas de contentieux administratif, tout le monde est au courant, la toile s’en amme. »

Le but est d’isoler l’agent visé. Ses collègues nissent par s’en éloigner, craignant qu’il n’apporte des problèmes puisqu’il est devenu une cible manifeste de leurs chefs. Dans le cas de René Gobert, cela fonctionne assez bien : «Dès que les gens ont compris que j’étais surveillé, plus personne n’a voulu me parler en mairie. Mais on arrivait quand même à communiquer. Y a des trucs qui passent dans les poignées de main par exemple. Je sens des émo- tions, parfois même une forme de soutien. »

En plus des sou rances qu’il génère, cet acharnement est onéreux. Des méthodes d’investigations coûteuses sont déployées avec pour seule intention de « coincer » un agent incriminé. Du 3 mars au 27 juillet, la commune a ainsi fait établir cinq ou six volumineux constats d’huissier pour un montant estimé à plusieurs milliers d’euros. Au lieu d’ouvrir la discussion, de demander des explications sur un comportement inapproprié, les supé- rieurs hiérarchiques tissent patiemment une toile autour de leur proie, alimentant des mois durant un rapport à charge qui permettra de l’assommer. Ces procédés sont dangereux, malsains et contraires aux valeurs de la fonction publique.

René Gobert est le seul à être incriminé. D’autres subissent également les foudres des élus sans oser en parler. Les menaces de sanctions disciplinaires envoyées à domicile avec accusé de réception sont devenues une pratique courante.

Un jour où j’alerte sur l’état psychique des employés en conseil municipal et où je demande au maire d’être vigilant, Briois répond, désinvolte: «Les gens sont heureux de travailler avec nous! Personne ne s’est encore suicidé!» Tout va très bien, madame la mar- quise… Un cadre encore éberlué par la scène revient sur cet épisode: «Il s’est dépêché de passer au point suivant, mettant n au débat de manière très abrupte. Tu semblais vraiment préoccupée. Ça nous a fait du bien de l’entendre. »

Certains, optimistes, se rassurent à leur manière, comme ce syndicaliste qui répète à qui veut l’entendre: « Le pouvoir d’un maire est éphémère. C’est comme une grande roue. Un jour t’es en haut, le lendemain tu peux être en bas… À Hénin on en sait quelque chose ! »

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 » Lors du conseil municipal du 12 décembre 2015, veille du deuxième tour des élections régionales, le Front national cherche à prendre une énième revanche sur le quotidien. Bruno Bilde prévient : La Voix du Nord, elle va voir ce qu’elle va voir! Il promet: son insupportable monopole va bientôt voler en éclats ! Il nous réserve une petite surprise…

Effectivement. Le 15décembre 2015 apparaît une mystérieuse page Facebook. Elle suscite immédiatement la curiosité. «La Voie d’Hénin» a che son slogan: « Réinformez-vous sur l’actualité d’Hénin-Beaumont » et se présente comme «une page Facebook d’information sur un ton impertinent et libre». C’est sûr que côté impertinence, nous sommes servis !

La page est anonyme mais, après les annonces de Bruno Bilde, c’est comme si elle était signée. Les hostilités com- mencent le jour même dans une seconde publication intitulée «La soirée secrète de l’opposition à l’agence héninoise de La Voix du Nord ». Le matin même, la jour- naliste de La Voix du Nord est venue nous demander quelques explications sur un point du conseil municipal. L’ambiance délétère de la salle ne nous a pas permis de discuter sur place et nous nous sommes donnés rendez- vous à l’agence locale du journal. En temps normal et dans une ville normale, cela ne poserait pas de problème. Ce type d’entretien n’est en rien contraire à la déonto- logie. Marine Le Pen a d’ailleurs déjà accordé plusieurs interviews à Pascal Wallart dans ces mêmes bureaux.

Mais à Hénin-Beaumont, comme l’indique l’œil inquisiteur du logo de « La Voie d’Hénin », nous sommes sous surveillance. Les caméras de «vidéoprotection» souhaitées par le maire ne sont pas encore installées mais bien probablement des petits espions jouent déjà ce rôle. La plume de «La Voie d’Hénin» extrapole donc lar- gement quand elle estime que «les élus de l’opposition, selon plusieurs témoins, ont passé la soirée de samedi à La Voix du Nord. De là à parier que la réunion visait à harmoniser les éléments de langage entre Céline Debette [journaliste de l’agence locale] et l’opposition, il n’y a qu’un pas, que nous franchissons.» Dans les jours et les semaines qui suivent, la démonstration manipulatoire, qui ne repose sur rien d’autre que sur du vent, continue. «La Voie d’Hénin» poursuit son œuvre. Les journalistes de l’agence locale de La Voix du Nord sont pris pour cible nommément, un par un, attaqués même sur leur physique. Chacun en prend pour son grade, en alternance avec les membres de l’opposition et quelques autres têtes de Turc, comme le Parti socialiste ou la CGT. Le Front national a toujours nié être à l’origine de cette page Facebook anonyme… Comment expliquer que le ou les auteurs soient en possession quasi immédiate des enregistrement vidéo de la municipalité? Que la ligne éditoriale de la page Facebook soit exactement la même que celle de la propagande municipale et que « La Voie d’Hénin » partage les publications de Steeve Briois ?

Systématiquement, quand un article nous concernant paraît dans La Voix du Nord, «La Voie d’Hénin» dénonce du favoritisme. La main “anonyme”, dans la lignée des articles de blog de Steeve Briois, lequel avait été jusqu’à présenter Pascal Wallart, à l’occasion des élec- tions départementales de 2015, comme mon directeur de campagne, écrit, le 26janvier 2016: «Tiens, un article sympa sur Hénin ! Ah oui, c’est sur Tondelier ! On trouvait ça tellement étrange. »

Cette obsession du FN à propos du traitement médiatique de leurs concurrents est maladive, ce qui est d’autant plus incompréhensible qu’ils n’ont rien à envier à personne, étant donné la très large couverture presse dont ils béné cient. Mais il faudrait que nous n’existions pas pour qu’ils arrêtent de se plaindre… En mai 2016, je suis en plein bras de fer avec la mairie : elle a décidé d’abattre quarante tilleuls centenaires malgré un arrêté suspension du tribunal administratif en ma faveur. Je suis contrainte de mobiliser une trentaine de collègues, au petit matin, pour empêcher les tronçon- neuses d’entrer en action. Bruno Bilde est là aussi, iPad à la main, pour photographier tous les présents. Il prend à partie les journalistes : « Monsieur, vous êtes là pour faire le buzz et le service après vente d’une élue qui a fait 4 % aux élections régionales […] Vous êtes aux ordres. » À la journaliste de France 3 qui cherche justement à recueillir sa version pour le reportage qu’elle prépare, il lance, devant tout le monde: «Je vous parlerai lorsque vous appliquerez un traitement égalitaire.» Ce petit jeu peut durer longtemps… Rageur, Steeve Briois publiera le len- demain un communiqué sur sa page Facebook: «Hier matin, dès 7h30, les journalistes de M6, France 3, et la Voix du Nord évidemment, ont répondu au plan com de l’opposition comme de vulgaires toutous […]. On savait que cette profession était la plus moutonnière au monde. Ne leur manque désormais que le collier et la laisse…» Les journalistes en question ont même la chance d’appa- raître en photo pour illustrer l’article.

Pour tenter d’asphyxier la presse locale, le FN héninois a un autre moyen redoutable: ils ne font parvenir aucune information utile à La Voix du Nord, stratégie parfaitement assumée par Bruno Bilde, qui explique au journaliste de Libération Dominique Albertini (31 juillet 2016) : « Je ne leur le plus aucune information, sauf cas extrême. Pascal Wallart, interviewé pour le même article, commente: «Cette attitude est contre-productive pour eux. Car le résultat, c’est qu’on ne couvre plus l’actualité politique de la ville. Ils font sans doute des choses très bien, mais on ne les voit plus et le maire n’apparaît plus en photo. Ils auraient intérêt à a cher leur sérénité, plutôt que de fonctionner à la trique.» Et hop, c’est reparti pour un tour… Nouveau journal municipal, titre évocateur : « Nouvelles attaques de La Voix du Nord contre la ville d’Hénin-Beaumont». Et les deux frag- ments de phrase suivants, isolés et attribués à Pascal Wallart: «On ne couvre plus l’actualité politique de la ville» et «Le maire n’apparaît plus en photo». Toute la partie sur le refus de communiquer avec le journal local a disparu. On a l’impression que Wallart a décidé de son propre chef, dans un accès de mauvaise humeur, de ne plus parler d’eux. La guerre des nerfs continue… et semble avoir de beaux jours devant elle. »

 

Décidément, le procès en diffamation intenté par la municipalité contre cet ouvrage risque d’être hilarant vu tout ce qui se confirme, de jour en jour, depuis sa publication…