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Présidentielles 2022, Santé, Social

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#Jadot2022

Redressement du centre hospitalier d’Hénin-Beaumont: promesses tenues!

A Hénin-Beaumont, Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Nord-PdCalais, Prises de position, Santé, Sur le terrain

En septembre 2014, j’étais élue présidente du Conseil de Surveillance du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont, l’hôpital Adolphe Charlon.

La situation était à l’époque catastrophique (10% de déficit en 2013, un record de France). Bruno Bilde, en marge des cérémonies du 14 juillet, m’avait d’ailleurs menacée à mots couverts, si je m’entêtais à vouloir me présenter à sa présidence : « vous sombrerez avec votre hôpital ».

Aujourd’hui, le bilan est là, retracé par un article de la Voix du Nord paru ce jour (cliquer ici pour le lire en entier sur le site du journal)

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Au total:

  • Diminution de l’endettement de l’hôpital de 73% en 4 ans: promesse tenue
  • Aucune saignée dans les effectifs ni mutation forcée: promesse tenue
  • Poursuite des CDIsations, concours, stagiairisations et titularisations malgré tout: promesse tenue
  • Respect du dialogue social: promesse tenue
  • Poursuite des projets et des investissements: promesse tenue

L’hôpital d’Hénin-Beaumont est aujourd’hui une référence sur le territoire pour ses services de gériatrie, de psychiatrie et d’addictologie.

Grâce à un travail d’équipe avec la direction de l’établissement, les syndicats, le Vice Président Kemel, le Ministère et surtout grâce à la mobilisation de tout son personnel, les promesses ont été tenues!

Steeve Briois, pendant ce temps là, a aussi tenu sa promesse de boycott (il était parti en claquant la porte, furieux de ne pas être élu Président sur le seul argument: « c’est mon opposante et JE suis maire donc vous ne pouvez pas voter pour elle »).

Son bilan en 4 ans: 0 intervention, 0 présence en Conseil de surveillance, 0 considération.

Alors même – je le rappelle dans l’article ci-dessous – qu’il est invité à toutes les réunions et que je lui retends une énième fois la main car je trouve invraisemblable qu’un maire délaisse ainsi un hôpital qui est le deuxième employeur de sa ville.

Pour reprendre son expression favorite, je pense que ça s’appelle « être stérile et revanchard »… alors que le sujet ne concerne rien de moins que l’avenir de 600 agents hospitaliers et l’accès aux soins sur le territoire!

Mais ça vous n’en lirez rien dans le Journal de propagande municipal qu’il diffuse avec vos impôts dans les boîtes aux lettres de la ville.

Bien évidemment.

Pollution du bassin minier au détriment de notre santé : ça suffit!

A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Environnement, Législatives 2017, Mon travail d'élue, Nord-PdCalais, Nos campagnes électorales, Prises de position, Santé, Social

« Metaleurop hier, entreprises polluantes aujourd’hui, doublement de la ligne Très Haute Tension demain. Notre territoire est cerné ! Le « PIG 1000″, qui pourrit la vie des riverains de l’ancien site de Metaleurop, est une honte nationale et je me battrai pour une juste réparation de ce préjudice, sur le plan financier comme sur le plan écologique. Plus largement, je veillerai à ce que des mesures urgentes soient mises en place pour garantir la qualité de l’air, de l’eau et des sols sur notre territoire car notre santé n’a que trop souffert de ces pollutions. » 

Marine Tondelier, Candidate écologiste aux élections législatives sur la 11ème circonscription du Pas-de-Calais

Ces combats, qui lient très étroitement santé et environnement, sont ceux qui ont fait venir l’enfant de ce territoire que je suis à l’écologie. Au cours de cette campagne, j’ai eu l’occasion de recevoir Noël Mamère pour les lui exposer

Nous nous sommes d’abord rendus sous la ligne THT avec les membres de l’association Leforest Environnement

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Puis rue Mirabeau, dont les riverains ont construit des maisons avant que la zone ne soit déclarée « PIG 1000 ».

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Le tout a été résumé ici par la Voix du Nord:

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La santé comme priorité

L’ambition pour ce territoire doit être jugée selon les propositions que l’on peut faire pour renforcer son développement et sa cohésion. Lutter contre les immigrés ne sera jamais une solution pour faire avancer le bassin minier.

Ceux qui font cette proposition jouent sur la peur. L’arrivée d’une épidémie est même évoquée ! Mais ils ignorent tout de l’histoire du Bassin minier, de ses habitants, de la vérité du bassin minier.

La santé par contre doit être à mon sens LA priorité pour tous les responsables politiques qui souhaitent recueillir les suffrages des habitants du bassin minier.

Dans nos hôpitaux se concentrent tous les maux sanitaires que le bassin minier a eu à rencontrer : un taux de cancer scandaleux, la silicose qu’un grand nombre de nos parents subissent, des intoxications au plomb …

Et quel est le vécu de ces personnes ? Elles doivent encore se battre pour faire reconnaître leur maladie, pour obtenir une juste réparation.

Une attente et des délais inacceptables 

Il aura fallu attendre 2012 pour voir la première condamnation des Charbonnages de France dans un dossier de silicose. Dans le cas de Metaleurop, les salariés ont pu obtenir la reconnaissance de leur préjudice, mais qu’en est-il des habitants d’Evin-malmaison et des villes avoisinantes qui subissent avec la pollution les contraintes du PIG ?

Uniquement sur la pollution de l’air, la France subit chaque année près de 46 000 décès prématurés. Mais, que peuvent faire aujourd’hui les victimes de ces pollutions ? Contre qui peuvent-elles se retourner ?

Une victoire exceptionnelle face à l’amiante

Les travailleurs de l’amiante auront peut-être attendu moins longtemps. Mais que d’années perdues ! A chaque scandale son combat. L’absence de réglementation digne de ce nom laisse craindre de nouveaux scandales sanitaires.

Les associations d’aide aux victimes de l’amiante auront au moins obtenues une avancée remarquable : la création d’un fonds d’aide aux victimes de l’amiante (FIVA).

Je veux que la première proposition de loi que j’établirai soit consacrée, sur le modèle du FIVA à la création d’un fonds d’aide aux victimes des pollutions.

A chaque scandale de ce type, les victimes ne doivent pas attendre des années de lutte pour obtenir la reconnaissance de leur préjudice et pour obtenir une juste réparation.

C’est une question de solidarité nationale. C’est une priorité pour le bassin minier. 

Travailleurs et habitants au cœur de la politique de prévention de la santé

A ce stade de la réflexion, nous n’en sommes pas à détailler les contours techniques, juridiques et financiers du dispositif.

Dans mon esprit, le dispositif repose déjà sur un plan de financement clair que je pourrais préciser en temps utile. Certains voudront évacuer cette proposition sur la base de chiffrages fantaisistes.  Pour ma part, je vois surtout l’ampleur des dégâts humains que causent chaque année ces pollutions à notre société et à notre environnement. Cela coûte déjà plusieurs points de PIB chaque année.

Je propose plutôt de s’accorder sur une méthode et sur un objectif commun.

L’objectif de ce dispositif est de pouvoir venir en appui aux travailleurs d’abord qui sont les plus exposés à ces pollutions, mais aussi aux habitants qui seraient concernés involontairement.

Quel serait le rôle du fonds ? Face à la succession de scandales sanitaires, la réglementation apparaît souvent en retard, les moyens de contrôle et d’inspection largement insuffisants. La préservation de la qualité de vie nécessite pourtant une politique de prévention sanitaire solide. Pour inciter à une prévention efficace, le fonds constituera la garantie pour la population que les pollueurs seront mis en responsabilité.

Concrètement, pour reprendre l’exemple du FIVA sur l’amiante, le fonds est chargé des procédures à l’encontre des pollueurs et récupère chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros.

Pour mettre sur les rails ce fonds d’aide aux victimes des pollutions, l’ensemble des acteurs publics et privés doivent pouvoir s’accorder sur cet objectif et sur une méthode.

La méthode du Grenelle de l’environnement en 2007 a fait ses preuves et a permis d’obtenir des résultats tangibles. Ce dialogue doit pouvoir être poursuivi dans les prochaines années.

En tant que députée, je veillerai à ce que ce projet de fonds soit au cœur de ce dialogue.

Bien conçu et précisé, le fonds d’aide aux victimes de pollution pourra constituer un élément structurant de notre modèle sanitaire et social.  Un tel outil doit pouvoir se construire par étapes.

Poursuivre les luttes locales

Je reste réaliste. La création de ce fonds si elle est possible rapidement devra surmonter de nombreux obstacles.

Les luttes contre la THT Avelin – Gavrelle, ou sur le PIG de Metaleurop vont devoir se poursuivre. Ce ne sont que les combats les plus emblématiques qui nous attendent, mais je pense surtout à ces situations qui mériteraient une plus grande attention des pouvoirs publics, où faute de lanceurs d’alerte ou d’associations actives, les maux sanitaires restent silencieux.

La création du fonds d’aide aux victimes de pollution pourra être l’un des aboutissements de ces luttes emblématiques pour créer une réponse plus large garantie à l’ensemble de la population.

Réfléchissons ensemble à sa mise en œuvre sur ce territoire sur la base d’une expérimentation. Ce projet est non seulement indispensable sur le plan sanitaire, mais aussi pertinent sur le plan économique et juste sur le plan social.

Législatives 2017: mes engagements de candidate

Autre, Environnement, Législatives 2017, Mon travail d'élue, Nos campagnes électorales, Prises de position, Santé, Social

A chaque élection, les différent-e-s candidat-e-s sont interpellé-e-s par la société civile sur telle ou telle problématique. L’occasion d’affirmer ses valeurs et de prendre position sur les grands sujets de société. Pour ma part, j’ai choisi de m’engager sur les points suivants. N’hésitez pas à me contacter (marine.tondelier@gmail.com / 0684861578) pour me signaler d’autres appels ou chartes que j’aurais manqués!

Appel des solidarités

J’ai répondu Présente! à l’appel des solidarités lancé à l’initiative de plus de 80 associations œuvrant contre la pauvreté et les conditions de vie indignes, pour la protection de la planète, pour la solidarité internationale, pour la défense des libertés et des droits humains, pour le droit des femmes, pour la jeunesse, les personnes discriminées et exclues, pour les personnes en situation de handicap, pour une démocratie pour et par tous et toutes. Parmi elles: Les jours heureux, Action contre la faim, Alternatiba, les apprentis d’Auteuil, l’association des paralysés de France, ATD Quart Monde, ATTAC, CCFD, les Colibris, Emmaus, la Fondation l’Abbé Pierre, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, France Terre d’Asile, Greenpeace, les Amis de la terre, la Ligue des droits de l’Homme, la LPO, Médecins du Monde, Osez le Féminisme, les scouts et guides de France, le Secours catholique, le secours islamique de France, la SPA, WWF, etc.

 

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Texte de l’appel:

A celles et ceux qui ont l’impression que quelque chose ne tourne pas rond
A celles et ceux qui ne se sentent pas bien représenté(e)s, ni écouté(e)s.
A celles et ceux qui vivent une réalité en décalage avec celle qu’on voit sur les écrans.
A celles et ceux qui continuent de s’entraider là où on nous dit qu’il faudrait se replier. A lutter contre la discrimination et l’exclusion. A protéger la nature que d’autres veulent détruire, surexploiter ou épuiser.
A celles et ceux qui sont parfois envahi(e)s par un sentiment d’impuissance ou de désarroi.
A celles et ceux qui se croient seul(e)s à penser comme ça.
A celles et ceux qui ne s’empêchent pas de rêver que, peut-être, il n’est pas trop tard pour changer de cap. Et que ça, c’est déjà commencer à changer le monde.
A celles et ceux qui considèrent que notre destin est ce que nous avons en commun. Que la solidarité, c’est résister ; et construire l’avenir. Qu’ensemble, nous formons une force immense que rien ne peut arrêter.
A celles et ceux-là, nous adressons l’Appel des Solidarités. L’Appel à se rassembler, se compter, pour que les 5 caps des Solidarités guident toute action et toute décision politique dans le prochain quinquennat.

Nous avons un énorme pouvoir, faisons-le savoir. Les associations font l’Appel. L’Appel des Solidarités. Répondons Présent !

Nous avons un énorme pouvoir, faisons-le savoir.
Je réponds Présente! à l’Appel des Solidarités.

Et vous invite à faire de-même ici: www.appel-des-solidarites.fr

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Les jours heureux

#LesJoursHeureux est un regroupement de citoyennes et citoyens qui ont pour objectif de faire advenir une société du bien vivre en réactualisant le programme « Les Jours Heureux » du Conseil National de la Résistance (CNR) de 1944 aux enjeux d’aujourd’hui. Une centaine d’auteurs expérimentés et engagés ont soumis à la consultation citoyenne 120 propositions de loi sur la démocratie, l’écologie, l’économie et les modes de vie. A partir de ces 120 propositions et d’une rencontre de 50 organisations de la société civile, 25 mesures prioritaires ont été retenues, jugées suffisamment « basculantes » pour enclencher l’avènement d’une société des Jours Heureux.

Je suis signataire de ces 25 propositions que vous pouvez consulter ici.

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Parlement et citoyens

Je me suis également inscrite à l’association « Parlement et Citoyens » qui, depuis 2013, permet aux parlementaires et aux citoyens d’écrire ensemble les lois via une plateforme numérique.

Leur conviction : les lois sont plus efficaces et plus légitimes lorsqu’elles résultent d’un processus de co-construction que lorsqu’elles sont écrites à huis clos par quelques experts.

A l’occasion des élections législatives, Parlement & Citoyens a lancé une campagne dont l’ambition est de faire entrer à l’assemblée un maximum de députés qui s’engagent à associer les citoyens à la rédaction de la loi.

En m’inscrivant dans cette campagne:

  • J’atteste de ma pleine et entière adhésion aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité ainsi qu’aux principes énoncés par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
  • Je considère que la corruption, le clientélisme et les conflits d’intérêts doivent être combattus par un renforcement de la transparence des institutions et par une participation accrue des citoyens à l’élaboration des politiques publiques.
  • Je reconnais que l’intérêt général doit primer, en tous temps et en toutes circonstances, sur mes intérêts individuels, corporatistes ou catégoriels.
  • J’adhère aux principes et aux objectifs poursuivis par Parlement & Citoyens et contribuerai à l’amélioration constante du dispositif, dans la mesure de mes moyens.

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Sortir du Nucléaire

Je me suis engagée à prendre les décisions découlant de la signature de cet appel si je suis élue.e député.e.

Texte de l’appel:

L’industrie nucléaire est au bord du gouffre.
Alors qu’EDF accuse 37 milliards d’euros de dette et qu’Areva est en quasi-faillite, l’usine Creusot Forge est secouée par un vaste scandale de malfaçons et de de falsifications. En pleine période d’austérité budgétaire, l’État compte de nouveau renflouer ces entreprises avec l’argent des contribuables à hauteur de 7 milliards d’euros !

Le bon sens exigerait de tourner la page du nucléaire. Mais le gouvernement, main dans la main avec l’industrie nucléaire, persiste à vouloir mener à bien quatre projets délirants, aussi coûteux que dangereux :
Le rafistolage des vieux réacteurs pour prolonger leur fonctionnement, pour un coût compris entre 100 et 250 milliards €
La construction du réacteur EPR de Flamanville, pour un coût de 10,5 milliards €
La construction de CIGÉO, ce projet d’enfouissement en profondeur des déchets les plus radioactifs, pour au moins 35 milliards €
L’entretien et la « modernisation » de l’arsenal nucléaire français, pour un coût de 3,87 milliards € en 2017 !
Je refuse que des milliards supplémentaires soient engloutis dans ces puits sans fond ! J’exige que la France tourne la page du nucléaire civil et militaire, et s’engage dans une véritable transition !

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La liste des candidats ayant signé l’appel est disponible ici

Amnesty international

J’ai signé en tant que candidate ces 10 engagements d’Amnesty International

Respecter les droits humains dans la lutte anti-terroriste

1. Je m’engage à m’opposer au renouvellement de l’état d’urgence en France et à garantir le contrôle en amont par le juge de la nécessité et proportionnalité de toute mesure restrictive des droits et libertés.

Respecter le droit à la vie privée

2. Je m’engage à m’opposer à toute surveillance de masse par la France et à défendre l’accès de tous à un chiffrement robuste des communications et données.

Garantir le droit de réunion

3. Je m’engage à encourager toute initiative législative visant à protéger activement le droit de réunion et de manifestation pacifique en France.

Protéger les réfugiés

4. Je m’engage à agir pour que la France accueille un plus grand nombre de personnes réfugiées vulnérables dans le cadre d’un accord conclu avec le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR).

5. Je m’engage à m’assurer que celles et ceux qui demandent la protection de la France bénéficient d’un accès rapide à la procédure d’asile notamment dans le délai légal d’enregistrement de trois jours.

Respecter les droits des populations dans les bidonvilles

6. Je m’engage à promouvoir une véritable politique positive de résorption des bidonvilles par l’insertion et l’accès aux droits des personnes.

Responsabiliser les entreprises

7. Je m’engage à défendre le maintien de la loi relative au devoir de vigilance des entreprises, adoptée le 21 février 2017 et à l’améliorer pour permettre un véritable accès des victimes à la justice en inversant la charge de la preuve et en élargissant le champ des entreprises concernées.

Contrôler le commerce des armes

8. Je m’engage à oeuvrer pour que la France mette en conformité les exportations françaises d’armes, de matériels de sécurité et d’équipements connexes avec le Traité sur le commerce des armes, et à agir pour que l’activité des courtiers en armes soit encadrée ainsi qu’à donner les moyens à la justice de poursuivre les responsables de violations des embargos sur les armes.

Agir pour assurer la protection des civils dans les conflits

9. Je m’engage à soutenir les efforts de la France pour que le droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies ne puisse plus être utilisé lorsqu’il s’agit de porter secours à des populations civiles victimes d’atrocités de masse.

Protéger les défenseurs des droits humains

10. Je m’engage à soutenir activement et publiquement l’action des défenseurs des droits humains dans le monde auprès des autorités françaises et des représentants des pays concernés.

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Inter-LGBT: Charte d’engagement des candidat-e-s aux élections législatives pour les droits des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et trans

Conscient-e que les député-e-s ont une responsabilité particulière dans la prévention des LGBTphobies et dans la lutte contre les discriminations, je m’engage, si je suis élu-e, à :

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  1. Respecter les personnes quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre et condamner tout propos dégradant, insultant, tout amalgame ou stéréotype véhiculé sur les personnes LGBTI, même prononcés sous couvert d’humour, parce qu’ils ont des conséquences graves sur la vie de ces personnes.

  2. Combattre la violence et les discriminations lesbophobes, homophobes, biphobes, transphobes, sexistes et/ou liées à l’état de santé et à soutenir les victimes
  3. Garantir les droits fondamentaux des personnes trans, notamment leur vie privée et leur santé
  4. Œuvrer pour une meilleure reconnaissance des familles homoparentales et de leurs liens de filiation afin de protéger leurs enfants.
  5. Ouvrir la Procréation Médicalement Assistée aux couples de femmes.
  6. Agir pour réduire les inégalités en matière de santé, les dif cultés d’accès aux soins et améliorer la prévention du VIH ainsi que des maladies sexuellement transmissible
  7. Eduquer contre les stéréotypes, les discriminations et les violences dans tous les établissements scolaires.
  8. Faire reconnaître les besoins spéci ques des femmes lesbiennes et bisexuelles
  9. Utiliser la diplomatie pour lutter contre les discriminations et violences envers les personnes LGBTI à l’international et garantir les droits fondamentaux des demandeurs et demandeuses d’asile.

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Stop CETA

« Je suis candidat(e) aux élections législatives de juin 2017 et je souhaite me positionner clairement concernant l’Accord Économique Commercial Global (AECG, dit CETA) signé entre l’Union européenne et le Canada et qui doit désormais être ratifié par la France.

J’ai bien noté que mes réponses à ce formulaire pourront être rendues publiques par les organisations qui proposent cette consultation. »

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LICRA

J’ai signé la charte antiraciste de la LICRA dont voici le texte:

« La meilleure façon de servir la République est de redonner force et tenue au langage »Résolument attaché aux valeurs de la République, candidat(e) aux élections législatives, je m’engage solennellement à adhérer aux principes défendus dans la présente charte antiraciste :

Préambule

L’expression du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie et de l’homophobie s’est libérée dans notre pays. Le rejet de l’autre se banalise sous l’effet de mots qui hystérisent l’opinion publique. Chaque fait divers devient le prétexte à la normalisation de la haine. Les extrémistes de tous bords, et notamment le Front National, en sont les premiers responsables et les premiers bénéficiaires. Ils instrumentalisent la campagne électorale pour désigner des boucs-émissaires, propager des stéréotypes, agiter les peurs, réveiller les pires fantasmes et appeler à la discrimination et à la haine. Tout ceci concourt à diviser les Français, à les dresser les uns contre les autres et à fracturer l’unité nationale. Tout commence par des mots et se termine dans l’affrontement et la violence.

À l’heure où s’ouvre la campagne électorale, un sursaut républicain s’impose.

Il est urgent de redonner à la parole publique force, tenue, dignité et éthique. La France est fille des Lumières. Elle a proclamé l’universalité des Droits de l’Homme et du Citoyen et forgé la devise « Liberté, Égalité, Fraternité ». Les représentants de la Nation sont garants de cet héritage.

Les Français vont élire leur Assemblée nationale. Les candidats à ces élections ont une responsabilité particulière lorsqu’ils s’expriment : celle d’incarner pleinement les valeurs de la République au-delà de leur appartenance politique et de combattre, sans faiblesse, sans complaisance et sans ambiguïté, la prolifération des extrémismes.

Engagements solennels :

Article 1. Au cours de la campagne électorale, dans le cadre d’un débat public libre et démocratique, je veillerai à m’exprimer avec le souci permanent de l’éthique républicaine, de la cohésion nationale et de la paix civile, en rejetant toute forme de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie et d’homophobie.

Article 2. Je m’engage à combattre et à faire battre, dans les urnes, tous ceux qui auront eu une expression publique marquée par le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie ou l’homophobie.

Zero Waste

J’ai signé l’appel de Zéro Waste France

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Inspiré par les actions ambitieuses et fructueuses menées par Zero Waste Europe et 15 groupes locaux Zero Waste en Europe, le Cniid lance Zero Waste France et appelle tous ceux qui le souhaitent à se joindre à cette démarche prônant la sobriété et l’efficacité dans l’utilisation de nos ressources, et la réduction du gaspillage et des déchets par l’éco-conception, la consommation responsable, le réemploi et la valorisation matière. La création du mouvement Zero Waste France est une véritable opportunité de tirer le meilleur de toutes les expériences innovantes qui ont contribué, en France comme à l’étranger, à alléger la pression sur nos écosystèmes, à réduire nos déchets et à créer de formidables dynamiques sociales et économiques locales.

Nos modes de production et de consommation linéaires ne sont plus viables. Il est donc temps d’opérer ensemble un changement de paradigme, en allant bien au-delà de l’objectif européen actuel de devenir une société du recyclage, pour se donner pour ambition de parvenir à une société Zero Waste.

Par leur action, les pionniers du mouvement Zero Waste ont déjà permis dans certaines collectivités de réduire jusqu’à 80% les déchets résiduels, de maximiser le recyclage et la valorisation organique et de développer des emplois locaux dans la réparation et le réemploi, sans surcoût pour la collectivité.

Car ces changements ne se feront pas sans l’implication du plus grand nombre, toutes les forces vives de la société sont appelées à prendre part au mouvement. Citoyens, associations, collectivités et administration, élu(e)s et entreprises, nous avons chacun notre rôle à jouer dans la mise en œuvre d’une société Zero Waste, économiquement et écologiquement viable, et socialement innovante.

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Le pacte du logiciel libre – un commun  informationnel à protéger et à développer (association APRIL)

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J’ai conscience que

Le travail des acteurs du Logiciel Libre participe à la préservation des libertés fondamentales dans une société informatisée, au partage du savoir et à la lutte contre la « fracture numérique ». Il constitue également une opportunité pour le public mais aussi pour l’indépendance technologique et la compétitivité de la France et de l’Europe ;

Le Logiciel Libre est un commun informationnel à protéger et à développer. Son existence repose sur le droit pour un auteur de divulguer son logiciel avec son code source et d’accorder à tous le droit de les utiliser, les copier, les adapter et les redistribuer, en version originale ou modi ée.

Je m’engage donc à

Promouvoir et défendre la priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts dans les administrations, établissements publics et collectivités territoriales;

Défendre les droits des auteurs et des utilisateurs de logiciels libres, notamment en demandant la modi cation de toute disposition légale fragilisant ces droits et en m’opposant à tout projet ou proposition qui irait dans ce sens.

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Ma signature apparait ici sur leur site: https://campagnes.candidats.fr/legislatives2017/?action=editer_candidat&id=959325

Questionnaire « Parlons vélo »

Les acteurs du monde du vélo demandent aux candidats de s’engager pour une France cyclable !

J’ai rempli leur questionnaire, et suis favorable à leurs propositions pour que toute personne résidant en France puisse choisir librement de se déplacer à vélo en toute sécurité pour sa santé, son portefeuille et l’environnement.

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Association végétarienne de France

Convaincue du caractère profondément politique de l’alimentation, l’Association végétarienne de France a conçu le Programme Veggie 2017, 10 mesures pour une transition vers un modèle alimentaire plus végétal. Ce programme a été transmis à l’ensemble des partis candidats aux législatives 2017. J’y ai répondu en m’engageant à:

  • Supprimer l’exemption du méthane entérique de la loi sur la transition énergétique
  • Imposer un affichage du coût climatique des produits alimentaires
  • Abroger les textes de loi imposant les protéines carnées dans les écoles
  • Mettre en place des menus végétariens alternatifs dans la restauration collective
  • Mettre en place une politique agricole de transition vers un modèle plus végétal
  • Mettre en place une politique économique de transition vers un modèle plus végétal
  • Interdire l’intervention des lobbies agroalimentaires de produits à risque pour la santé dans les établissements scolaires
  • Information et sensibilisation aux bénéfices des protéines végétales
  • Former les médecins et les personnels de santé sur les liens entre alimentation et santé
  • Organiser une vaste campagne de santé publique en faveur d’une alimentation plus végétale
    Plus d’infos sur ces mesures ici
    Veggie-2017-site-AVF_V3

    Collectif « Animal politique »: mettre la condition animale au coeur des élections législatives

    Animal politique

Prenons le pari de la solidarité (CCFD et 15 autres associations)

15 propositions d’ActionAid-Peuples Solidaires, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France, Secours Catholique-Caritas France à l’adresse des candidat-e-s en vue des élections présidentielle et législatives de 2017.

Nous sommes plus de 7 milliards de femmes et d’hommes sur la planète, chaque jour plus interdépendants et confrontés aux mêmes défis et crises (politique, économique, sociale, écologique), qui se succèdent et s’alimentent entre eux. Face à cette situation, les politiques publiques – aux niveaux français, européen et international – ne sont pas aujourd’hui à la hauteur des enjeux. Les citoyen-ne-s en France et dans le monde, notamment les plus vulnérables, subissent de plein fouet ces crises et sont en attente de vraies réponses. Elles existent. Que ce soit par un juste partage des richesses, par la promotion de la justice climatique et de la souveraineté alimentaire, ou par la protection des droits humains, des choix politiques et stratégiques fondamentaux s’offrent à celles et ceux que nous élirons en 2017. C’est une question de courage, de volonté et de vision. Parce que les hommes et les femmes qui vont candidater à la présidence de la République et à l’Assemblée nationale doivent se donner l’ambition d’une France plus solidaire et d’un monde plus juste. Parce qu’il est encore temps de le faire.

Voici mes réponses au 15 engagements demandés par ces associations:

Dossier d’engagement rempli

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Charte de DIEM 25

Je suis signataire de  la charte du Mouvement DiEM25 pour les législatives françaises :

En adhérant à cette charte, nous faisons nôtres les valeurs et les objectifs de DiEM25, et nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour que la France s’oppose à la désintégration de l’Union Européenne et contribue à la construction d’un projet européen véritablement démocratique, porteur d’une autre vision de l’Union, humaniste, solidaire, écologiste, et anti-austérité, pour plus de justice sociale. Plus particulièrement, nous nous engageons à promouvoir des initiatives et des mesures visant à instaurer ou renforcer :

•    La transparence des institutions, des politiques et des processus de décision à tous les niveaux en France et en Europe ; la promotion des pratiques de démocratie participative et du référendum d’initiative populaire ; l’indépendance des agences et des organismes d’experts vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques  le renforcement de la liberté et de l’indépendance de la presse et la protection des lanceurs d’alerte ; La promotion de la diversité et de l’égalité hommes/femmes et de genres dans toutes les institutions ;
•    L’ouverture, l’accueil et l’intégration des réfugiés et des migrants par une politique migratoire commune et le respect du droit des réfugiés et du droit d’asile ; leur libre circulation sur le territoire de l’Union et le partage équitable de cet  effort entre les pays ;
•    La refonte radicale des politiques économiques et monétaires européennes et la réforme fondamentale de la gouvernance économique de l’Union et de la zone euro  (New Deal européen) ; la régulation de la finance et l’harmonisation fiscale, l’organisation de la convergence économique ; la lutte contre l’évasion fiscale et la suppression des paradis fiscaux ; la restructuration et la mutualisation des dettes publiques ;
•    Le développement de l’emploi, la lutte contre la pauvreté et l’harmonisation  de la protection sociale ; la réduction des inégalités ; l’accès de tous aux biens et services essentiels (alimentation, logement, transport, énergie, éducation, santé, environnement vivable…) et à un emploi rémunéré dans leurs pays et régions d’origine ; le partage des revenus du capital et l’instauration d’un revenu de base ;
•    La transition écologique, le développement durable et la protection des biens communs matériels et immatériels ; la souveraineté énergétique en réorientant la politique budgétaire et les investissements vers les technologies environnementales ; la souveraineté technologique et la gestion de la transition numérique ;
•    La mise en place d’un processus démocratique pour l’élaboration d’une nouvelle constitution pour la France et pour l’Europe.

Présentation plus détaillée du New Deal Européen de DiEM25 :
https://diem25.org/new-deal-europeen/
https://diem25.org/wp-content/uploads/2017/03/Diem25-New-Deal-Europeen-fr.pdf

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Charte éthique d’Anticor

Lors de chacune de mes candidature, je me suis engagée à soutenir les propositions d’Anticor:

  1. instaurer comme condition d’éligibilité à toutes les élections l’absence de condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire ;
  2. renforcer le non-cumul des mandats et des fonctions tout en limitant leur renouvellement ;
  3. supprimer l’inviolabilité dont bénéficient le Président de la République et les parlementaires (qui les empêche de faire l’objet de mesures privatives ou restrictives de liberté pendant la durée de leur mandat, même pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions) ;
  4. supprimer les moyens exorbitants actuellement accordés aux anciens présidents de la République ainsi que leur droit de siéger à vie au Conseil constitutionnel ;
  5. supprimer la Cour de justice de la République et mettre ainsi un terme au privilège de juridiction dont bénéficient les membres du Gouvernement ;
  6. supprimer la réserve parlementaire, outil du clientélisme ;
  7. encadrer plus strictement l’action des lobbyistes en commençant par interdire leur présence au Parlement et prohiber toute remise de cadeaux aux élus ;
  8. supprimer tout lien hiérarchique entre le ministre de la Justice et les procureurs et permettre à ces derniers  de poursuivre les fraudeurs fiscaux sans avoir à obtenir l’autorisation préalable du ministère des Finances ;
  9. donner à la Cour de discipline budgétaire et financière le pouvoir de sanctionner les membres du Gouvernement et les élus locaux ;
  10. systématiser la publication en données ouvertes (open data) des informations et documents détenus par les autorités publiques.

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Agir contre la pollution de l’air sur l’agglo Hénin-Carvin

A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Environnement, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Prises de position, Santé

Jeudi dernier, l’agglomération Hénin-Carvin se réunissait en Conseil, l’occasion pour moi de poser au Président Jean-Pierre Corbisez une question relative à la pollution de l’air qui frappe durement notre territoire.

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Nous venions en effet de traverser un épisode de pollution sans précédent, après en avoir éprouvé 13 en 2016 représentant une durée totale de 24 jours.

En France, 130 personnes meurent chaque jours de l’exposition à la pollution de l’air. Dans les Hauts de France, cela représente chaque années plus de 6500 personnes, soit 13% de la mortalité totale de la région et ne perte d’espérance de vie de 16 mois en moyenne pouvant aller jusqu’à 19 mois dans les zones les plus urbanisée. En suivant les recommandations de l’OMS, c’est 3100 décès par ans qui seraient épargnés dans notre grande région.

L’agglomération d’Hénin-Carvin mène déjà beaucoup d’actions en matière de développement durable, surtout lorsqu’on la compare à sa voisine lensoise. Mais la branche « pollution de l’air » semble être en retrait par rapport à ses autres domaines d’intervention, même si plusieurs actions existent déjà : une aide pour remplacer les poêles à charbon par des poêles à bois, une flotte de 5 véhicules de service électriques, des bennes à ordure qui roulent au GNV, des opérations de sensibilisation à Aqua Terra dont une récente exposition la qualité de l’air intérieur et extérieur,  etc. Au niveau du Syndicat Mixte des transports, on avance également avec la prochaine mise en service d’une nouvelle flotte de véhicules qui seront hybrides et émettront moins de particules fines que leurs prédécesseurs.

Mais seule, l’agglomération n’est pas assez armée. Or à la fin de l’année 2016, nous apprenions malheureusement, au détour d’un article intitulé « comment respire-t’on dans le bassin minier » de l’édition lensoise de la Voix du Nord, que la communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin est avec sa voisine lensoise la seule des Hauts-de-France de cette importance à ne pas avoir adhéré au programme régional de surveillance de la qualité de l’air d’Atmo, organisme

Attentive à la santé de ses habitants, ne peut rester à l’écart de la lutte collective contre la pollution de l’air.

ATMO, organisme agréé par le Ministère en charge de l’Environnement, apporte aux collectivités qui y adhèrent des mesures spécifiques sur 30 polluants et familles de polluants surveillés dont 12 réglementaires, une veille scientifique, des interventions annuelles en réunion, un rapport dédié à son territoire, la possibilité de participer à des formations pour les agents, la réalisation d’études inscrites dans son pacte associatif, etc.

J’ai donc demandé au Président de l’agglomération, au cours de cette séance de Conseil Communautaire, s’il s’engageait à étudier les conditions d’un partenariat avec ATMO.

Suite à la réponse qu’il a apporté publiquement ainsi qu’à celle de Christian Musial, vice-président chargé de l’environnement et du développement durable, il a été convenu qu’ATMO serait reçu lors d’une prochaine commission afin que ses représentants puissent avoir l’occasion de nous convaincre d’adhérer à nouveau au dispositif, ce que je souhaite vivement.

Affaire à suivre…

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Vouloir forer pour des gaz de houille… à proximité d’un hangar d’explosif! #LaMagieDuBassinMinier

Autre, Environnement, Mon travail d'élue, Nord-PdCalais, Prises de position, Santé, Sur le terrain

« Tout va très bien, Madame la Marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplore un tout petit rien »

Chanson de 1935, paroles et musique de Paul Misraki, publiée aux éditions Ray Ventura

Des explosions ont lieu ces jours ci au dépôt de munitions de Vimy, qui est un lieu de stockage d’obus des deux guerres mondiales, pour une raison que l’on ne s’explique toujours pas l’heure où je publie cet article…

Ce site est bien connu des habitants du territoire, qui avaient déjà été 13000 à être évacués plusieurs jours en avril 2001 le temps que l’on procède à la la sécurisation de l’énorme site de stockage de munitions.

Les aménagements effectués sur le site après cette grande évacuation nous ont certainement permis d’éviter le pire, mais cet événement nous rappelle que si le risque zéro n’existe pas, on doit toujours le rechercher.

C’est la raison pour laquelle les opposants au projet de forage de « gaz de houille » prévu dans le bassin minier sont d’autant plus inquiets que ces forages devraient avoir lieu à quelques encablures seulement de ce dépôt. Avec les secousses que cela suppose…

En février 2015, avec les autres candidats écolos aux départementales du territoire (Jamel Oufqir, Julien Wojcieszak, etc), nous avions justement attiré l’attention sur ce danger en plantant un arbre à l’emplacement prévu pour ces forages.

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Cette activité, en plus d’être coûteuse et néfaste pour l’environnement, entraînerait en effet nécessairement la déstabilisation du sous-sol, ici friable et déjà fragilisé par plus d’un siècle d’exploitation minière: les phases de forage, d’exploration et a fortiori d »exploitation, provoqueront des microséismes et des fuites de gaz incontrôlables. Sur ce site, ces fuites et tremblements auraient alors des conséquences bien plus dangereuses pour les habitants et pour l’environnement.

Ici, comme ailleurs, les risques environnementaux et sanitaires encourus par les populations locales ne sont justifiés par aucun bénéfice commun : Pas de gaz moins cher, pas d’impact sur l’emploi (uniquement 2 emplois non locaux par forage).

Le choix de cet emplacement par La Française de l’Énergie, a t-il tenu compte de la proximité de ce site particulièrement dangereux ?
Puisque la population n’est absolument pas consultée pour ce genre de projet pouvons nous faire confiance aux industriels quand il s’agit de faire passer l’intérêt général avant leurs intérêts particuliers ?

Avec EELV Bassin minier et EELV Nord-Pas-de-Calais et les collectifs anti-gaz de couche, nous ne cesserons donc de dénoncer ce Projet Inutile et Imposé par les lobbies financiers et gaziers. Nous réaffirmons notre opposition ferme à la recherche et à l’exploitation de gaz de couche, et de schiste qui même consommé localement n’est pas une solution pour réduire le réchauffement climatique.

Du mieux au Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont!

A Hénin-Beaumont, A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Santé, Sur le terrain

Ce matin, les pages « Région » de la Voix du Nord indiquent une bonne nouvelle: « du mieux au Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont », que vous êtes nombreux à mieux connaître sous le nom d’ « Hôpital Charlon ».

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En tant que Présidente du Conseil de Surveillance de la structure et dans un travail d’équipe où chacun – Directeur, personnels, député de la circonscription, etc – a joué son rôle avec implication, je me suis pleinement attelée à la lourde tâche de sauvegarder cette structure, qui avait obtenu en 2014 le triste record d’être la plus déficitaire de France, et dont la pérennité était alors clairement menacée.

Les élus Front national représentant la Mairie au sein du Conseil de Surveillance ont de leur côté purement et simplement déserté l’établissement. « Je n’y remettrai plus les pieds » avait déclaré rageusement Steeve Briois avant de claquer la porte du Conseil de surveillance suite à mon élection en tant que Présidente (lire ici pour mémoire). Son homme de main Bruno Bilde m’avait lui menacée lors des cérémonies du 14 juillet: « si vous gagnez ce vote, vous sombrerez avec votre hôpital ».

Il faut croire que les menaces me découragent que ceux qui les croient… Puisque l’hôpital est aujourd’hui bel et bien debout. Et que la tâche reste immense mais que la situation financière dramatique laissée en héritage par les directions précédentes est aujourd’hui en passe d’être résolue.

Ce contexte de redressement, j’ai justement eu l’occasion de l’évoquer lundi dernier lors de mon discours prononcé pendant la cérémonie des voeux de l’établissement, dont vous pouvez retrouver ici le récit fait par la Voix du Nord.

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Ce fut en effet pour moi l’occasion de faire le bilan de l’année écoulée, de remercier les personnels pour leur engagement et de regarder vers l’avenir.

 » 2015 a été une année au cours de laquelle nous avons inauguré officiellement, enfin !, des structures dont nous pouvons être fiers : cette clinique Fleury Joseph Crépin et le Kaleidoscope. Deux structures à la pointe de ce qui se fait de mieux architecturalement mais également en terme de prise en charge des patients. Deux structures ouvertes sur l’ambulatoire. Accessibles. Agréables pour les patients et pour les personnels. Les réactions de ceux de nos partenaires qui avaient fait le déplacement et en sont partis impressionnés, impressionnés que des structures de ce niveau existent, et oui, à Hénin-Beaumont, ces réactions doivent rendre fier-e-s de leur travail celles et ceux – j’en vois dans cette pièce – qui se sont battu-e-s pour qu’elles voient le jour. Et celles et ceux qui travaillent au quotidien pour que la suite de l’histoire soit à la hauteur des attentes suscitées.

2015 fut également une année au cours de laquelle j’ai vu l’équipe de cet hôpital toute entière unie, dans l’adversité certes, mais surtout autour d’un même objectif : sortir la tête de l’eau. C’est à chacune et chacun d’entre vous  que nous le devons.

J’ai bien conscience des trésors de patience, d’énergie et – dans la mesure du possible, de sérénité ;)- qu’il a fallu déployer pour en arriver aux résultats que nous constatons aujourd’hui.

> Je n’oublie pas l’engagement du Député avec qui nous sommes intervenus en tandem auprès du Ministère de la santé pour obtenir une enveloppe d’aide financière exceptionnelle d’un montant je dois le dire inespéré.

> Je n’oublie pas le dévouement de l’équipe de direction pour maintenir un cap ambitieux.

> Je n’oublie pas la responsabilité des représentants syndicaux qui, malgré la difficulté du contexte et sans ne rien renier de leurs revendications ni de leur engagement envers leurs collègues, ont su maintenir un climat social sain dans cet hôpital.

> Je n’oublie pas non plus de vous remercier, chacune et chacun d’entre vous, quelque soit le poste que vous occupez dans cette structure, pour les efforts que vous avez fournis. J’ai bien conscience que cela ne changera rien à ce qu’ils vous coûtent mais sachez que je les mesure et les garde en tête à chaque instant.

C’est pour cela que je fais le vœux et mettrai tout en œuvre, grâce à l’engagement de vos représentants syndicaux mais également, car cela est suffisamment rare pour être rappelé, avec l’engagement de l’équipe de direction, pour que chacun de ces efforts soit compensé, soit récompensé, à sa juste valeur.

Car les cérémonies de vœux doivent également et surtout être l’occasion de regarder vers l’avenir.

Le redressement financier est aujourd’hui une réalité. Une réalité qui va nous permettre de passer à autre chose, de tourner une page difficile, pour écrire des chapitres que je souhaite plus sereins, plus épanouissants, plus réjouissants.

Côté ressources humaines, 19 CDD ont d’ores et déjà été transformés en CDI. C’est un vrai soulagement, car je vous avoue que j’avais honte – et je n’étais pas la seule – de constater pour certains agents combien de fois leur CDD avait déjà été renouvelé.

Un CDI, c’est certes toujours plus sécurisant qu’un CDD. Mais lorsque l’on parle d’un hôpital public cela ne peut pas être satisfaisant. Il faudra donc organiser des mises en stage par le biais de concours, procédure qui a déjà été entamée pour 5 postes d’aides soignants et 5 postes infirmier.

Tous ceux qui sont partis en promotion professionnelle se verront par ailleurs proposer un concours, comme cela a d’ailleurs déjà été le cas pour plusieurs personnes.

La résorption de l’emploi précaire sera également un objectif au centre des préoccupations de chacun. Ceux qui sont en contrat de droit public depuis plusieurs mois voir plusieurs années vont se voir proposer une intégration dans la fonction publique hospitalière au plus tard au premier semestre.

Nous souhaitons réellement que ce ne sont qu’un début. Comptez sur notre détermination à continuer dans cette voie.

Pour finir, le redressement financier de notre hôpital a absorbé beaucoup de nos énergies. Et a concentré les efforts. Cela était essentiel, comme il est essentiel aujourd’hui que le travail sur les stagiairisations et titularisations s’intensifie.

Mais cela ne doit pas nous faire oublier le reste. Les projets. Les patients. Et l’avenir de notre hôpital auquel nos concitoyens tiennent et quoi doit continuer à être cette institution centrale de notre territoire et de la ville d’Hénin-Beaumont – ce pourquoi je continue de déplorer, c’est aussi l’occasion de le réaffirmer, l’absence du maire à tous nos conseils de surveillance et à toutes nos cérémonies de vœux ou d’inauguration. Ce boycott est impréhensible et je ne perds pas espoir qu’il cesse avant la fin du mandat.

Et pour ce qui est de ne pas oublier les projets ni l’avenir, je sais que le Conseil de surveillance pourra s’appuyer sur votre créativité et votre motivation.

16 lits de soins de suite et de réadaptation ont été installés en septembre et 4 en novembre. La visite de conformité de l’ARS a eu lieu depuis et a souligné le sérieux avec lequel le projet a été mené à bien. J’en profite donc pour féliciter les équipes qui l’ont porté. Nous avons convenu d’organiser une visite de ce service par les membres du Conseil de surveillance dans les semaines qui viennent. Peut être auront nous d’ailleurs l’occasion ensuite d’organiser une nouvelle inauguration à destination des partenaires de l’hôpital comme nous l’avions fait pour ce bâtiment ?

Dans tous les cas ce service est d’ores et déjà un succès, comme en témoigne le taux d’occupation de ces lits. La barre est donc haute, au sein du pôle gériatrie et médico-technique, pour faire encore mieux en 2016. Mais je sais que vous trouverez 🙂

Concernant le pôle de psychiatrie et santé mentale, le travail mené par le Docteur Bétrémieux et ses équipes sur le parcours de soins en santé mentale est unanimement salué. Peut être 2016 pourrait-il être l’occasion de le faire essaimer dans les autres établissements du groupement hospitalier de territoire, et pourquoi pas au-delà.

Concernant le pôle addictologie enfin, l’année 2016 ne manquera pas de défis, et je pense que la mise en place du groupement hospitalier de territoire peut être l’occasion pour le centre hospitalier d’Hénin-Beaumont de devenir LE centre de référence du territoire en matière d’addictologie.

Finalement, l’activité de soin est au centre de cet hôpital mais je n’oublie pas le reste.

J’ai eu notamment cette année l’occasion en septembre de visiter avec Monsieur le Député l’exposition organisée à l’initiative de l’Association Nature de l’établissement, et qui retraçait ses actions en faveur de la biodiversité. J’espère que cette action s’intensifiera en 2016, surtout que notre Centre hospitalier est maintenant membre du C2DS, Comité pour le Développement Durable en santé, ce qui l’appuiera dans le déploiement d’actions qui permettent les économies d’énergie et donc les économies tout court, mais aussi le développement d’activités comme celles que cette commission nature de notre hôpital mène, activités qui font du bien à la planète mais aussi aux personnels et aux patients.

Enfin, Madame Delemer m’a également fait visiter l’exposition « Rétrospective » au moins d’octobre, l’occasion de prendre conscience de la richesse de l’activité culturelle de notre centre hospitalier dont j’espère qu’elle continuera à s’intensifier, peut être même en sortant davantage des murs de cet hôpital comme ce fut le cas à l’automne avec la participation du centre hospitalier au forum santé organisé salle Montpencher.

Bref, notre hôpital s’est relevé en 2015.

Ce travail se poursuivra en 2016, je nous le souhaite, avec beaucoup de succès.

Pour qu’il soit un lieu dans lequel vous soyez fier-e-s de travailler. Pour que cela vous soit agréable. Et pour que vous ayez les moyens d’y mener à bien et dans de bonnes conditions les valeurs que vous avez confirmées en faisant le choix de l’hôpital public.

Je vous remercie. »

L’agglomération Hénin-Carvin (CAHC) prend position contre le projet de doublement de la ligne THT « Avelin-Gavrelle »

A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Environnement, Mon travail d'élue, Prises de position, Santé

Ce soir a lieu à Hénin-Beaumont un Conseil Communautaire, à l’ordre du jour duquel a été inscrite une motion sur la ligne Très Haute Tension « Avelin-Gavrelle » déposée au milieu du mois de mai par 4 Conseillers Communautaires:

> Christian Musial, Maire socialiste de Leforest mobilisé de longue date contre le projet,

> Bruno Wilk et moi-même, Conseillers communautaires EELV, et

> Eugène Binaisse, mon compagnon de galère dans l’opposition Hénin-Beaumontoise qui a d’ailleurs, unie, déposé une motion similaire à examiner lors du prochaine Conseil municipal (suspens…)

20150507 - Motion THT CAHC

20150507 - Motion THT CAHC page 2

Cette motion a été adoptée à la quasi unanimité. Seul le Front national n’a pas souhaité voter pour et a choisi de s’abstenir, brandissant en la personne de François Vial des arguments fallacieux en expliquant que je n’étais pas une vraie écologiste car anti-nucléaire… Et surtout que j’étais contre la réussite de l’EPR donc contre l’emploi. Je ne vais pas faire l’affront à mon mouvement de devoir ici me justifier sur ces deux points, même si j’ai eu l’occasion d’apporter des réponses techniques en séance.

En tant qu’élu-e-s écologistes à l’initiative de la motion, Bruno Wilk et moi-même, conseillers communautaires EELV, remercions les membres de notre groupe qui ont accepté de porter avec nous cette motion. Ainsi que Christian Musial qui nous a apporté pendant la phase de rédaction de précieuses remarques sur le fond comme sur la forme, et l’a présentée avec beaucoup de pédagogie et de conviction ce soir en séance.

Enfin, nous nous félicitons de son adoption ce soir. Et remercions les groupes de Jean Urbaniak et de Jean Haja de nous avoir soutenu-e-s dans cette démarche.

Nous sommes fier-e-s de faire partie d’un conseil communautaire qui ait accepté de prendre une position aussi claire sur ce projet du passé, témoin d’un modèle obsolète qui s’accroche au détriment de nos finances publiques, de notre santé, de notre paysage,  de notre environnement et de notre modèle énergétique en pleine mutation.

J’imagine que ce vote fera plaisir aux associations qui militent depuis la première heure dans la même direction. Et les encouragera – s’il en était encore besoin – à poursuivre leur combat avec détermination.

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Conseil communautaire du 28 mai 2015

Ligne THT « Très haute tension »

La CAHC mobilisée pour le respect du principe de précaution

Motion portée par Marine Tondelier, Christian Musial, Eugène Binaisse et Bruno Wilk

Conseiller-e-s communautaires

La société RTE (Réseau de Transport d’Électricité) a décidé de renforcer la ligne « THT », c’est-à-dire « très Haute Tension »,  entre Avelin (près de Lille) et Gavrelle (près d’Arras). Il s’agirait d’une reconstruction avec doublement des câbles et très certainement triplement de la capacité de transport, sur un territoire déjà envahi de pylônes.

Le projet a été soumis au débat public, ce qui constitue une obligation légale pour ce type d’infrastructure. Mais au fil des échanges, il apparaît de plus en plus manifeste que le débat ne permet pas aux citoyens d’être écoutés. Pourtant, de nombreux citoyens et associations et un certain nombre d’élus ont fait part de leurs craintes justifiées. Mais leurs réserves et alertes, ainsi que celles du président de la commission du débat public, sont restées vaines.

RTE et l’Etat, via le préfet, semblent de plus en plus enclins à passer en force dans une caricature de procédure de concertation, ce qui méprise et inquiète les riverains du projet et les associations, fortement mobilisées contre le projet.

En France, on considère que près de 200 000 personnes vivent à moins de 100 mètres d’une ligne à très haute tension.

Les personnes qui vivent à proximité de ces installations constatent :

> Des dysfonctionnements sur les appareils électriques et électroniques deux fois plus importants chez les riverains exposés que chez les riverains non exposés.

> Des problèmes de santé focalisés sur des troubles du sommeil, de la mémoire, de l’audition, mais aussi des maux de tête, de l’irritabilité et des états dépressifs significativement plus fréquents chez les riverains exposés que chez les riverains non exposés. Ces symptômes disparaissent significativement lorsque les riverains quittent la zone affectée par la ligne THT, le lien de cause à effet est difficilement contestable.

> Des maladies graves ayant fait l’objet de traitements lourds, d’actes chirurgicaux et des cancers (leucémie, cancers du sein et de la thyroïde…). Gerald Draper, directeur de recherche à l’université d’Oxford, explique par exemple suite à une étude épidémiologique menée sur plus de 60 000 enfants britanniques que chez les enfants, le risque de leucémie est de 69 % plus élevé que la moyenne si l’on se trouve à moins de 200 mètres d’une ligne à haute tension, et de 23 % plus élevé si l’on se trouve à une distance comprise entre 200 et 600 mètres d’une ligne à haute tension.

> Des conséquences directes sur les élevages impactés : les lignes THT peuvent être à l’origine de courants parasites dans les structures métalliques (portails, abreuvoirs, cornadis…) générés par des phénomènes d’induction, nuisibles aux animaux et à la production des exploitations. Le lait des vaches exposés devient par exemple impropres à la consommation.

Le Conseiller Communautaire de la Communauté d’agglomération d’Hénin-Carvin, réuni le 28 mai 2015, rappelle :

> Que la construction d’une telle ligne, qu’elle soit souterraine ou aérienne, induit au moins des risques, au mieux des inconvénients qui concernent la santé des riverains, l’agriculture dans la zone de passage de la ligne, la flore et dans une moindre mesure la faune, ainsi que la qualité des paysages.

> Que le sens de l’histoire va vers plus d’efficacité énergétique et de sobriété entraînant une baisse de la demande d’énergie, baisse qui questionne les chiffres prévisionnels de consommation du électrique (le scénario de consommation réalisé par RTE prévoit une consommation constante d’ici 2030) ;

> Que l’avenir est également à la production locale, stockée et partagée d’énergies en grande partie renouvelable. Et que cette arrivée prochaine et massive des renouvelables stockés, prévue par la loi de transition énergétique, va nécessiter une évolution profonde de la gestion de la connexion entre tous les sites de production ;

> Que cette ligne aurait principalement pour but de vendre à la Belgique l’électricité produite au réacteur nucléaire de Flamanville, dont le cumul des anomalies rend l’entrée en fonction de plus en plus improbable ;

> Qu’il ne semble donc pas opportun de prendre une décision trop hâtive vu l’imprécision de la demande d’électricité future ;

> Que les lignes à haute tension aériennes sont extrêmement vulnérables en cas de tempête : en France, la tempête de 1999 a entraîné un surcoût de 30% rien que pour la mis aux normes des lignes THT afin qu’elles résistent à des vents violents.

Il demande :

> La prise en compte du principe de précaution sur un plan environnemental mais aussi sanitaire

> La suspension du projet de RTE dans l’attente de certitudes sur la nécessité du projet et les possibilités d’enfouissement

> La réaffectation des 150 millions en jeu aux productions de proximité

Les élus écologistes de l’agglo mobilisés sur la question des perchlorates

A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Environnement, Mon travail d'élue, Nord-PdCalais, Prises de position, Santé

Au cours du Conseil communautaire de la CAHC (Hénin-Carvin) du mois d’avril, Bruno Wilk et moi-même avons posé une question orale au sujet des perchlorates, qui sont utilisés comme oxydant dans les munitions d’armes à feu mais aussi comme propulseur dans les missiles et les roquettes. On les retrouve également dans les feux d’artifice ou dans les airbags. Et malheureusement, dans le bassin minier… dans nos nappes phréatiques et l’eau de notre robinet.

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Dans les années 60, des stocks d’armes et de munitions de la 1ère guerre mondiale ont été détruits en masse sous forme de « poudrières », ce qui a eu pour conséquence de saturer notre sol de perchlorates, lesquels ont rapidement atteint nos réserves en eau qui sont encore aujourd’hui polluées, car les ions perchlorate persistent dans l’environnement (nappes et eaux de surfaces notamment) durant des décennies.

Le problème, c’est que les perchlorates sont toxiques. Ce sont des perturbateurs endocriniens, notamment dangereux pour nos glandes thyroïdes. Et qui peuvent affecter la santé même à faible dose.

C’est pour cette raison que le préfet du Pas-de-Calais, depuis 2012,  a mis en place sur notre territoire une restriction d’usage de l’eau du robinet pour l’alimentation des nourrissons de moins de 6 mois et celle des femmes enceintes et allaitantes. Mais comment remédier à cette pollution en amont? Comment protéger vraiment les populations?

Ce sont les questions que nous avons posées au président de l’agglo Hénin-Carvin lors de cette séance du conseil communautaires. En voici le texte:

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Monsieur le Président,
Vous le savez, des ions perchlorates ont été détectés dans l’eau du robinet de 12 des 14 communes de la Communauté d’Agglomération Hénin-Carvin (toutes sauf Evin-Malmaison et Leforest).
Ces sels de perchlorates sont utilisés dans de nombreuses applications industrielles pyrotechniques et sont suspectés, à dose importante, d’avoir une interaction avec le processus d’incorporation de l’iode par la thyroïde.
Un arrêté du Préfet du Pas de Calais prévoit d’ailleurs, depuis le mois d’octobre 2012, une restriction d’usage de l’eau du robinet pour l’alimentation des nourrissons de moins de 6 mois et celle des femmes enceintes et allaitantes.
Cet arrêté, Monsieur le Président, est aujourd’hui toujours en vigueur, et nous amène, mon collègue écologiste Bruno Wilk et moi-même, à vous poser 3 questions:
1. L’agglomération pourrait-elle interpeller les autorités concernées par la contre les sources évitables de contamination de notre eau potable aux perchlorates, et notamment leur utilisation dans les feux de Bengale ou encore les airbags?
2. Comment l’agglomération peut-elle se mobiliser, avec ses partenaires, pour traiter les eaux polluées aux perchlorates avec les technologies existantes, notamment l’usage de résines ou l’osmose inverse?
3. L’arrêté préfectoral prévoit que les personnes responsables de la production ou de la distribution d’eau informent tous les consommateurs concernés par la restriction d’usage. Comment la population a-t’elle été informée? Au-delà de cette information, quelles mesures pourrait-on prendre, en lien avec les mairies concernées, pour protéger les populations visées par la restriction? Ne pourrait-on par exemple pas envisager de mettre des bouteilles d’eau

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C’est Stanislas Smuraga, le Conseiller délégué à l’eau, qui y a répondu au nom du président. Voici ses réponses, à chacune des questions posées.

I « L’Agglomération pourrait-elle interpeller les autorités concernées contre les sources évitables de contamination de notre eau potable aux perchlorates et notamment leur utilisation dans les feux de Bengale ou encore les airbags ? »

La découverte de la présence de traces de perchlorates dans une ressource de la métropole lilloise en 2011 a amené l’ensemble des collectivités voisines à analyser ce composé dans leurs ressources en eau. Les teneurs mesurées ont conduit les autorités sanitaires à engager en lien avec les distributeurs d’eau, un programme d’évaluation de l’ensemble des ressources régionales.

Ce programme a mis en évidence une contamination étendue de la nappe de la craie. Ainsi à l’échelle de la Région sur une population de 4 millions, plus de 1 250 000 habitants sont desservis par une eau ayant une teneur en perchlorates supérieure à 4 µg/l.

Le 25 octobre 2012, par application du principe de précaution, les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont pris des arrêtés de restriction d’usage de l’eau pour les nourrissons et les femmes enceintes dès lors que les teneurs en perchlorates sont respectivement supérieures à 4 et 15 µg/l.

Dès le mois de novembre 2012, un groupe de travail composé de représentants de la CAD, la CAHC, la CALL, la CUA et VEOLIA s’est constitué. Les travaux menés sous l’égide de ce groupe de travail ont permis de développer des partenariats et des échanges avec des universités, et des centres de recherche et de mobiliser d’importants moyens d’investigations analytiques et d’apporter certains éléments de réponse.

Des études menées par criblage analytique à l’échelle régionale ont permis d’écarter certaines sources de contamination potentielles. Ainsi l’origine agricole peut être éliminée au regard de la forte disparité des teneurs en perchlorates sur des secteurs mettant en œuvre des pratiques agricoles cohérentes entre elles.

L’origine industrielle, quant-à-elle, ne conduirait pas à une contamination de si grande échelle, cette dernière source reste toutefois potentiellement responsable de contaminations ponctuelles de la nappe.

En revanche, la concomitance des zones contaminées par les perchlorates et des zones de combat de la première guerre mondiale met en évidence un lien de cause à effet.

La présence de stocks de munition enfouis, ayant émis et continuant d’émettre de perchlorates pourrait expliquer les teneurs élevées en perchlorate de certains ouvrages.

Les études menées sur la principale ressource d’eau potable de l’Agglomération constituée des forages de Quiéry-la-Motte ne mettent pas en cause l’origine industrielle de la contamination ou les feux de Bengale ou les airbags comme source de pollution du site.

En conséquence, il apparaît difficile pour l’Agglomération d’interpeler valablement les autorités concernées pour les sources évoquées.

Néanmoins, un courrier de demande de précisions pourrait être  adressé à l’A.R.S. (Agence Régionale de Santé) sur le sujet évoqué.

II « Comment l’Agglomération peut-elle se mobiliser avec ses partenaires pour traiter les eaux polluées aux perchlorates avec les technologies existantes, notamment l’usage de résine ou l’osmose inversée » 

VEOLIA, le délégataire de la CAHC a expérimenté des résines par la mise en  place d’un pilote au sein de la station de dénitratation de Quiéry-la-Motte.

 Les résultats des expérimentations menées ont conclu au fait que les résines expérimentées permettaient de supprimer à quasiment 100% la pollution aux perchlorates.

Aujourd’hui l’obstacle à la mise en œuvre en grandeur réelle de ce type de  traitement est entre autre d’ordre réglementaire. En effet, les résines n’ont pas reçu d’agrément par l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire).

Par ailleurs, d’autres pistes de réflexion sont en cours et font référence à des interconnexions avec des territoires où la ressource n’est pas contaminée et qui par dilution permettrait de diminuer les concentrations en perchlorates.

Comme vous le voyez même si l’éventuel impact sur la santé des personnes les plus fragiles (nourrissons, femmes enceintes ou allaitantes) des perchlorates aux doses actuellement rencontrées dans la nappe de craie n’est toujours pas précisé, les collectivités continuent à faire avancer les connaissances qui relèvent de leur champ de compétences :

Par ailleurs, il sera aussi nécessaire d’éclaircir un aspect fondamental : n’est-ce pas à la solidarité nationale d’assumer la réparation de ces dommages de guerre ?

III – « L’arrêté préfectoral prévoit que les personnes responsables de la production ou de la distribution d’eau informent tous les consommateurs concernés par la restriction d’usage. Comment la population a-t-elle été informée ? Au-delà de cette information quelles mesures pourrait-on prendre en lien avec les mairies concernées, pour protéger les populations visées par la restriction ? ne pourrait-on pas par exemple envisager de mettre des bouteilles d’eau minérale à leur disposition ? »

En matière de santé publique, seule l’A.R.S. est habilitée à communiquer. Pour les usagers de notre territoire, les informations de l’A.R.S. sur la restriction d’usage sont relayées périodiquement par notre délégataire  dans le cadre de la facturation qui est accompagnée du bulletin A.R.S.  sur la qualité de l’eau.

Pour mémoire, la C.A.H.C. a édité un DIVERCITE spécial EAU en octobre 2012 pour porter à connaissance la mise en œuvre du principe de précaution.

Concernant la proposition de mettre à disposition des bouteilles d’eau minérale à la population concernée par la restriction, après étude, il s’est avéré que les aspects techniques d’une telle procédure s’avéraient hyper ardus. Par suite cette disposition n’avait pas été retenue.

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Bruno Wilk et moi-même ne manqueront pas de revenir sur ce sujet lors des prochaines séances du Conseil Communautaire pour obtenir davantage d’engagements de la part de la CAHC, que cela suppose des solutions « ardues » ou pas 😉

L’hôpital Charlon mérite mieux que la réaction narcissique du Front national

A l'agglomération d'Hénin-Carvin (CAHC), Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Front National, Hénin-Beaumont, Mon travail d'élue, Prises de position, Santé

Un épisode pas banal s’est déroulé hier après-midi au centre hospitalier d’Henin-Beaumont, où se tenait le premier conseil de surveillance de la mandature.

Le Conseil de surveillance d’un hôpital est une sorte de Conseil d’administration, qui se prononce sur les orientations stratégiques de l’établissement et exerce un contrôle permanent sur la gestion et la santé financière de l’établissement.

Y siègent des représentants des collectivités territoriales (ville, agglomération, département), des représentants du corps médical et des personnels hospitaliers, des personnes qualifiées et des représentants des usagers.

Suite aux élections municipales, la ville d’Hénin-Beaumont y est représentée comme le Conseil Municipal l’a voté au mois d’avril par Steeve Briois, le maire, et Jean-Richard Sulzer, son adjoint aux finances. Et le député Philippe Kemel et moi-même y représentons l’agglomération Hénin-Carvin (CAHC).

Comme la réglementation le prévoit, le premier conseil de surveillance de cette mandature devait débuter par l’élection de son ou de sa président-e pour les 5 années à venir. Les textes prévoient que « le président du conseil de surveillance est élu pour une durée de 5 ans parmi les membres représentant les collectivités territoriales ou les personnalités qualifiées » et que le vote se passe à bulletin secret.

C’est donc très naturellement, en toute légalité et après en avoir parlé avec mes co-listers, mes collègues de l’agglomération et certains membres du conseil de surveillance que j’ai décidé de présenter ma candidature. Expliquant que j’étais très attachée à cet hôpital qui est au bout de ma rue. Contrairement à beaucoup d’habitants, je n’y suis pas née car la maternité a fermé un an avant ma naissance.  Mais petite, j’y ai visité durant des année une amie de la famille en gériatrie. Et des membres de ma famille y ont travaillé, dont mon arrière grand père qui y avait été infirmier.

Par ailleurs je me suis toujours beaucoup intéressée aux questions de santé en général et aux questions hospitalières en particulier, en rédigeant notamment deux mémoires sur la question, l’un sur le développement durable dans les hôpitaux  (comme par hasard ;)), l’autre sur les conflits d’acteurs à l’hôpital public. Je suis d’ailleurs titulaire d’un Master spécialisé en gestion des établissements de santé.

J’ai exprimé aux membres du Conseil de surveillance ma motivation, leur ai expliqué mon intérêt pour les questions sanitaires et ai su les rassurer sur ma disponibilité pour assurer cette fonction.

Steeve Briois, lui, a choisi de ne faire qu’une intervention très courte pour dire qu’il n’avait rien à redire au niveau de mes compétences mais qu’il ne voyait pas d’autre candidature crédible que la sienne car il est le maire. Ajoutant pour clore le débat avant qu’il ne commence que le fait qu’une conseillère municipale d’opposition préside le conseil de surveillance serait je cite « un casus belli ».

Le vote a eu lieu. Je l’ai remporté. Monsieur Briois a repris une seconde fois la parole pour annoncer que « les relations entre la ville et l’hôpital sont rompues », s’est levé avec son acolyte et a quitté la réunion, attitude similaire à celle qu’il avait tenue lors qu’il n’avait pas été élu vice-président à l’agglomération.

Si j’écris ce soir cet article, c’est pour répondre aux propos qu’il a tenus dans un communiqué envoyé l’après-midi à la Voix-du-Nord, retranscrits dans cet article:

–> cliquez ici pour lire l’article de la voix du nord en question <–

Après des années de vaudeville politico-judiciaire, les habitants d’Hénin-Beaumont méritent mieux que des réaction narcissiques!

Celui qui passe son temps à reprocher à son opposition de « ne pas digérer la défaite » devrait commencer par balayer devant sa porte. Et sa réaction est d’autant moins compréhensible que le maire d’Hénin-Beaumont est également conseiller communautaire, conseiller régional, député européen et secrétaire général du front national. Bref qu’il ne manque ni de travail ni de responsabilités.

Je suis la première à reconnaître notre défaite aux municipales de mars dernier. Je l’ai d’ailleurs à nouveau écrit à la rentrée dans un tract distribué dans toutes les boites aux lettres de la ville.

Nous avons certes perdu l’élection municipale avec les copains de la liste « Agissons Unis pour Hénin-Beaumont », surement pour un tas de raisons dont d’ailleurs plusieurs sur lesquelles nous ne pouvions malheureusement pas avoir prise. Ce qui connaissent le contexte local savent de quoi je parle.

Je confirme également avoir fait « 2% » aux dernières législatives. Je n’en n’ai pas honte. Monsieur Briois devrait éviter de prendre la grosse tête trop rapidement et se rappeler d’où il vient et quels étaient ses premiers scores électoraux. Il devrait d’ailleurs s’imaginer lesquels ils auraient été s’il avait dû lui aussi, pour sa première élection « sur son nom », affronter deux candidats sortants à la présidentielle. Et s’il n’avait pas profité de la notoriété de Marine Le Pen plusieurs scrutins de suite en étant son suppléant.

La différence, c’est que quand je perds, je l’assume. Que je garde mon sang froid. Que je ne suis pas une mauvaise joueuse. Que je respecte les décisions des électeurs. Et que même si nous avons perdu, mes collègues et moi siégeons et travaillons en conseil municipal ainsi que dans les différentes commissions, ce que lui n’avait pas fait quand il était dans l’opposition.

Or ce soir, il prétend que «  la gauche de l’agglomération a préféré, comme à son habitude, rester dans le sectarisme, quitte à insulter le vote des habitants d’Hénin Beaumont ». Aveuglé par sa haine, il ne voit même pas qu’en écrivant cela il dénigre lui les électeurs du Conseil de Surveillance de l’hôpital de notre hôpital, qui ont fait leur choix. Comme les textes le prévoient. Et comme cela se fait dans tous les hôpitaux de France.  Le décret du 8 avril 2010 qui encadre ce scrutin a d’ailleurs été pris par un gouvernement de droite, je ne vois donc pas le rapport avec ce que Monsieur Briois appelle « des pratiques démocratiques toutes socialistes ». Ses propos frisent le conspirationnisme.

Comme je n’ai pu le dire en sa présence car il avait déjà pris la poudre d’escampette, je vais le redire ici:

Aujourd’hui l’hôpital d’Hénin est l’un des plus endettés de France. Il ne l’a pas toujours été. Sa situation s’est brusquement détériorée, en quelques mois, à la suite d’investissements récents (il y a deux ans) plus qu’hasardeux (je précise au passage qu’Eugène Binaisse, à l’époque maire d’Hénin-Beaumont, ne présidait pas non plus le Conseil de Surveillance).

Aujourd’hui notre service de diabétologie, très apprécié des habitants du territoire, est menacé de fermeture et de délocalisation à Lens. J’ai d’ailleurs porté une motion à ce sujet avec mes collègues d’opposition au dernier Conseil Municipal, qui a été adoptée à l’unanimité.

Bref la seule attitude politicienne que je vois en ce moment, c’est celle qui consiste à considérer « que l’hôpital n’a qu’à se débrouiller » (ce dont un adjoint FN et cadre national parti m’avait menacée il y a quelques semaines au cas où j’irais jusqu’au bout). Et à se dispenser des plus de 5 heures de réunion qui ont suivi l’élection de la présidente du conseil de surveillance, au cours desquelles nous avons épluché et débattu avec les médecins et les représentants du personnel très inquiets du compte administratif pour 2013, du budget pour 2014 et du projet médical d’établissement, dont l’avenir du service de diabétologie.

La santé des habitants d’Hénin-Beaumont – qui vivent dans l’arrondissement à la surmortalité la plus élevée d’Europe (de 67% à la moyenne de la France) – n’est pas un enjeu politicien. C’est une priorité politique, sanitaire et sociale. Ou sinon nous continuerons à souffrir d’une double peine: des indices de santé catastrophiques et un établissement de santé sur-endetté dont les jours sont menacés.

Si le Front national s’en lave les main, la crédibilité dont il se drapent à Hénin-Beaumont ne fera pas long feu.

Je compte donc sur eux pour participer, dans les semaines à venir, à la prochaine réunion du Conseil de Surveillance. Et pour, comme l’ont déjà fait les collègues du PC, du PS, d’EELV et d’Hénin-Beaumont l’avenir, prendre enfin position en faveur de notre service de diabétologie en danger.

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Il faut sauver le service de diabétologie d’Hénin-Beaumont!

Au conseil municipal d'Hénin-Beaumont, Hénin-Beaumont, Santé

Au moins de juin, j’ai été désignée par le Conseil Communautaire pour représenter avec le Député Philippe Kemel la Communauté d’agglomération Hénin-Carvin au Conseil de surveillance du Centre hospitalier Hénin-Beaumont.

Connaissant les menaces planant autour de l’avenir de son service diabétologie, j’ai immédiatement rencontré les patients, syndicats et médecins molibilisés pour son sauvetage.

Avec mes collègues de l’opposition, nous avons donc soutenu une motion intitulée « Il faut sauver le service de diabétologie » au cours de la séance du Conseil municipal du 24 juin 2014.

Après 20 minutes d’échanges avec le Maire Steeve Briois et son adjoint Bruno Bilde qui souhaitaient l’ajournement de la motion, elle a finalement été mise aux voix et adoptée à l’unanimité avec 3 amendements.

Motion diabétologie 1

 

 

 

Motion diabétologie 2

 « Il faut sauver le service de diabétologie! »

Conseil municipal du 24 juin 2014

 

Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont

Il faut sauver le service de diabétologie!

 

 

Motion portée par Marine Tondelier,

Conseillère municipale

et ses co-listiers « Agissons-Unis pour Hénin-Beaumont »

Eugène Binaisse, Marcel Germe, Sandrine Roger,

David Nöel et Geoffrey Gorillot

Le service de diabétologie du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont est en danger.

Cette unité fonctionne pourtant bien. Elle est l’un des fleurons de notre hôpital. Les patients qui ont l’habitude de la fréquenter saluent d’ailleurs la qualité de l’accueil et de la prise en charge dont ils y bénéficient.

Le service occupe depuis maintenant 10 ans le bâtiment “Les Charmes” de notre hôpital et propose une offre complète comprenant de l’éducation diabétique pour les patients hospitalisés en ambulatoire, des consultations de diététique, de diabétologie, d’endocrinologie et de maladies métaboliques, des hospitalisations de jour, des hospitalisations conventionnelles et des hospitalisations à la semaine pour la mise sous pompe à insuline. Le plateau technique offert par l’hôpital (radio standard, échographie abdominale, écho-doppler cardiaque et vasculaire mais aussi rétinogramme) est d’ailleurs tout à fait adapté à cette activité.

Au total, plus de 2000 patients bénéficient de ce service : un service de proximité, à taille humaine, où une équipe motivée mais met en œuvre une médecine à la pointe de l’actualité médicale et des recommandations de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et de la Haute autorité de Santé.

Depuis 2010, cette unité est par exemple un centre initiateur de pompe d’insuline dont 54 patients ont bénéficié à ce jour. L’hospitalisation de jour a été développée, grâce à la mise en place de la « télémédecine ». Des rétinogrammes sont par exemple effectués sur place puis envoyés au Centre Hospitalier de Lens pour y être interprétés par des ophtalmologistes, innovation qui a été reconnue par l’ARS dans son grand projet DIABEVI. L’éducation thérapeuthique y est également mise en avant, via deux projets agréés par l’ARS en 2011, l’un portant sur une semaine d’éducation à la pompe d’insuline et l’autre sur la reprise d’une activité physique avec éducation diététique pour les patients diabétiques type 2 avec le concours d’un professeur d’activité physique adaptée. Au cours des hospitalisations les patients participent par ailleurs à des ateliers diététiques.

Du fait du déficit important de 4 millions d’euros qu’enregistre notre hôpital, Monsieur Mackowiak, son nouveau directeur depuis le mois de septembre 2013, a été mandaté par l’Agence régionale de santé pour procéder à son rétablissement financier.

La réduction du déficit du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont est nécessaire. Elle ne doit pas servir de prétexte au pillage des services les plus prestigieux de notre hôpital au profit du Centre hospitalier de Lens. Comme en a d’ailleurs déjà pâti  la polyclinique de Riaumont à Liévin qui a perdu ses services de cardiologie, de neurologie et de pneumologie.

Nous ne voulons pas d’un signal négatif qui serait envoyé aux habitants d’Hénin-Beaumont, alors que même que cette unité constitue une offre de soins de proximité à taille humaine et qu’elle est très appréciée des patients, comme le démontre les plus de  700 signatures recueillies en quelques semaines par la pétition mise en œuvre pour sauver l’unité.

Le risque est grand – si le service est supprimé ici pour être réimplanté plus loin -, que l’accès aux soins et à la santé des patients diabétiques d’Hénin-Beaumont et des environs en pâtisse. Nous ne sommes pas ici dans le cas d’une maternité qui fermerait car la sécurité n’y serait pas garantie du fait d’un faible nombre d’accouchements par an. Le diabète est une maladie chronique qui nécessite un suivi régulier qui justifie la proximité, une écoute, une prise en charge de qualité dans un environnement agréable, et que c’est ce qui est proposé au Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont !

Beaucoup de nos patients n’ont pas de moyen de se déplacer et ne pourront pas facilement aller à Lens, et ce d’autant que les médecins traitants donnent de plus en plus difficilement des bons de transport. Cela veut dire que des patients vont être « laissés pour compte » et c’est insupportable !

Cette décision n’est pas justifiée économiquement. On nous oppose en effet que pour “fonctionner”, une unité de médecine doit comporter au moins 20 lits, or une unité de diaétologie de 12 lits vient-elle d’être crée au Centre hospitalier de Seclin. Rien ne justifie un traitement moins avantageux pour notre territoire.

 

C’est pourquoi le Conseil Municipal d’Hénin-Beaumont, réuni ce jour,

  • Refuse que le service de diabétologie du Centre hospitalier d’Hénin-Beaumont soit sacrifié pour satisfaire l’ambitieux projet du Centre Hospitalier de Lens
  • Demande à l’Agence Régionale de Santé de revoir son arbitrage

 

 

20140619 – Motion diabétologie (1)

A votre santé!

Hénin-Beaumont, Nord-PdCalais, Santé

Je suis SURE que vous avez toujours rêvé de débattre de la santé dans le bassin minier.

Et oui, 67% de surmortalité à Hénin/Lens par rapport à la moyenne nationale, ça invite à la réflexion, et ça appelle des solutions!

Alors rendez-vous vendredi 31 mai à 20 heures à La Belle Anglaise place Wagon à Hénin-Beaumont pour un café citoyen intitulé « à votre santé » et dédié à la problématique sur notre territoire et aux solutions à envisager ensemble.

L’association des amis de l’émission de France Inter « Là-bas si j’y suis » propose en effet régulièrement depuis quelques mois des « Café repères » forts sympathiques, où des héninois engagés devisent autour d’une bonne bière en échangeant leurs points de vue, dans une ambiance mouvementée conviviale.

Après le classement du bassin minier à l’UNESCO, la laïcité, le logement ou encore la culture à Hénin-Beaumont, Bernard Carton-Leclerc m’a proposé d’animer cette édition intitulée « A votre santé ». Accès aux soins des plus précaire, santé environnementale, inégalités de santé, alimentation, médecines naturelles, hôpital public, médecine scolaire: nous échangerons ensemble sur tous ces sujets qui restent une préoccupation majeure pour les français.


CR affiche santé - copie
Et après ce petit échauffement, ceux qui le souhaitent pourront poursuivre la réflexion le lendemain à Arras, où EELV organise sa troisième convention régionale.

Après la transition énergétique à Loos-en-Gohelle en mars et la Citoyenneté à Roubaix en avril, la Convention d’Arras sera consacrée à la nature, à l’alimentation et à la santé.

Elle est ouverte à tous, gratuite, et ça s’annonce là aussi très convivial!

J’y animerai notamment la plénière intitulée « L’agriculture contre la santé ? », où

> Paul Cordonnier, Médecin à Hornaing et membre de l’association APRES (Association promotion recherche environnement santé publique) nous présentera un état des lieu sans concessions de l’état sanitaire de notre territoire

> Paul Damageux, agriculteur à Loos-en-Gohelle, témoignera de sa conversion au « bio »

> François Veillerette, Vice-Président EELV « Alimentation/ environnement / santé » au Conseil régional de Picardie, nous présentera ses solutions concrètes

> Samuel Ferret, du RAD (Réseau agriculture durable) nous expliquera les enjeux de la réforme de la PAC (politique agricole commune).

2013.06.01-Convention-Arras-211x300

Toutes les informations dont vous avez toujours rêvé à ce sujet sont consultable ici sur notre site régional. Et pour s’inscrire, c’est au même endroit…

En conclusion, vous l’aurez compris, avec tous ces rendez-vous, EELV vous concocte des éléments de programme au petits oignons pour que la santé soit au coeur des municipales en 2014!