Commémorations de la grève patriotique des mineurs au printemps 1941

Législatives 2022

Hier, nous commémorions avec une vive émotion la grève patriotique des mineurs au printemps 1941.

Partie de Montigny-en-Gohelle, elle s’est en suite propagée dans tout le bassin minier : beaucoup l’ont payé de leur vie.

Étaient présents à la cérémonie: le sous-préfet de Lens, les sociétés patriotiques, le corps enseignant, les familles et les élus du territoire (sauf le RN).

Petit point historique ⤵️

Le bassin minier est une terre de lutte, une terre de résistance, qui s’est sacrifiée pour la France.

Situés dans la zone interdite, soumis aux rationnements et devant faire face à une dégradation de leurs conditions de travail et de vie, les mineurs sont rapidement passés à l’offensive.

Le 11 novembre 1940, 40.000 mineurs défilent dans la rue.

Le 27 mai 1941, la grève est véritablement déclenchée et la condamnation de mineurs à la déportation le 28 mai enflamme la région : 100 000 mineurs, soit 80% des effectifs défient l’autorité militaire allemande.

Partie de revendications sociales, cette grève prend rapidement un tournant patriotique. Les mineurs obtiennent une victoire avec l’augmentation des salaires et l’amélioration du ravitaillement.

Mais ils l’a paie au prix fort : Ils sont plus de 1.400 à avoir été arrêtés, fusillés, décapités à la guillotine ou morts sous la torture dans les prisons. Des centaines aussi ont été expédiés vers les camps de concentration.

Au total, les grévistes ont fait perdre 500 000 tonnes de charbon à l’occupant, qui s’en servait pour faire tourner ses usines d’armement allemandes.

Source : aimos.hypotheses.org/876

Je suis candidate aux élections législatives, dans la 11ème circonscription du Pas de Calais

Législatives 2022

Bonjour à toutes et tous,

Vous le savez, une « nouvelle union populaire, écologique et sociale » s’est mise en place dans toute la France pour les élections législatives.

Sur la 11ème circonscription du Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont, Carvin, Libercourt, Courrières, Oignies, Dourges, Montigny-en-Gohelle, Noyelles-Godault, Leforest, Drocourt, Courcelles-les-Lens, Evin-Malmaison), l’accord national prévoit que la candidature de l’union des forces de gauche et écologistes soit issue d’Europe-Ecologie Les Verts. 

J’aurai donc la mission, dans les semaines qui viennent, de porter sur notre territoire une campagne collective, avec vous si vous le souhaitez. 

Nous avons depuis 5 ans une députée « vue à la télé ». Nous voulons maintenant une députée pour de vrai !

Une députée qui défende les dossiers prioritaires du territoires. Une députée qui défende les intérêts de ses habitants à l’Assemblée.

Pas une députée fantôme.
 Pas une députée championne de l’absentéisme à l’Assemblée nationale au Conseil départemental ou elle est censée siéger depuis 2020.

Bref, à partir d’aujourd’hui et jusqu’aux 12 et 19 juin, nous sommes en campagne, ensemble, sur le territoire !

Demain, une conférence de presse aura lieu pour annoncer le nom de la suppléance et des membres de l’équipe. Nous vous ferons un mail demain pour vous communiquer cette information dans la journée.

Nous vous donnons surtout rendez-vous mercredi à 19 heures à Montigny en Gohelle pour une première Assemblée populaire de notre campagne, ouverte à tous les habitants, élus et associations des villes de la circonscription, mais aussi à toutes celles et ceux qui souhaiteraient nous soutenir dans cette campagne !

Portrait dans Le Monde : Hénin-Beaumont, terre de mission pour la candidate écologiste

Front National, Hénin-Beaumont, Législatives 2017, Mon travail d'élue, Nos campagnes électorales, On en parle... dans les médias, Prises de position

Retrouvez ci-dessous et au lien suivant mon portrait paru ce jour dans Le Monde.

A noter que Bruno Bilde explique que je « ments de façon effrontée » dans mon livre, comme d’habitude sans préciser à quel endroit et pourquoi dans ce cas il ne porte pas plainte pour diffamation. Avant d’ajouter « Elle n’est pas bête » (merci)  « mais elle est dépourvue de sens politique : elle choisit toujours le mauvais cheval« , comme si on était au PMU et qu’il s’agissait de parier sur le gagnant. Je suis fière de faire systématiquement le choix de mes convictions et non de l’opportunisme. C’est sûr que certains ne peuvent pas comprendre…

Hénin-Beaumont, terre de mission pour la candidate écologiste

Face à Marine Le Pen, qui vise la circonscription de ce fief FN, Marine Tondelier (EELV), l’enfant du pays, veut croire en ses chances.

LE MONDE | 24.05.2017 à 11h52 • Mis à jour le 24.05.2017 à 13h44 |Par Raphaëlle Besse Desmoulières (Hénin-Beaumont, envoyée spéciale)

Marine Tondelier en campagne sur le marché d'Henin Beaumont, le 23 mai.

« Bonjour, je m’appelle Marine mais faut pas confondre, je n’ai rien de commun avec l’autre ! » Ce mardi 23 mai, c’est jour de marché à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Tracts à la main, l’écologiste Marine Tondelier joue sans complexe de ce prénom qu’elle partage avec la présidente du Front national, son adversaire dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. Sous le soleil printanier, l’accueil est aimable, malgré quelques refus polis.

En jean-baskets, panier en osier sous le bras, l’enfant du pays manie l’humour et la décontraction. Ici, elle est chez elle. « Tout le monde connaît mon engagement contre le FN », glisse-t-elle. A 30 ans, cette diplômée de Sciences Po Lille partage sa vie entre sa ville natale et Paris, où elle travaille à temps partiel comme assistante parlementaire de la députée Cécile Duflot.

Pour la seconde fois, elle se présente dans cette circonscription. En 2012, elle avait recueilli 1,6 % des voix. Deux ans plus tard, cette dirigeante nationale d’Europe Ecologie-Les Verts décroche son premier mandat de conseillère municipale d’opposition sur une liste (presque) unitaire de la gauche balayée dès le premier tour par le frontiste Steeve Briois. Depuis, elle est devenue l’une des bêtes noires de la nouvelle équipe municipale d’extrême droite et de ses militants. « Vous vous en prenez tellement plein la gueule que vous prenez de la bouteille en vitesse accélérée mais les gens voient que vous êtes solide », raconte-t-elle.

Marine Tondelier, à Hénin-Beaumont, le 23 mai.

Sur les réseaux sociaux, attaques et injures pleuvent. « Sur Facebook, on subit un harcèlement quotidien de frontistes qui nous traitent de “gauchiasse” ou “socialopes”, c’est pénible », euphémise son collègue communiste David Noël. Les conseils municipaux virent aussi à l’affrontement violent. Ce qui inquiète Cécile Duflot. « Personne n’est obligé d’être martyr, juge l’ex-ministre du logement. Marine est “sous surveillance”. Ils n’ont aucune limite. Le but, c’est de la faire craquer. »

« Règne de la peur »

La publication de son livre Nouvelles du front (Les Liens qui libèrent, 224 pages, 18 euros), en mars, n’a rien arrangé. Marine Tondelier y raconte la vie sous le FN et le difficile quotidien des employés municipaux.« Intimidations, prises à parties et lynchage public des récalcitrants… Un vrai règne de la peur a vu le jour », dénonce-t-elle. « Elle ment de façon effrontée, répond Bruno Bilde, bras droit du maire et adjoint aux affaires générales. Elle est prête à faire beaucoup pour faire parler d’elle. » Et d’ajouter : « Elle n’est pas bête mais elle est dépourvue de sens politique : elle choisit toujours le mauvais cheval. »

Une allusion à ses alliances passées, rarement couronnées de succès, avec le PCF ou le Parti de gauche. Pour le scrutin de juin, les discussions ont avorté. Chacun pour soi et advienne que pourra. Sans compter la candidate de La République en marche, ils sont six prétendants à gauche parmi lesquels le député sortant socialiste Philippe Kemel. La bataille s’annonce rude, peut-être même perdue d’avance.

Ici, le Front national se nourrit d’une désespérance sociale et politique, alimentée dans le passé par la gestion calamiteuse de socialistes peu scrupuleux. Dans cette circonscription plus large que la seule ville d’Hénin-Beaumont, à la présidentielle, Mme Le Pen a recueilli 41,17 % des voix au premier tour, loin devant Jean-Luc Mélenchon (23,13 %) et Emmanuel Macron (14,55 %). Au second, elle a gagné plus de 7 000 voix pour atteindre les 58,17 %.

Noël Mamère et Jean-François Caron, le maire de Loos-en-Gohelle, à la réunion publique qui s’est tenue au Shanon, pub de Hénin-Beaumont, le 23 mai.

« On peut battre Marine Le Pen »

En 2012, M. Mélenchon essuyait une sévère défaite sur ce territoire. Malgré la concurrence du PCF, Jean-Pierre Carpentier, qui prend sa suite, espère bien « maintenir le potentiel » obtenu par le candidat de La France insoumise le 23 avril. Marine Tondelier, aussi, veut croire qu’elle a une chance, même si le bassin minier reste une terre de mission pour les écologistes.

Dans la soirée, devant une cinquantaine de ses partisans réunis dans un bar d’Hénin, la jeune femme se projette comme une « députée de combats » et promeut un « bouclier écologique et social ». « Je ne serai pas une députée qui disparaît pour revenir cinq ans après », promet-elle. Ligne à très haute tension, pollution de l’eau, du sol, de l’air : elle entend déposer, si elle est élue, une proposition de loi pour créer un fonds d’indemnisation des victimes de préjudices environnementaux.

A ses côtés, Noël Mamère, député sortant de Gironde, et Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, petite enclave écolo à quelques kilomètres de là. Le premier insiste pour faire de l’écologie « un outil de lutte contre les inégalités, d’émancipation et d’estime de soi ». Le second raconte les succès rencontrés dans sa ville et vante « la culture collective d’oser changer » qui anime ses concitoyens.

« On peut battre Marine Le Pen, je suis née ici, les gens me connaissent », lance Marine Tondelier, comme pour s’en convaincre. La candidate de La République en marche ? Celui des insoumis ? « Pas assez consensuels », balaie-t-elle, le regard tourné vers l’avenir. Dans son livre, la jeune femme assure qu’elle ne fera pas au FN « le cadeau de céder à leur chantage insidieux ». « Parce que se cacher, ce serait renoncer, ajoute-t-elle. Et renoncer, ce serait les laisser gagner une seconde fois. » A Hénin-Beaumont, l’extrême droite n’en a manifestement pas fini avec elle.

Législatives 2017 à Hénin-Beaumont: ne pas se tromper d’ennemi

Autre, Législatives 2017, Nos campagnes électorales, On en parle... dans les médias

Ce matin, la Voix du Nord présentait ma candidature aux législatives. Retrouvez l’article ci-dessous et ici sur leur site

L’écologiste Marine Tondelier demande à la gauche de « ne pas se tromper d’ennemi ! »

L’élue d’opposition héninoise emmènera la liste écologiste pour les législatives dans la 11e circonscription avec pour suppléant le Leforestois Samir El Aabaoui. Pas simple dans un territoire acquis au FN et où la gauche part divisée.

Cinq ans ont passé depuis son baptême du feu électoral, lors des législatives de 2012. Peu ou pas connue, à 24 ans, elle avait remporté 1,6 % des voix. Cinq ans ont passé et Marine Tondelier, l’enfant du pays devenue entre-temps élue d’opposition à Hénin-Beaumont, s’est fait un nom bien au-delà de la circonscription. Une notoriété construite en grande partie sur son livre en forme de réquisitoire contre la municipalité frontiste. Mais pas seulement. « Depuis trois ans, en conseil municipal, les gens ont compris ma détermination et le fait que je ne baissais pas les bras devant les difficultés. »

Puzzle

En plus de la distribution de quelque 50 000 tracts toutes boîtes, la jeune femme arpente «  tous les matins » les marchés de la circonscription et ne craint pas de ferrailler ou de tenter de convaincre ceux qui ne sont pas de son bord. Il n’en demeure pas moins qu’avec un FN sûr de sa force et une gauche éparpillée façon puzzle, la pente est forte. Mission impossible ?

La candidate se prend à rêver d’un mano a mano avec Marine Le Pen et n’envisage pas une seconde, dans l’hypothèse où elle serait qualifiée, que les voix de gauche puissent lui échapper. Inutile de se lamenter sur l’impossible union de la gauche. «  On ne pourra pas dire que je l’ai empêchée ! Moi, je n’ai pas d’adversaires à gauche, je n’ai que des concurrents, martèle l’élue verte. Je dis simplement aux gens qu’ils ne doivent pas se tromper d’ennemi. Celui qui n’a pas ça en tête sur ce territoire, franchement, on n’a pas vu le même film !  »

« Bouclier écologique »

Sa campagne menée tambour battant est aussi l’occasion de parler… d’écologie, un enjeu escamoté pendant la campagne présidentielle. «  Nous sommes sur un territoire qui est un des plus touchés, entre Metaleurop, la ligne THT, les perchlorates, les pics de pollution à répétition… Donc, l’écologie, c’est pour protéger notre cadre de vie mais aussi notre santé. Il va falloir un bouclier écologique et social avec ce gouvernement et moi je veux être une députée capable de porter le fer sur ces thématiques pendant cinq ans. »

L’écologie, Marine Tondelier, avec son suppléant Samir El Aabaoui, 31 ans, conseiller municipal de Leforest, lui aussi enfant du territoire, aura l’occasion d’en parler plus en détail lors de sa distribution de graines bios, début juin, sur les marchés. Avant cela, le député vert de Gironde, Noël Mamère, et son mentor loossois, Jean-François Caron, viendront à sa rescousse lors d’une rencontre-débat au kebab héninois de la place Carnot, Le Shannon, mardi 23 mai à 19 heures.

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Législatives 2017: Carnets de campagne!

A Hénin-Beaumont, Front National, Hénin-Beaumont, Législatives 2017, Nord-PdCalais, Nos campagnes électorales, Prises de position, Sur le terrain

Les campagnes ont toujours été mes moments préférés de la vie politique: ceux de l’échange, de la rencontre, de la confrontation des idées, des sourires partagés. En voici quelques extraits en images…

Merci aux photographes! Et aux habitants de la circonscription: Carvin, Courcelles-les-Lens, Courrières, Dourges, Drocourt, Evin-Malmaison, Hénin-Beaumont, Leforest, Libercourt, Méricourt, Montigny-En-Gohelle, Noyelles-Godault, Oignies et Rouvroy.

(Note: nous sommes sur les marchés tous les matins… mais pas toujours accompagnés de nos amis photographes 🙂 La sélection ci-dessous n’est donc bien sûr pas exhaustive de la campagne!)

Pour en savoir plus sur la campagne, rendez-vous sur www.marinetondelier.com

Marché d’Hénin-Beaumont

Le 12 mai 2017

Droits réservés: Christophe Blanquart

 

 

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Marché de Carvin

Le 21 mai 2017

Droits réservés: Christophe Blanquart

 

 

 

Marché de Rouvroy

Le 22 mai 2017

Droits réservés: Jamal Azzedine

 

Réunion publique avec Noël Mamère et Jean-François Caron

Le 23 mai 2017

Droits réservés: Christophe Blanquart

 

 

 

Photo-reportage: une journée en campagne à Hénin-Beaumont, Evin et Leforest

Le 23 mai 2017

Droits réservés: Olivier Touron (Divergence pour Le Monde) 

 

Pour voir les autres photos du photo-reportage d’Olivier Touron, cliquer ici

 

« Beaumont en fête »: Distribution de beignets bios à la rhubarbe du jardin

Le 28 mai 2017

Droits réservés: Christophe Blanquart

 

 

Marché de Courcelles-les-Lens: Distribution de beignets bios à la rhubarbe du jardin

Le 28 mai 2017

Droits réservés: Christophe Blanquart

 

 

 

Porte à porte cité Crombez à Noyelles-Godault

 

 

 

Journée pluvieuse

Le 6 juin 2017

Vendredi, j’ai appelé le Conseil Constitutionnel…

Front National, Hénin-Beaumont, Législative 2012

Vendredi, j’ai appelé le Conseil Constitutionnel…

Et cela m’amène aujourd’hui à vous faire deux révélations!

1ère révélation (très prévisible): les voies du Conseil Constitutionnel sont impénétrables

Cette première révélation est somme toute très rassurante: RIEN NE FILTRE (où alors vous avez des amis très bien renseignés).

Perso j’ai plutôt joué la technique « meuf sympa un peu naïve ». J’ai expliqué à la standardiste que j’avais besoin d’un renseignement sur un recours législatives, elle m’a passé le service concerné, et j’ai tenté d’en savoir un peu plus, en expliquant que cette histoire commençait sérieusement à me stresser, et que si je comprenais bien que l’on ne puisse rien me dire sur le fond du dossier, savoir « à peu près » quand la décision serait rendue me simplifierait considérablement la vie.

Parce que oui, je plaide coupable: cette histoire commence à LEGEREMENT me stresser

Je le reconnais, j’étais parmi les plus optimistes au départ: les recours du FN, nous y sommes habitués, et mine de rien, 118 voix d’écart, c’est beaucoup en comparaison d’autres circo. Mais je le reconnais également, je commence à être gagnée petit à petit par la tension ambiante autour du sujet…

D’un côté ceux qui sont sûrs et certains que ce sera annulé (« je ne vois pas comment il peut en être autrement »). A l’opposé, des adeptes de la théorie du complot qui sont convaincus que le Conseil Constitutionnel est toujours complaisant avec les pouvoirs en place, et qu’il n’irait pas les contrarier sur une circo aussi risquée en cas de nouvelle élection. Entre les deux, les paris sont lancés. A Hénin, on spécule depuis juin. Et ça anime les discussions de comptoir (et les blogs politiques).

Sauf que ces derniers jours, la pression monte. Début octobre, on a appris que le Conseil Constitutionnel avait déjà éclusé pas mal de recours ne posant pas problème. Seuls 10, les plus problématiques donc, restaient en cours d’instruction. Le recours portant sur la 62-11 passait donc du statut d’un parmi tant d’autres, au top ten des circonscriptions les plus risquées. Sachant qu’en moyenne 4 à 5 circonscriptions sont rejouées à chaque législative.

D’où un réflexe préventif de ma part: commencer à se mettre psychologiquement dans l’état d’esprit de peut-être, bientôt, devoir repartir en campagne. Et je vous avoue que c’est pas forcément facile à vivre:

1. Parce qu’il faut bien l’avouer: une campagne (surtout celle-là), ça affecte physiquement et psychologiquement, et qu’il faut le temps de récupérer entre deux

2. Parce que les campagnes électorales en novembre, décembre ou janvier ne sont pas nécessairement les plus marrantes (surtout dans le Pas-de-Calais)

3. Parce qu’on est toutes et tous en campagne quasi-permanente depuis 2008, entre les municipales, puis les européennes enchaînées en 2009 avec les municipales partielles (oui oui, ici nous sommes habitués à rejouer toutes les élections deux fois), les régionales de 2010, les cantonales de 2011, et les législatives (1ère édition?) de 2012.

4. Parce que d’ici à 2014, ce n’est pas juste l’occasion de souffler par confort personnel. C’est également l’occasion de mener des projets de terrain autres que purement électoraux (et nous en avons bien besoin). Notre projet EELV Bassin Minier d’un « guide du vivre mieux dans le bassin minier » est en train de prendre forme, c’est un beau projet, positif, utile pour la population. Et nous avons envie de pouvoir y travailler sereinement.

Bref, s’il faut y aller, nous y retournerons. Mais l’incertitude actuelle est difficile à gérer. Elle contraint les projets persos pour les mois à venir. Elle empêche d’avoir l’esprit vraiment libre. Elle plane comme une menace, prête à s’abattre à tout moment. Et s’imaginer que du jour au lendemain, cette circonscription puisse être replongée dans le cirque médiatique du printemps dernier, n’a rien de très alléchant.

Mais puisque je n’ai pas réussi à en savoir plus, nous en restons là. Ca peut être demain, ça peut être la semaine prochaine, ça peut être … le 20 décembre (et ce serait un cadeau de Noël pas très agréable mais on ferait avec).

La seule information supplémentaire que ce coup de téléphone m’a procuré, c’est que la date officielle du verdict sera annoncée quelques jours auparavant sur le site du Conseil Constitutionnel. Et autant vous le dire tout de suite: ne comptez pas sur moi pour y aller tous les matins vérifier s’il y a du nouveau. De toute manière, j’imagine que je serai mise au courant bien assez vite s’il y a du nouveau.

2ème révélation (mise au point): tout le reste n’est que rumeur

Je sais que je ne vous apprends en fait surement pas grand chose depuis le début de cet article… et j’en suis sincèrement désolée! Mais ce n’est tout de même pas de ma faute si tout ce que l’on peut entendre sur ce recours n’est que rumeur…

Début octobre, la Voix du Nord, dans une brève écrite à l’occasion de ma participation au trail des terrils du parc des îles (#ambiance), évoquait une « rumeur voulant que, si la 11ème circonscription était à nouveau appelée à voter en début 2013 », je pourrais « être le recours d’une opportune union de la gauche PS/EELV, au cas où l’image du PS serait trop ternie ».

La Voix du Nord / Edition Lens-Hénin-Carvin

Dans la foulée, Médiapart publiait un article de Marine Turchi, faisant le point sur cette histoire de recours, grâce il faut le dire à un très bon travail de journaliste. Allant encore plus loin que La Voix du Nord, cet article insinuait que je pourrais former un tandem avec Jean-Pierre Corbisez, président socialiste de l’agglomération Hénin-Carvin.

Alors je vais en profiter pour être très claire (parce que l’on m’interroge beaucoup à chaque fois que je me promène à Hénin): tout cela n’est évidement que rumeur. Et dire cela ne signifie pas critiquer les journalistes, qui ne font que coucher sur papier ce qu’on leur rapporte, c’est à dire justement leur métier.

Ce que je peux vous certifier, c’est que je n’ai pas parlé avec Jean-Pierre Corbiset depuis avant les grandes vacances. Et que ce n’était surement pas pour élaborer des stratégies secrètes avec lui. Ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas mon genre.

Je peux également vous certifier qu’en vrai, si la législative de juin est annulée, il n’y aura pas de « bon scénario ». Le PS en sortirait très très affaibli, et vu la victoire très juste d’avant les vacances, je ne vois pas bien comment réitérer un tel coup de force. Surtout s’il a été permis par des tricheries avérées. Quand au front de gauche, j’imagine que pour Mélenchon, il serait compliqué de ne pas y aller. Mais également compliqué d’y aller. Incertitude également de ce côté là, donc.

Bref, pas de scénario ideal. Nous, candidats de gauche, serions clairement les out-siders face à une Marine le Pen revigorée.

MAIS l’idée n’est pas de sombrer dans la dépression dès maintenant. L’idée est d’avoir conscience des risques. De se préparer à tous les cas de figure. Et surtout de se préparer à se battre, car cette nouvelle élection, si elle devait avoir lieu, se jouerait vraiment au mental. Elle serait compliquée. Elle serait éprouvante. Et elle pourrait mal se terminer, ce dont le territoire aurait clairement du mal à se remettre.

S’il n’y a pas de solution idéale, il n’en demeure pas moins que des scénarios moins pire que d’autres sont possibles. Je ne pense pas que maintenant soit le moment pour les imaginer, car nous ne connaissons pas encore toutes les données du problème. Ma philosophie sur ce coup là est donc de prendre collectivement notre mal en patience. De ne pas faire trop de projets persos pour le début 2013 parce qu’on aura peut-être d’autres trucs à faire. De commencer à se préparer un équipement anorak / bonnet / écharpe pour pouvoir tracter sous la pluie au cas où. Et surtout d’être prêt, au cas où faille y retourner.

Nous, écolos, serons au rendez-vous à de moment là. Nous ne prendrons pas de décision avant d’avoir en main toutes les données du problème (avis du Conseil Constitutionnel, positionnement des autres candidats de juin, rencontres avec nos partenaires). Et alors, alors seulement, et sans précipitation, nous prendrons notre décision. Pas celle qui nous arrange le plus. Mais celle qui sera la meilleure possible pour notre circonscription.

Ca veut dire éviter au maximum l’arrivée d’une troisième député frontiste à l’Assemblée nationale.

Mais ça signifie également ne pas renier ses valeurs et ne pas se compromettre dans des alliances que nous n’assumerions pas car elles iraient à l’encontre de nos valeurs.

Conclusion: on reste calme, et on prend son mal en patience

C’est pourquoi je n’évoquerai plus cette histoire de recours avant que la justice ne rende effectivement cette décision (après ça devient obsessionnel et c’est mauvais pour la santé).

Mais rassurez vous, il me reste plein d’autres choses à vous raconter (genre le spectable HILLARANT auquel j’ai assisté hier à l’escapade et la belle saison qui s’y annonce; mes footing palpitants dans le bois de Florimond, en toute cohabitation pacifique avec les chasseurs, le projet « lanceur d’alerte du bassin minier » sur lequel vous en saurez bientôt plus, etc).

Et pour ceux à qui l’ambiance électrique des élections manque déjà, pas de panique, le reportage « femmes en politique, la relève », avec un bon aperçu de la campagne Héninoise, sera rediffusé le 4 novembre sur TEVA à 13h05…

Et hop, je vous quitte (temporairement) sur un petit avant goût made in « Nord Eclair »

Nord Eclair, le 13 10 2012

Nord Eclair, le 13 octobre 2012

Carnet de campagne J+1 : le soir où l’on a cru l’espace de 20 minutes à la victoire du FN…

Front National, Hénin-Beaumont, Législative 2012, Nord-PdCalais

« Ouf! »

C’est le cri de soulagement que j’espérais crier dimanche soir, car comme je l’avais expliqué lors de la conférence de presse organisée par Jean-Luc Melenchon jeudi après-midi, rien n’était gagné pour Philippe Kemel, et parce que j’étais bel et bien consciente que nous aurions à retenir notre souffle jusqu’au dernier moment, tant les choses seraient serrées…

Et bien j’avais été clairvoyante sur ce point, même si je ne m’étais vraiment pas rendue compte à quel point ce serait le cas. Et même si je n’avais pas prévu les rocambolesques rebondissements de la soirée…

Revenons sur cette soirée riche en émotions…

Le coup de massue des résultats héninois

Après une réunion avec les copains verts à 17heures pour analyser les résultats du premier tour, nous nous sommes rendus tous ensemble, à pieds , à la salle de fêtes.

Ambiance très studieuse à l’arrivée. Le dépouillement a commencé dans le bureau centralisateur.

« Tu viens de faire une voix » me crie-t’on. Un bulletin « Eelv » vient en effet d’être découvert dans une enveloppe. Ça me fait sourire, je plaisante en racontant que ça doit être quelqu’un qui s’est gourré et a voté « le trèfle » au premier tour qui voulait se rattraper. Mais ça me stresse aussi: le résultat risque d’être très serré, j’espère à ce moment là que nos 852 électeurs EELV du premier tour, y compris ceux qui n’étaient pas très partants pour voter socialiste, ont su se montrer responsables…

Très longtemps, il est quasiment impossible d’avoir une tendance dans ce bureau de vote: dans une « centaine », Marine Le Pen a 20 voix d’avance, dans l’autre c’est Kemel qui la surclasse de 5…

Puis le résultat de ce bureau de vote tombe: 55% pour Marine Le Pen. Dans le centre ville. Dans un bureau de vote qui n’est pas réputé être le plus favorable au front… Et la je me souviens que le FN y était à 42% au premier tour. L’augmentation est fulgurante. Si elle est comparable dans le reste de la circonscription, Marine le Pen est sûre d’être élue…

Les tables de dépouillement sont écartées, c’est le moment où traditionnellement, tout le monde s’avance au fond de la salle des fêtes. Le moment où un à un, le maire va égrainer les résultats des 17 autres bureaux de vote Héninois au fur et à mesure de l’arrivée de leurs présidents avec leur précieuse « feuille de résultats ».

L’ambiance se tend. Les scores de marine Le Pen sont redoutables. Elle oscille dans presque tous les bureaux de la ville autour de 55/57 %. Et les sympathisants frontistes présents dans la salle ne se privent pas de manifester leur joie très très bruyamment. Le ton monte du côté de ceux que ça agace, mais nous choisissons de nous montrer responsables et calme. Le cœur n’y est de toute manière pas…

Des bonnes nouvelles arrivent parfois. Enfin bonne nouvelle, à Henin, ça veut dire « tiens, Marine Le Pen fait moins de 50% dans ce bureau de vote là ». « Ce bureau de vote là » c’est Octave le Grand, en centre ville. Il sera rejoint par « Guy Mollet », mon bureau de vote, situé dans la ZAC. Celui où nous avons voté tous les cinq avec ma famille le matin. Celui où Kemel devance Marine Le Pen de deux petites voix… (merci Clémence pour la procuration 😉 ).

Il y a aussi les coups de massue: à Beaumont (ancien village de Beaumont-en-Artois annexé à Henin-Liétard en 1972, pour former Henin-Beaumont), Marine Le Pen dépasse les 62%. Déjà lors des législatives de 2007, elle dépassait, dans ce bureau de vote et seulement dans celui la, la barre symbolique de 50%… « on leur rend leur indépendance à ceux-là » entend-t’on dans les premiers rangs…

Vous l’aurez compris, les résultats à Hénin-Beaumont sont très mauvais. Tous nos espoirs sont désormais tournés vers les 11 autres villes de la circonscriptions, sur lesquelles on comptait depuis le début pour « éponger » les très bons scores de Marine Le Pen attendus ici.

Les mauvaises nouvelles s’enchaînent

Or les nouvelles qui nous parviennent par texto de part et d’autre sont loin d’être rassurants… Hormis les 57% de Philippe Kemel à Libercourt, Marine le Pen est loin devant à Evin et à Noyelles-Godault (ville dont le candidat centriste\ump est maire: malgré un appel clair de sa part à faire barrage au front, le report des voix est mauvais). Le front national est également devant dans 3 villes communistes sur les 4 que compte la circonscription, malgré un très bon report des voix du front de gauche.

Dans les villes sur lesquelles on « comptait » pour que le candidat socialiste reprenne de l’avance, les scores sont également décevants: seulement un peu plus de 53% à Carvin où Philippe Kemel est maire, 51 % à courtières, quelques voix d’avance à peine à Oignies et à Montigny-en-Gohelle, etc

On se le dit maintenant clairement et à voix haute: c’est cuit. Bien que voulant y croire jusqu’au dernier moment, il faut à présent se montrer lucides: il est à ce stade impossible que Philippe Kemel rattrape son retard.

La RTBF (télé belge) annonce clairement Marine Le Pen vainqueur. Mais un sondage sorti des urnes de la SOFRES l’annonce battue. Je me surprends à expliquer « la Belgique, ils nous connaissent mieux que les instituts parisiens ». On partage en effet culturellement beaucoup plus avec la Wallonie qu’avec la capitale ici. Et les résultats qui continuent de nous parvenir nous mettent dans l’incapacité de continuer de croire à une bonne surprise…

Je commence à répondre aux interview des journalistes qui me demandent de réagir à la victoire de Marine Le Pen, c’est très dur. Déjà, mes partenaires de gauche se rejettent la faute. Les socialistes expliquent que « la venue de Melenchon aura été fatale ». Les communistes « que ce sont les affaires qui ont fait leur œuvre ». Je me contente de répondre qu’on a eu affaire à henin « à un beau travail d’équipe pour en arriver là » et qu’au lieu de se rejeter la faute, il est plutôt temps de se mobiliser en vue des échéances de 2014, qui risquent d’arriver vite, très vite.

Les copains verts sont déjà partis, je dis aurevoir aux personnes que je connais car je dois me rendre à lille sur le plateau de France 3 régional.

Il est 19h56.

La minute où tout a basculé

Dehors, je retrouve les copains verts qui n’arrivent pas à décoller. Des gens expliquent qu’ils vont déménager. D’autres craignent que la situation ne dégénère dans la nuit malgré les plusieurs cars de CRS présents.

Et là, je reçois un texto de ma cousine : « Génial! », que je perçois au début comme cynique. Puis un second « félicitations ». Et twitter s’enflamme, d’un coup, me remerciant pour la campagne « qui aura finalement fait la diffrerence ».

TF1 vient d’annoncer la victoire de Philippe Kemel « de justesse ». À Hénin, c’est l’incredulité la plus totale. On les a pourtant devant nous les résultats partiels, et on ne comprend pas à ce stade comment c’est possible.

On sait aussi que seuls 86% des résultats sont arrivés à la préfecture. L’avance de 76 voix dont Kemel disposerait selon les médias, et dont on ne comprends toujours pas d’où elle sort, semble encore très juste.

Nous ne sommes plus que 30 dans la salle des fêtes. Le journaliste de la Voix du nord est revenu, lui aussi très déstabilisé. Le maire Eugène Binaisse me prend dans ses bras. Nous n’y croyions pas vraiment mais toutes les chaînes, les radios et twitter semblent être formels…

Prudente et surtout échaudée, je quitte Henin pour Lille vers 20h30, me disant que les résultats officiels tomberont pendant le trajet. Dans la rue, un vieux râleur vient me dire « vous avez perdu », le répétant plusieurs fois avec insistance. Je ne sais pas si c’est un frontiste qui n’a pas encore été mis au courant du retournement, ou quelqu’un qui croit que je suis une frontiste qui n’aurait pas encore ete mise au courant des resultats globaux de la circo car je suis souriante.

La confusion règne vraiment. Je n’ai jamais eu aussi mal au ventre de ma vie. On est tous un peu perdus.

Dans la voiture, j’ai encore au téléphone les copains verts, qui se sont réunis chez notre cheffe de file Régine Calzia pour suivre la soirée électorale télévisée, et me souhaitent bonne chance.

On apprends parallèlement l’interpellation de 6 personnes dans les rues d’Henin, pour port d’arme illégal. « Da-llas, ton univers impitoyaaaable »

J’ai également au téléphone les copains de Roubaix, très déçus par le résultat de notre seul candidat écologiste encore en lice dans le Nord-Pas-de-Calais: Slimane. Il était censé être soutenu par les socialistes mais a eu à subir une candidature dissidente du député sortant cumulard. Et il figurait sur la « liste noire » de Marine Le Pen, celle des candidats à battre en priorité.

J’apprends aussi la défaite de Nadine Morano, celle de Claude gueant. Je me réjouis. J’apprends également du siège parisien de la chocolaterie que l’on part sur une base de 18 députés EELV. Après une semaine à douter, le groupe parlementaire semble acquis, c’est une excellente nouvelle.

Douce confirmation: Marine Le Pen est battue

En arrivant au studio, je reçois la confirmation du résultat et l’explication du basculement de la tendance sur la fin: Leforest , ville dont le suppléant de Philippe Kemel est le maire, fait basculer in extremis le résultat de la circonscription.

Initialement prévue pour débattre dans le 3ème plateau, je suis avancée , et après un maquillage express, me retrouve à commenter les résultats avec le Ministre boulonnais Frederic Cuvillier, et deux UMP. J’apprends la victoire de Gérald Darmamin, collègue de Sciences Po lille, qui a été assistant parlementaire de l’homophobe Vanneste à qui il a fini par mettre la pilée au premier tour (Vanneste n’a même pas appelé à voter pour lui au second tour, c’est ce que l’on appelle avoir la rancœur tenace). Il est UMP, certes, mais je me réjouis du renouvellement auquel son élection contribue.

En pleine émission, je me retrouve confrontée à un Dupleix avec Steeve Briois, en direct de son QG d’Henin-Beaumont.

Ne manquant pas d’audace, il explique que les socialistes ont bénéficié d’un charcutage de la circonscription visant à les avantager (bah oui, tout le monde sait bien que le redécoupage d’Alain Marleix a été taillé sur mesure pour les socialistes – #LOL). Il explique également que des « milices soviétiques » (dit comme ça ca fait flipper) auraient illégalement distribué de tracts samedi matin sur le marche de méricourt. le FN annonce en direct avoir déposé un recours. Je me dis que n’aurais pas la force de mène à nouveau une campagne à l’automne si l’élection est invalidée, j’essaie de ne pas trop y penser, ce n’est pas le moment…

Reprendre une vie « normale » (ou pas)

Car pour le moment, c’est surtout la reprise d’une vie normale qui est au programme. Et ce matin, à 6h56, sous la drache en attendant le TGV, ça y ressemblait à s’y méprendre 🙂 Rencontre impromptue avec une copine de ma soeur qui va passer des oraux de concours. Yeux embrumés par une nuit trop courte. Valises à la main pour éviter les allers-retours trop fatiguants cette semaine. Dossiers à traiter dans les jours qui viennent bien en tête.

Bref, une journée normale

Sauf que dans le TGV j’ai tappé ce #CarnetDeCampagne pour mon blog

Sauf que j’ai perdu au moins 6 mois d’espérence de vie au cours de cette campagne, dont au moins 2 rien qu’hier soir

Sauf que les coups de téléphone « prise de conscience 2014 » continuent. Tout le monde jure au grand diable qu’il se rassemblera. Sauf que tant qu’on ne sait pas ni comment, ni avec qui, ni autour de qui, je reste dubitative. Ce n’est pas la première fois qu’on y pense. Pour l’instant ça n’a jamais fonctionné dans les faits. Car Hénin-Beaumont, c’est toujours beaucoup plus compliqué dans les faits 😉

Sauf que j’ai pris du Klout* (et perdu du poids) – * pour les non-geek, du klout, c’est de la tweet-influence. C’est la mesure de ta web-hypitude quoi (j’explique bien?)

Sauf qu’avant on me demandait si j’étais bien « la petite fille de Jean Tondelier » et que maintenant on demande à Jean Tondelier « s’il est bien le grand père de Marine »

Sauf que je peux plus manger de frites pendant au moins 1 mois vu que j’ai fait une overdose (oui oui c’est possible, surtout quand t’as plein de potes qui viennent filer un coup de main un jour ou deux et que quand tu leur demandes ce qu’ils veulent manger, c’est toujours le même refrain 😉 )

Bref, tout compte fait ça sera presque normal. Mais c’est déjà pas mal.

Pis de toute manière, la normalité, on s’en lasse vite 😉 #VieDeHénin-Beaumontois

Carnet de campagne #TheEnd : Dimanche 17, on vote Kemel, sans état d’âme!

Humeur, Législative 2012, Nord-PdCalais

Je n’ai pas été très bavarde cette semaine sur ce blog, je l’admets. Ni voyez aucun signe politique, simplement un manque de temps, entre la reprise du boulot lundi matin et un bon nombre de dossiers à rattraper à mon retour de mes congès/campagne , et un certain nombre d’allers-retours avec le bassin minier pour analyser la séquence avec les copains du groupe local et pour préparer activement le second tour.

Dimanche, comme cela était attendu, Marine Le Pen a fait un score qui ne peut laisser indifférent, et le « duel » pour la seconde place Kemel/Mélenchon, accompagné de ses incitations à « voter utile » contre celui des deux que l’on aimait le moins voir au second tour, a laissé peu de place aux autres candidats. Même le centriste (investi par l’UMP) Jean Urbaniak, qui a tout de même été député de la circonscription il y a quelques années, est conseiller général et maire de la ville la plus riche du coin, finit à 7%, alors qu’il aurait pu espérer 10 points de plus en d’autres circonstances.

Dans ce contexte et concurrencée par 4 autres candidats « écologistes », je fini à 1,61%, et 2,92% sur Hénin-Beaumont (avec tout de même deux bureaux à plus de 5%, celui du Karaoké et celui de Beaumont, les deux où nous avions fait le plus campagne).

Alors effectivement, il n’y a pas non plus de quoi pleurer de joie mais pour un baptême du feu, vu les circonstances et la concurrence et enfin compte tenu du mode de scrutin favorable ni aux écologistes, ni aux jeunes filles de 25 ans non cumulardes, on ne peut pas non plus parler d’échec! Et tout le monde (y compris mes concurrents / opposants) a salué la campagne que nous avons menée, donc vraiment, pas de regrets!

N’empêche que ça n’était pas une raison pour nous reposer sur nos lauriers cette semaine!

Prenant nos responsabilités, nous avons pris part à la campagne de 2ème tour cette semaine aux côtés de Philippe Kemel, le seul, une fois les autres candidats éliminés, qui était en mesure de sauver le destin de cette circonscription.

Tout d’abord, les Jeunes Ecologistes du bassin minier, crées pendant la campagne, ont distribué 2500 tracts destinés à combattre les idées reçues sur l’immigration (merci les copains vous avez assuré!).

Photo: équipe de campagne Philippe Kemel

Par ailleurs, j’ai bien sûr rédigé un petit mot d’encouragement pour la profession de foi de Philippe Kemel: « Dimanche, je voterai et vous invite a voter « Philippe Kemel ». Pour une circonscription réconciliée. Pour un deputé qui nous représentera tous sans discrimination. Pour mettre en échec l’imposture du front national. » Merci au petit plaisantin qui a choisi une photo où on dirait que je rentre du ski pour l’illustrer 😉 (pour la petite histoire, cette photo date d’un entre-deux tours, celui de la présidentielle, lorsque je m’étais jointe aux Jeunes Socialistes pour tracter pour François Hollande, eux avec leurs tracts socialistes et moi avec mes tracts écolos de second tour…)

J’ai ensuite tenu mercredi matin une conférence de presse aux côtés de Philippe Kemel et de son suppléant Christian Musial pour les assurer de mon soutien inébranlable. Après quoi nous avons improvisé une petite séance de porte à porte cité Kennedy.

Photo: équipe de campagne Philippe Kemel

Source: La Voix du Nord, Edition Lens-Hénin-Carvin

Enfin, j’ai participé hier à la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon, à laquelle il nous avait invités avec Philippe Kemel.

Photo: Christophe Blanquart

Cela m’a notamment donné l’occasion de revenir sur les réserves que j’avais pu émettre à son arrivée sur la circonscription, en expliquant qu’il avait sû les lever par sa campagne:

1. Sur le cumul: en promettant de n’être QUE député s’il était élu et en invitant ses concurrents à faire de même

2. Sur son implantation locale: en allant à la rencontre des acteurs du territoire et en montrant lors du débat télévisé qu’il avait saisi les enjeux locaux

3. Sur l’ambiance de campagne: en mettant tout en oeuvre pour que la campagne se passe au mieux.

Photo: Christophe Blanquart

Cela n’a malheureusement pas suffi évité les débordements. Mais il faut savoir évaluer la responsabilité de chacun dans le climat de psychodrame qui a pu être à certains moments celui de la campagne sur la circonscription 62-11. C’est bien Marine Le Pen qui a instrumentalisé, comme elle instrumentalise toutes les difficultés de notre territoire, la venue de Jean-Luc Mélenchon, notamment avec son faux tract.

A ceux qui répondent qu’il l’a cherché en venant s’affronter à elle, je réponds que Jean-Luc Mélenchon n’a pas à s’excuser d’être venu. Ni à être rendu responsable de ces transgressions du code électoral, transmis par l’équipe de campagne frontiste en son âme et conscience.

J’en profite pour saluer la campagne des militants du Front de Gauche, pour qui la soirée de dimanche soir a été un coup dur. J’étais avec eux Place Wagon à Hénin-Beaumont à la sortie des résultats à la Salle des fêtes, et je me suis associée à leur tristesse car il était tout simplement humainement difficile de faire autrement en ressentant l’émotion de beaucoup d’entre eux. Tout comme la déception des militants socialistes m’aurait émue dans le cas inverse d’ailleurs…

Photo: Christophe Blanquart

Bref, cette conférence de presse était utile. Elle a permis de remettre les pendules à l’heure et de montrer l’union des candidats de gauche à la veille d’un second tour crucial pour le territoire. Pour cette circonscription au bord de la crise de nerf, qui dimanche ne doit pas exploser.

Habitante d’Hénin-Beaumont, habitante du bassin minier, je ne supporterais pas que notre territoire devienne le laboratoire du front national.

Voilà. Reste à retenir son souffle jusque dimanche soir. Et à souhaiter bon courage à tous les copains EELV présents ailleurs au second tour auxquels on pense tous beaucoup. Et notamment à Slimane Tir pour le beau combat qu’il mène à Roubaix. Mais je pense aussi à mes ami-e-s Barbara Pompili à Amiens, Christophe Rossignol à Amboise, Denis Baupin à Paris, Eva Sas à Savigny, etc. Et à ceux qui auraient dû y être: Philippe Meirieu, Magali Delval, etc.

Aller, j’arrête, mes collègues m’attendent pour le match de foot et il paraît que j’ai déjà raté deux buts (« bon c’est pas compliqué, tu dis qu’il faut voter Philippe Kemel, tout le monde l’a compris de toute manière » me glisse-t’on à l’oreillette). Je ne suis pas si sure que ce soir aussi simple. Mais je compte sur une grande mobilisation républicaine dimanche pour qu’ils croient qu’ils avaient raison 😉


Parce qu’on ne pourra pas dire que l’on n’a pas donné le maximum!

Front National, Hénin-Beaumont, Législative 2012

Ca y est, nous sommes à quelques heures du premier tour des élections législatives.  Et ce billet de blog sera le dernier de cette campagne pour le premier tour, qui fut pour nous un moment certes épuisant, mais surtout inoubliable et exaltant.

Faire un gros score est souvent compliqué pour les écologistes à ce type de scrutin, qui il est vrai favorise souvent les notables, déjà élus, et cumulards… Mais c’est la vie. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, si c’était la facilité que je recherchais, je ne serai ni écologiste, ni candidate aux législatives, et encore moins sur cette circonscription!

Bref, quoi qu’il en soit, on aura fait tout ce que l’on pouvait, avec les moyens du bord et grâce à l’aide des copains.

Tout à l’heure, alors qu’on avait rempli un sac à dos de tous les tracts trainant dans le garage pour aller les boiter à Beaumont avec Marie-Claude, on repensait à ces quelques semaines de campagne en se disant que franchement, on pouvait être fiers de nous!

Face à deux poids lourds ex présidentiables et à une machine de campagne socialiste sans commune mesure avec nos moyens écolos, nous avons tout de même réussi à percer sur le fond avec trois tribunes:

1. La première dénonçant l’instrumentalisation d’Hénin-Beaumont par le front national

2. La seconde faisant le point sur nos objectifs à l’annonce de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon dans la circonscription

3. La troisième, cosignée avec Jean-Francois Caron, intitulée Marine Le Pen et  Jean-Luc Mélenchon: un petit tour, et après?

Le débat organisé par France 3 régional samedi 2 juin nous a aussi donné l’occasion de mettre en avant le dynamisme de nos idées et la fraicheur de nos positions, saluées par Jean-Luc Mélenchon en personne, et dont vous êtes nombreux à être venu nous reparler sur les marchés depuis. Je vous remercie pour votre soutien!

Au cours de cette campagne, nous avons également insisté sur l’emploi, avec des propositions concrètes en la matière pour le bassin minier.

Nous avons utilisé tous les supports à notre disposition, en vous préparant des tracts vous exposant notre état d’esprit et nos propositions. Mais également en diffusant 4 vidéos de campagne.

De nos « remèdes pour vitaminer le bassin minier » à ma candidature « verte mais mure pour le combat », notre campagne a également été suivie avec beaucoup d’attention par la presse .

Mais finalement, malgré tout cela, les sondages ne décollent pas. Parce que c’est le duel « Le Pen / Mélenchon » qui focalise l’attention, au détriment des problèmes de fond. Et parce que le parti socialiste, comme à l’occasion des élections présidentielles, exerce une forte pression au « vote utile ».

Alors laissez-moi vous dire une chose:

tous les votes sont utiles

Au second tour, nous serons tous rassemblés autour du candidat le mieux placé au premier tour pour battre Marine le Pen au second tour. Comptez sur moi pour mener ce combat quel que soit le candidat qu’il faudra soutenir pour cela. Mon engagement dans la lutte contre l’extrême droite est sans faille et nous serons de la bataille du second tour comme nous l’avons toujours été lors des élections précédentes.

Mais dimanche, c’est à vous de choisir. Non pas sous la pression du vote utile, mais par l’intuition du vote du coeur.

Dimanche 10 juin, c’est à l’image que vous souhaitez donner de votre territoire qu’il vous faudra penser.
Et quoi de plus enthousiasmant qu’une progression du vote écolo, qui reflèterai un territoire tourné vers l’avenir, près à se métamorphoser et à éclore?

Car je vous l’ai répété au cours de cette campagne et que j’en suis convaincue: l’avenir du bassin minier n’est pas noir . Mais il n’est pas rose non plus. Ni rouge.  Notre avenir, souhaitons le, il est vert! (et un peu sang et or quand même).

Bref, le bulletin que je vous invite à glisser dans l’urne ce dimanche, c’est bien celui-ci!

Mes engagements de candidate auprès de la société civile

Hénin-Beaumont, Législative 2012

Lorsque l’on est candidat aux législatives, on est sollicités par beaucoup d’associations et de citoyens.

Pour que mes prises de position auprès des uns et des autres soient très transparentes, voici la liste des soutiens apportés et de mes différentes positions prises depuis le début de cette campagne législative:

1) Je suis signataire de la charte éthique d’Anticor, association anticorruption qui propose à tous les candidats républicains de s’engager publiquement en matière d’éthique.

2) Je soutiens le Contrat social pour une nouvelle politique du Logement de la fondation Abbé Pierre et de ses partenaires pour lutter contre la crise du logement et je m’engage à influer sur les grandes décisions qui seront prises dans les mois et les années à venir pour en venir à bout.

3) J’ai signé le Pacte du logiciel libre pour promouvoir et défendre les libertés numériques.

4) Je soutiens le Pacte pour l’égalité pour instaurer une vraie égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

5) J’ai répondu au questionnaire de l’Inter-LGBT et du collectif Egalité LGBT 2012 qui demande aux candidats de prendre position sur les mesures défendues par les collectifs pour une égalité des droits quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre ainsi qu’une réelle volonté de lutter contre les discriminations.

6) J’ai répondu aux sollicitations du Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), des Amis de la Terre, d’Agir pour l’Environnement et du Réseau Action Climat – France – sur la problématique des déchets en France.

7) J’ai pris position en faveur de la politique d’immigration pour la France défendue par la Cimade, le collectif fraternité migrants, l’auberge des migrants, la marmite aux idées, Itinérance, Terre d’errance, la belle étoile, Salam et le collectif Rroms bassin minier.