L'observatoire des reculs environnementaux

Le mardi 21 avril 2026, Marine Tondelier a annoncé la mise en place de son Conseil scientifique de campagne, réunissant des chercheur·euses et expert·es pour enrichir et renforcer son projet présidentiel. Ce Conseil scientifique supervisera notamment un observatoire des reculs environnementaux.

Il est présidé par Cédric Villani, et déjà fort d’une dizaine de membres, dont Yamina Saheb, spécialiste des politiques énergétiques et des questions de sobriété, contributrice des travaux du GIEC, et Pierre-Henri Gouyon, biologiste spécialiste de biodiversité, contributeur des travaux de l’IPBES.

Supervisant les travaux d’un groupe support d’experts et de scientifiques, les missions du Conseil scientifique seront les suivantes :

  • alimenter les productions programmatiques de la candidate et apporter une expertise rigoureuse au service d’une écologie de gouvernement, capable de répondre aux urgences climatiques, sociales, démocratiques et économiques de notre époque ;

  • tisser des liens entre la campagne et les mondes intellectuels, universitaires, associatifs et citoyens engagés dans la transition ;

  • expertiser les programmes des autres candidatures.

Le Conseil scientifique sera également chargé de piloter un observatoire des reculs environnementaux, dont les objectifs sont :

  • analyser les renoncements des gouvernements de ces dernières années, mais aussi de certains exécutifs locaux, et leurs conséquences concrètes, à court et long terme,  sur la santé, le pouvoir d’achat, la biodiversité, l’économie ou encore la souveraineté ;

  • mettre en perspective des alternatives écologistes et leurs bénéfices.

L’entreprise de démolition contre l’environnement menée par le parti présidentiel, la droite et l’extrême droite à l’Assemblée nationale ces 18 derniers mois est emblématique d’une régression inquiétante : au nom d’intérêts privés, les avis scientifiques ont été ignorés comme rarement, et la santé, le bien-être de la population, la préservation de nos conditions de vie ont été sacrifiés.

La rarissime prise de position de chercheur·euses, dans la très prestigieuse revue scientifique Science,  contre la loi Duplomb, illustre bien le paradoxe de cette époque.

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