Ces inondations historiques dont personne ne parle
Pendant que l'extrême droite dicte l'agenda politico-médiatique, vous avez remarqué qu'on ne parle pas des inondations HISTORIQUES que la France vient de vivre ?
37 jours de pluie consécutifs : c'est un RECORD absolu.
Plusieurs personnes sont mortes. Beaucoup ont perdu leur maison et ont vu toute une vie balayée en quelques heures.
Dans une actualité qui les invisibilise complètement, je veux avoir une pensée pour les victimes de ces terribles intempéries.
J'étais cette semaine dans le sud-ouest, où j'ai pu constater l'étendue considérable des dégâts. Pour les populations d'abord, mais pour la faune aussi.
Vous savez que des milliers d’oiseaux sont morts à bout de force le long des côtes de l'Atlantique à cause de la puissance des tempêtes ?
J'ai vu de mes yeux des dizaines de macareux échoués sur les plages de l'Atlantique, morts d'épuisements en essayant de résister aux vents. C'est un spectacle de désolation choquant dont il faut parler.
Dans l'ombre, des bénévoles courageux d'associations de protection de la faune essaient de sauver un maximum de ces oiseaux. J'en ai rencontré : ils ont besoin de notre aide !
Bref, ces inondations sont catastrophiques, et elles vont devenir plus violentes en raison du dérèglement climatique.
Mais ce ne sont pas des catastrophes naturelles. Ce sont des catastrophes humaines.
Les conséquences de ces inondations sont aggravées par la manière dont beaucoup ont pensé et pensent encore nos villes.
Voilà pourquoi nous nous battons contre l’artificialisation des sols. Parce qu’ils doivent être perméables en absorbant l’eau.
Et c’est aussi un enjeu pour nos agriculteurs, qui sont comme toujours les premiers touchés par ces inondations, avec des champs complètement inondés et ravagés.
Alors que s’ouvre le Salon de l’Agriculture, est-ce qu’on veut continuer de défendre une agriculture qui supprime les haies, les fossés et les zones humides ?
Une fois qu’on a dit ça, qu’est-ce qu’on fait ?
Spoiler : l’adaptation ne va pas suffire.
Donc on n’abandonne pas l’objectif de réduction des émissions, car chaque dixième de degré va compter pour diminuer les impacts de plus en plus concrets du réchauffement climatique sur nous et les générations à venir.
Mais oui, il faut aussi adapter les territoires où les risques ont été très souvent négligés. Le règne des maires qui bétonnent à outrance, ce n’est plus possible. Car cette bétonisation mène aux désastres que l’on voit.
Les maires écologistes ont compris ça. Ils anticipent les risques en repensant l’aménagement des communes et donc en végétalisant pour permettre à l’eau de ne pas ruisseler.
Comme souvent, je sais que nous serons copiés par d’autres. Et je le souhaite : il en va de notre sécurité.
Un mot à la mode, mais dont on ne parle bizarrement jamais sous cet angle.
Marine