Vague de chaleur, congé climatique et rencontre avec Yolanda Díaz

On vit la vague de chaleur la plus précoce de notre HISTOIRE.

En plein mois de mai, on frôle déjà les seuils de canicule.

Est-ce qu'on réalise bien ce qu'on est en train de vivre ?

On va exploser des records en dépassant les 35 degrés pendant plusieurs jours. C'est du jamais vu à cette période.

À un moment où les élèves s'apprêtent à passer leurs épreuves, je leur souhaite vraiment bon courage, ainsi qu'à l'ensemble du corps enseignant.

Comme beaucoup d'autres corps de métier, ce dernier va devoir travailler dans des conditions de chaleur insupportables.

Quand j'ai proposé de mettre en place un congé climatique il y a quelques semaines, beaucoup d'éditorialistes de droite et d'extrême droite ont ricané.

Comme leur studio est climatisé, je ne doute pas qu'ils vont continuer.

Pour ma part, je pense à tous·tes les travailleuses et travailleurs dont le gagne-pain risque de mettre la santé en danger dans les prochains jours.

Personne ne devrait vivre cela, et c'est la raison pour laquelle je vais continuer à défendre ce congé climatique dans la campagne présidentielle.

Et la bonne nouvelle, c'est que c'est possible : l'Espagne l'a fait. Je rentre de Madrid, où j'ai rencontré la ministre du Travail Yolanda Díaz, qui a une vraie sensibilité écologiste et a porté cette mesure.

On a discuté de la façon dont elle a réussi à mettre en place ce congé climatique pour protéger notamment les travailleurs·euses des grosses chaleurs et des catastrophes climatiques après que plusieurs d’entre elles/eux aient péri sur leur lieu de travail ou en allant travailler.

Elle m'a proposé de venir très prochainement en France m’aider à travailler sur cette mesure en organisant notamment des réunions avec les syndicats.

Parce que face à ces événements climatiques extrêmes de plus en plus précoces, nous refusons l'inaction.

À suivre.

Suivant
Suivant

Retour de Cannes : Vincent Bolloré veut réduire au silence le cinéma français