Épisode 8 - Le train de nuit

Le train de nuit mérite mieux que le sort qu’on lui réserve aujourd’hui !

Pendant des années, il a disparu. Et pourtant, partout en France, des citoyens se sont mobilisés pour le défendre, parfois en pyjama sur les quais pour demander son retour.

Ce combat, porté notamment par Les Écologistes, a permis de sauver quelques lignes.

Mais soyons clairs : on est encore très loin du compte.

Et pourtant, il suffit de l’emprunter pour l’adopter. J’adore le train de nuit. Je l’ai encore pris récemment pour aller faire campagne dans le sud pendant les municipales : 16 heures de trajet au total. Ça peut paraitre long, mais c’est une autre façon de voyager. On renonce à la course à la vitesse et à la performance, on regarde les paysages défiler, on traverse la France autrement, on ralentit un peu. On redonne du sens au voyage.

Aujourd’hui, les trains de nuit sont rares, et surtout ultra-centralisés autour de Paris. C’est absurde. Il fut un temps où l’on pouvait traverser le pays directement depuis des villes comme Douai, sans correspondance, simplement, efficacement.

Pendant ce temps, l’avion continue de profiter d’un soutien public massif. Un non-sens total à l’heure où l’urgence climatique impose de repenser nos modes de transport.

Oui, il y a eu des avancées : la réouverture de certaines lignes nationales et le lancement de liaisons internationales. Mais rien de solide, rien de garanti. Dans le budget 2026, des propositions écologistes de la sénatrice Mathilde Ollivier et de la députée Marie Pochon visaient justement à soutenir ces lignes. Elles ont été balayées.

Résultat : certaines liaisons survivent difficilement, d’autres sont menacées, comme Paris-Berlin, qui continue, mais reprise par le privé, et Paris-Vienne qui reste sans solution pérenne à l’heure actuelle.

Et en face, les modes de transport les plus polluants continuent leur expansion.

Le plus fou dans tout ça ? Les trains de nuit sont pleins. La preuve qu’ils répondent à une attente forte et qu’ils ont toute leur place aujourd’hui et à l’avenir.

Développer le train de nuit, ce n’est pas seulement une question de nostalgie.

C’est un choix politique, écologique et concret pour réduire nos émissions et offrir des alternatives accessibles.

Alors oui, il va falloir continuer à se battre !

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