Épisode 7 - Une ligne contre la solitude

La santé mentale, c’est un sujet majeur.

Et pourtant, on continue trop souvent de regarder ailleurs.

On pense encore que la solitude touche surtout les personnes âgées. C’est faux.

Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui sont les plus concernés. Études, précarité, entrée dans la vie active, tout est plus dur, plus instable, plus isolant.

Mais face à cela, il existe des dispositifs essentiels. Nightline en fait partie.

Le principe est simple : tous les soirs, de 21h à 2h30, des bénévoles formés répondent. Par téléphone ou par chat.

Et d’ailleurs, 80% des personnes choisissent d’écrire plutôt que de parler.

Parce que ce n’est pas toujours facile de se confier à voix haute, parce qu’on veut de la discrétion, parce qu’on ne sait pas par où commencer.

Mais au bout du fil ou de l’écran, il y a quelqu’un. Quelqu’un qui écoute vraiment. Pas pour juger, pas pour donner des leçons, juste pour être là, orienter, accompagner. Et ça change tout.

Ces bénévoles sont formés, engagés, et tiennent un rôle absolument crucial. Ils font partie de celles et ceux qui chaque jour maintiennent un peu de lien, un peu d’humanité.

Parce que non, vous n’êtes pas seul·es.

Vous pouvez vous sentir seul·es mais vous ne l’êtes pas. Alors si ça ne va pas, appelez, écrivez, faites ce premier pas.

Mais comme beaucoup d’initiatives de ce type, Nightline dépend aussi de financements publics. Et aujourd’hui, ces derniers ne sont jamais assurés.

Ici encore, l’incertitude plane sur des dispositifs pourtant indispensables. On ne peut pas continuer comme ça. On ne peut pas fragiliser ce qui aide, ce qui soutient, ce qui soigne.

Alors à toutes celles et ceux qui tiennent, qui écoutent, qui répondent chaque soir : merci.

Et à vous qui en avez besoin : tenez bon, nous arrivons.

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